À Vevey, en Suisse, il existe une tradition qui célèbre le travail des vignerons de la communauté et à laquelle participent non seulement des professionnels mais aussi des membres du public et des artistes locaux. D’abord simple parade, la Fête des Vignerons compte aujourd’hui 15 représentations sur trois semaines et plus de 5 000 figurants. Organisée tous les vingt ans, chaque fête repose sur la recréation de thèmes traditionnels tels que le travail de la terre et des vignes, le cycle des saisons et la fraternité. Des cortèges ont lieu pendant toute la durée de la fête, ainsi que des remises de prix aux meilleurs vignerons. La fête comporte aussi de la musique et des chansons, comme le Ranz des vaches (chant traditionnel des gardiens de troupeaux alpins), et des processions jusqu’à la ville voisine de La Tour-de-Peilz. On peut également y rencontrer des figurants déguisés et des marmousets (figurines de bois fixées sur des bâtons). La Fête des Vignerons repose essentiellement sur le travail de bénévoles, qui la préparent pendant plusieurs années… (…)Lire la suiteLa Fête des vignerons de Vevey
Pantopique : 02-espace
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Le chamamé est une forme d’expression culturelle principalement pratiquée dans la province de Corrientes. Ses principaux composants intègrent un type de danse en « abrazo fermé » où les danseurs évoluent poitrine contre poitrine et suivent la musique sans chorégraphie préétablie. D’autres éléments concernent la musiqueada, moment festif qui inclut la fête, l’invitation, la prière et le sapukay, cri caractéristique accompagné d’un mouvement du corps destiné à exprimer des émotions et des sensations profondes comme la joie, la tristesse, la douleur et le courage. Les instruments utilisés à l’origine étaient le violon et la vihuela, auxquels sont venus s’ajouter la guitare, l’harmonica, l’accordéon diatonique à deux rangées, le bandonéon et la contrebasse Les chants tirent leurs origines des prières chantées. Traditionnellement, les paroles et les textes poétiques étaient en guaraní, la langue autochtone régionale, mais aujourd’hui, les traditions orales se transmettent dans le dialecte yopará, un dialecte qui mêle l’espagnol et le guaraní… (…)Lire la suiteLe chamamé
La sonnaille portugaise est un instrument de percussion (idiophone) muni d’un seul battant interne, généralement suspendu au cou des animaux à l’aide d’une lanière en cuir. Il est traditionnellement utilisé par les bergers pour localiser et diriger leurs troupeaux et crée un paysage sonore caractéristique dans les campagnes. Les sonnailles sont faites de tôle façonnée à froid au marteau, puis pliée sur une enclume pour lui donner une forme concave. La pièce façonnée est ensuite recouverte de petites plaques de cuivre ou d’étain, puis enveloppée d’un mélange d’argile et de paille. Elle est ensuite brasée puis plongée dans de l’eau froide pour qu’elle puisse refroidir rapidement. La pâte brasée est ensuite retirée et la pièce gainée de cuivre ou d’étain polie et accordée au son voulu. Les compétences techniques nécessaires sont transmises de génération en génération au sein des familles, de père en fils. La ville portugaise d’Alcáçovas est le principal centre de fabrication des sonnailles et ses habitants sont fiers de ce patrimoine… (…)Lire la suiteLa fabrication des sonnailles
Ces sites villageois et leurs églises fortifiées donnent une image vivante du paysage culturel du sud de la Transylvanie. Les sept villages classés, fondés par les Saxons de Transylvanie, se caractérisent par leur système particulier d’aménagement du territoire, le schéma des foyers de peuplement et l’organisation des unités agricoles familiales préservée au cours des siècles depuis la fin du Moyen Âge. Les villages sont dominés par leurs églises fortifiées qui illustrent les périodes de construction du XIIIe au XVIe siècle.Lire la suiteSites villageois avec églises fortifiées de Transylvanie
