Le lavash est un pain traditionnel fin qui fait partie intégrante de la cuisine arménienne. Sa préparation est effectuée par un petit groupe de femmes et demande beaucoup d’efforts, de coordination, de l’expérience et un savoir-faire spécifique. La pâte, simplement composée de farine de blé et d’eau, est pétrie puis divisée en boules, qui sont ensuite étalées en fines couches puis étirées sur un moule ovale spécial ressemblant à un traversin ; celui-ci est ensuite appliqué contre la paroi du four traditionnel en argile, de forme conique. Trente secondes à une minute plus tard, le pain cuit est décollé de la paroi du four. Le lavash est fréquemment servi enroulé autour de fromages locaux, de légumes ou de viandes, et peut se conserver jusqu’à six mois. Il exerce une fonction rituelle lors des mariages, où il est placé sur les épaules des jeunes mariés afin de leur souhaiter fertilité et prospérité. Le travail collectif de la préparation du lavash renforce les liens familiaux, communautaires et sociaux. Les jeunes filles aident à préparer le lavash, devenant de plus en plus impliquées à mesure qu’elles gagnent en expérience…(…)Lire la suiteLe lavash
Pantopique : 02-espace
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Au cœur de l’éthiopie, dans une région montagneuse, les onze églises monolithes médiévales de cette « nouvelle Jérusalem » du XIIIe siècle ont été creusées et taillées à même le roc près d’un village traditionnel aux maisons rondes. Lalibela est un haut lieu du christianisme éthiopien, lieu de pèlerinage et de dévotions.Lire la suiteÉglises creusées dans le roc de Lalibela
Le Réseau des lacs du Kenya dans la vallée du Grand Rift comprend trois lacs interconnectés et peu profonds (Lac Bogoria, lac Nakuru et Lac Elementaita) qui se trouvent dans la province de la Rift Valley au Kenya. Sa superficie est de 32 034 hectares. Le bien héberge 13 espèces d’oiseaux menacées au plan mondial et la diversité des espèces d’oiseaux est une des plus élevées au monde. C’est le plus important site de nourrissage de la planète pour les flamants nains et un important site de nidification et de nourrissage pour les pélicans blancs. On y trouve aussi des populations de bonne taille de mammifères, dont le rhinocéros noir, la girafe de Rothschild, le grand koudou, le lion, le guépard et le lycaon. Le site se prête particulièrement bien à des études sur des processus écologiques particulièrement importants.Lire la suiteRéseau des lacs du Kenya dans la vallée du Grand Rift
L’opéra Kun Qu s’est développé sous la dynastie Ming (du quatorzième au dix-septième siècle) dans la ville de Kunshan située dans la région de Suzhou, dans le sud-est de la Chine. Plongeant ses racines dans le théâtre populaire, le répertoire de chants s’est peu à peu imposé comme un art dramatique majeur. Le Kun Qu est l’une des formes les plus anciennes d’opéra chinois encore représentées aujourd’hui. Il se caractérise par sa structure dynamique et sa mélodie (kunqiang). Des pièces comme Le pavillon aux pivoines ou Le palais de la longue vie sont devenues des classiques du répertoire. Cet art associe chant, narration et un système complexe de techniques chorégraphiques, d’acrobaties et de gestuelles symboliques. Les rôles sont distribués en jeune premier, en rôle féminin principal, en vieil homme et en divers rôles comiques, tous vêtus de costumes traditionnels (…) Réputé pour la virtuosité de ses schémas rythmiques (changqiang), l’opéra Kun Qu a eu une influence prépondérante sur des formes plus récentes d’opéra chinois, comme ceux de Sichuan ou de Pékin…(…)Lire la suiteL’opéra Kun Qu
Kulangsu est une petite île située dans l’estuaire du fleuve Chiu-lung, à proximité de la ville de Xiamen. Avec l’ouverture de Xiamen comme port de commerce en 1843 et la désignation de Kulangsu comme établissement international en 1903, cette île des côtes sud de l’empire chinois est soudain devenue une importante fenêtre d’échanges sino-étrangers. Kulangsu est un exemple exceptionnel de la fusion culturelle née de ces échanges, qui reste lisible dans son tissu urbain. Différents styles architecturaux s’y mêlent, notamment le style traditionnel du sud du Fujian, le style occidental néo-classique ou le style colonial à véranda. Le témoignage le plus exceptionnel de la fusion des diverses influences stylistiques est un mouvement architectural nouveau : le style Amoy Deco, synthèse entre le style moderniste du début du XXe siècle et le style Art déco.Lire la suiteKulangsu, un établissement historique international
Koutammakou, le pays des Batammariba
Ce bien est une extension du paysage de Koutammakou, dans le nord-est du Togo (inscrit en 2004), où vivent les Batammariba. L’extension du site se trouve dans le Bénin voisin et se caractérise par un aménagement du territoire original dû aux Batammariba, dont l’habitat est appelé takienta (sikien au pluriel). Bosquets, sources et rochers sacrés, collines aménagées en terrasse et réseaux de murets de rétention d’eau, forêts et espèces végétales utilisées dans la construction des sikien, associés aux rituels et croyances des Batammariba, composent également ce paysage culturel.Lire la suiteKoutammakou, le pays des Batammariba
Le kimjang, préparation et partage du kimchi en Corée du sud
[coréen : kimjang ou gimjang 김장 | kimchi 김치 沈菜]
Kimchi est le nom coréen donné aux légumes conservés, assaisonnés d’épices et de produits de la mer fermentés. Il constitue un élément essentiel du repas coréen pour toutes les classes sociales et dans toutes les régions. La pratique collective du kimjang réaffirme l’identité coréenne et offre une bonne occasion de renforcer la coopération familiale. Le kimjang rappelle aussi à de nombreux Coréens que les communautés humaines doivent vivre en harmonie avec la nature. Sa préparation suit un cycle annuel. Au printemps, les ménages se procurent des crevettes, des anchois et d’autres produits de la mer qu’ils mettent dans la saumure et font fermenter. En été, ils achètent du sel de mer pour la saumure. À la fin de l’été, ils font sécher des piments rouges et les réduisent en poudre. La fin de l’automne correspond à la saison du kimjang, moment où les communautés préparent collectivement de grandes quantités de kimchi et les partagent de façon à ce que chaque foyer ait suffisamment de nourriture pour affronter le long et rigoureux hiver… (…)Lire la suiteLe kimjang, préparation et partage du kimchi en Corée du sud
L’art mongol du chant Khoomei, ou choeur Hooliin (chant de gorge ou harmonique), est un style de chant qui consiste à produire une harmonie composée de divers types de voix, dont un bourdon grave produit avec la gorge. Ce chant peut se pratiquer seul ou en groupe. Le chant Khoomei est pratiqué actuellement au sein des communautés mongoles de plusieurs pays, en particulier en Mongolie intérieure (nord de la Chine), en Mongolie occidentale et dans la République des Touva (Russie). Traditionnellement exécuté lors de cérémonies rituelles, il est à la fois chant de respect et de louange à la nature, aux ancêtres du peuple mongol et aux grands héros. Il s’agit d’une forme réservée aux événements spéciaux et aux activités de groupe, tels que les courses de chevaux, les tournois de tir à l’arc et de lutte, les grands banquets et les rites sacrificiels. Le moment choisi pour chanter et l’ordre des chants sont souvent réglés de façon très stricte… (…)Lire la suiteL’art mongol du chant Khoomei
La région du Karst de Chine du Sud représente l’un des plus spectaculaires exemples de paysages de karst humide tropical et subtropical. Ce site en série, réparti entre les provinces de Guizhou, Guangxi, Yunnan et Chongqing, s’étend sur une superficie de 97 125 ha. Il comprend les formes de reliefs karstiques les plus représentatives, notamment le karst à tourelles, le karst à pitons et le karst à pinacles ainsi que d’autres caractéristiques spectaculaires telles que des ponts naturels, des gorges et de vastes grottes. Les forêts de pierre de Shilin sont considérées comme des phénomènes naturels extraordinaires et de véritables références mondiales. Le karst à pitons et à tourelles de Libo, lui aussi considéré comme le site-référence mondial pour ce type de karst, offre un paysage très particulier d’une grande beauté. Le karst de Wulong a été inscrit pour ses dolines géantes, ses ponts naturels et ses cavernes.Lire la suiteKarst de Chine du Sud
Le Kabary malagasy, art oratoire malagasy
Le kabary malagasy est un discours poétisé déclamé devant un public. Il est très structuré et se compose de proverbes, de maximes, de figures rhétoriques et de jeux de mots. Ce style oratoire rituel était à l’origine utilisé par les dirigeants pour informer la communauté des événements de la vie sociale et des décisions administratives. Avec le temps, il a commencé à être utilisé par les communautés pour communiquer et a fait son apparition dans le cadre d’événements sociaux. Il est ainsi devenu indissociable de la vie sociale à Madagascar, que ce soit durant les festivités, les funérailles, les cérémonies officielles et les manifestations populaires. Sa fonction consiste à exprimer des valeurs et des pensées qui donnent une signification collective aux faits matériels. Dans la pratique, le kabary malagasy se déroule comme un dialogue conventionnel qui met en scène en général deux orateurs ou mpikabary, devant une assemblée. Il peut durer plusieurs heures, mais dans certaines circonstances (par exemple pendant des funérailles), sa structure est simplifiée et il ne dure alors qu’une dizaine de minutes…(…)Lire la suiteLe Kabary malagasy, art oratoire malagasy
Grottes et l’art de la période glaciaire dans le Jura souabe
[allemand : Höhlen und Eiszeitkunst der Schwäbischen Alb]
Les premiers humains modernes sont arrivés en Europe il y a 43 000 ans, pendant la dernière période glaciaire. L’un de leurs lieux d’établissement fut le Jura souabe, dans le sud de l’Allemagne. Six grottes, fouillées depuis les années 1860, ont révélé des vestiges vieux de 43 000 à 33 000 ans. Des figurines sculptées d’animaux (y compris des lions des cavernes, mammouths, chevaux et bovidés), des instruments de musique et des objets de parure personnelle y ont notamment été trouvés. D’autres figurines représentent des créatures mi-animales, mi-humaines, et une statuette de femme a été retrouvée. Ces sites archéologiques témoignent d’un art figuratif parmi les plus anciens au monde, et contribuent à éclairer les origines du développement artistique humain.Lire la suiteGrottes et l’art de la période glaciaire dans le Jura souabe
La technique des cloisons étanches des jonques chinoises
[chin. 中国帆船的水密隔舱技术 Zhōngguó fānchuán de shuǐmì gé cāng jìshù]
Développée dans la province du Fujian, dans le sud de la Chine, la technique des cloisons étanches des jonques chinoises permet la construction de navires de haute mer à cloisons étanches. Si un ou deux caissons sont accidentellement endommagés en cours de navigation, l’eau ne pénétrera pas dans les autres caissons et le navire restera à flot. Les jonques sont principalement fabriquées en bois de camphre, de pin et de sapin, et assemblées à l’aide d’outils de menuisier traditionnels. Elles sont construites en appliquant les technologies de base que sont l’assemblage de planches feuillées et le calfatage des joints entre les planches à l’aide d’étoupe, de chaux et d’huile de tung. La construction est dirigée par un maître artisan qui supervise un grand nombre d’artisans travaillant en étroite coordination. Les communautés locales participent en organisant des cérémonies solennelles de prière pour la paix et la sécurité pendant la construction et avant le lancement du navire achevé. L’expérience et les méthodes de travail relatives à la technique des cloisons étanches se transmettent oralement du maître aux apprentis…(…)Lire la suiteLa technique des cloisons étanches des jonques chinoises
Région d’intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou
[chin. 九寨沟风景名胜区 Jiǔzhàigōu fēngjǐng míngshèngqū]
S’étendant sur une superficie de 72 000 ha dans le nord de la province du Sichuan, la vallée de Jiuzhaigou, extrêmement accidentée, culmine à plus de 4 800 m d’altitude et comprend de ce fait une série d’écosystèmes forestiers très variés. Ses superbes paysages se caractérisent notamment par un chapelet de cônes karstiques étroits et des chutes d’eau spectaculaires. La vallée abrite, en outre, quelque 140 espèces d’oiseaux, ainsi qu’un certain nombre d’espèces végétales et animales menacées, dont le panda géant et le takin du Sichuan.Lire la suiteRégion d’intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou
Paysage culturel des forêts anciennes de théiers de la montagne Jingmai à Pu’er
[chin. 普洱景迈山古茶林文化景观 Pǔ'ěr jǐng mài shān gǔ chá lín wénhuà jǐngguān]
Situé dans la montagne Jingmai dans le sud-ouest de la Chine, ce paysage culturel a été façonné sur une période de mille ans par les Blang et les Dai, selon des pratiques qui remontent au Xe siècle. Le bien consiste en une zone de production de thé composée de villages traditionnels situés dans d’anciens théiers entourés de forêts et de plantations de thé. La culture traditionnelle de théiers anciens en sous-bois est une méthode qui répond aux conditions spécifiques de l’écosystème montagneux et du climat de mousson subtropical, associée à un système de gouvernance assuré par les communautés autochtones. Les cérémonies et festivités traditionnelles sont liées à la croyance aux Ancêtres du thé, selon laquelle des esprits vivent dans les plantations de thé ainsi que dans la faune et la flore locales, croyance qui est au cœur de cette tradition culturelle.Lire la suitePaysage culturel des forêts anciennes de théiers de la montagne Jingmai à Pu’er
Vieille ville de Jérusalem et ses remparts
[hébreu : העיר העתיקה, Ha'Ir Ha'Atiqah ; arabe : البلدة القديمة, al-Balda al-Qadimah ; arménien : Հին Քաղաք, Hin Kaghak]
Ville sainte du judaïsme, du christianisme et de l’islam, Jérusalem a toujours eu une valeur symbolique. Parmi ses 220 monuments historiques, se détache le formidable Dôme du Rocher, construit au VIIe siècle et décoré de beaux motifs géométriques et floraux. Il est reconnu par les trois religions comme le lieu du sacrifice d’Abraham. Le mur des Lamentations sert de limite aux quartiers des différentes communautés religieuses, tandis que la Rotonde de la Résurrection abrite le tombeau du Christ.Lire la suiteVieille ville de Jérusalem et ses remparts
Ancien Jéricho/Tell es-Sultan
[arabe : Jéricho أريحا / Tell es-Sultan السلطان | hébreu : יְרִיחוֹ Jéricho]
Situé dans la vallée du Jourdain, le bien proposé pour inscription est un tell, ou monticule, de forme ovale, qui recèle les gisements préhistoriques d’activités humaines et comprend la source voisine pérenne d’Aïn es-Sultan. Un établissement permanent s’y forma entre le IXe et le VIIIe millénaire avant notre ère, mettant à profit la fertilité du sol de l’oasis et un accès facile à l’eau. Des crânes et des statues témoignent de pratiques cultuelles parmi les populations du Néolithique qui vivaient là, et le matériel archéologique du début de l’âge du Bronze comporte des traces de l’urbanisme. Les vestiges de l’âge du Bronze moyen révèlent la présence d’une grande cité-État cananéenne occupée par une population socialement complexe.Lire la suiteAncien Jéricho/Tell es-Sultan
Ce jardin botanique, qui se trouve au cœur de la ville de Singapour, montre l’évolution d’un jardin botanique tropical britannique à caractère colonial, en un jardin botanique moderne de premier ordre, une institution scientifique et un lieu de conservation et d’éducation. Ce paysage culturel comprend une grande variété d’éléments paysagers, de plantations et d’édifices historiques, qui témoignent des transformations du lieu depuis sa création en 1859. Depuis 1875, il est un centre important pour la science, la recherche et la conservation des végétaux en Asie du Sud-Est, notamment en ce qui concerne la culture de l’hévéa.Lire la suiteJardins botaniques de Singapour
Célébrée durant une bonne partie de l’histoire chinoise dans l’art et la littérature (par exemple dans le style shanshui « montagne et eau », milieu du XVIe siècle), Huangshan, la plus belle montagne de Chine, exerce toujours la même fascination sur les visiteurs, les poètes, les peintres et les photographes d’aujourd’hui venus en pèlerinage dans ce lieu enchanteur, connu pour son paysage grandiose composé de nombreux rochers et pics granitiques émergeant d’une mer de nuages.Lire la suiteMont Huangshan
Le chant et la danse du tambour des Inuits
[inuktitut - tambour : kilaut, kilain ou qilaut ᕿᓚᐅᑦ]
Le chant et la danse du tambour constituent une forme indigène traditionnelle autochtone de musique et d’expression artistique inuit au Groenland. Le chant et la danse du tambour sont souvent exécutés durant les fêtes nationales, les célébrations et autres évènements sociaux, par une personne seule ou un groupe. Un seul danseur du tambour peut également être accompagné d’un chœur. Pendant une danse du tambour, le danseur ou la danseuse fléchit légèrement les genoux pour se pencher en avant. Le tambour, ou qilaat, est soulevé et rabaissé dans différentes directions, tandis qu’un bâton en os ou en bois permet de frapper le cadre du tambour en rythme afin de produire une percussion au son sec et résonnant. Le chant du tambour est une narration lyrique fournissant un accompagnement mélodieux au rythme monotone du tambour. Les chants du tambour traitent généralement des expériences et activités de la vie quotidienne au Groenland, ainsi que d’autres sujets généraux comme l’amour, l’attente, l’humour et la chasse… (…)Lire la suiteLe chant et la danse du tambour des Inuits
Région d’intérêt panoramique et historique de Huanglong
[chin. 黄龙风景名胜区 Huánglóng fēngjǐng míngshèngqū]
Dans le nord-ouest de la province du Sichuan, la région de Huanglong comprend des sommets couverts de neiges éternelles et le glacier chinois situé le plus à l’est. À ses paysages de montagne s’ajoutent des écosystèmes forestiers très variés, associés à des formations karstiques spectaculaires, des chutes d’eau et des sources d’eau chaude. La région abrite un certain nombre d’espèces animales menacées, dont le panda géant et le singe doré à nez camus du Sichuan.Lire la suiteRégion d’intérêt panoramique et historique de Huanglong






