Les pratiques culturelles associées au 1er mars se composent de traditions qui sont transmises depuis des temps anciens pour célébrer le début du printemps. La pratique principale consiste à fabriquer, offrir et porter une cordelette rouge et blanche qui est ensuite dénouée lorsqu’apparaît le premier arbre en fleurs, la première hirondelle ou la première cigogne. Certaines autres pratiques locales, telles que des actions de purification en République de Moldova, font également partie du cadre plus large de célébration du printemps. On considère que la cordelette offre une protection symbolique contre les dangers tels qu’une météo capricieuse. Cette pratique garantit aux individus, aux groupes et aux communautés un passage sûr de l’hiver au printemps. Tous les membres des communautés concernées participent, indépendamment de leur âge, et la pratique favorise la cohésion sociale, les échanges intergénérationnels et les interactions avec la nature, tout en encourageant la diversité et la créativité. L’éducation informelle est le mode le plus fréquent de transmission… (…)Lire la suiteLes pratiques culturelles associées au 1er Mars
Ces huit églises du nord de la Moldavie, construites de la fin du XVe siècle à la fin du XVIe siècle, et couvertes de fresques extérieures, sont des chefs-d’œuvre inspirés de l’art byzantin. Elles sont authentiques et particulièrement bien conservées. Loin d’être de simples décorations murales, ces peintures constituent une couverture systématique de toutes les façades et représentent des cycles complets de thèmes religieux. Leur composition exceptionnelle, l’élégance des personnages et l’harmonie des coloris s’intègrent parfaitement dans le paysage environnant. Les murs intérieurs et extérieurs de l’église du monastère de Suceviţa sont entièrement décorés de peintures murales de la fin du 16e siècle. Elle est la seule à montrer une représentation de l’Echelle de saint Jean Climaque.Lire la suiteÉglises de Moldavie
Fondé en 1690 par le prince Constantin Brancovan, le monastère de Horezu, en Valachie, est un chef-d’œuvre de style « Brancovan », remarquable par la pureté et l’équilibre de son architecture, la richesse de ses éléments sculptés, ainsi que par ses compositions religieuses, ses portraits votifs et sa décoration peinte. L’école de peinture murale et d’icônes de Horezu fut très célèbre dans toute la région des Balkans au XVIIIe siècle.Lire la suiteMonastère de Horezu
Les eaux du Danube se jettent dans la mer Noire en formant le plus vaste et le mieux préservé des deltas européens. Ses innombrables lacs et marais abritent plus de 300 espèces d’oiseaux ainsi que 45 espèces de poissons d’eau douce.Lire la suiteDelta du Danube
Les danses des garçons sont un type de danse populaire en Roumanie pratiquée dans la vie des communautés lors d’événements festifs comme les mariages et les jours fériés, ainsi que lors de performances sur scène. Chaque communauté possède sa propre version, chacune exprimant virtuosité et combinaisons harmonieuses de mouvements et de rythmes. Un rôle spécifique est attribué au chef de danse et au coordonnateur qui forme et intègre les membres du groupe tandis que le second chef est choisi pour ses qualités d’interprète et mène la danse. Les danseurs constituent des groupes de garçons et d’hommes âgés de 5 à 70 ans, qui peuvent inclure des danseurs roumains, hongrois ou roms. Cet aspect contribue au dialogue interculturel et offre l’occasion d’en savoir plus sur la diversité culturelle, en regardant par exemple des danseurs locaux se produire lors d’événements régionaux ou en admirant les styles chorégraphiques de différents groupes ethniques…. (…)Lire la suiteLes danses des garçons en Roumanie
Les traditions d’élevage des chevaux Lipizzan étaient initialement utilisées pour élever des chevaux destinés à la cour impériale des Habsbourg à Vienne, mais aujourd’hui, le cheval Lipizzan joue un rôle particulier dans la vie culturelle et sociale quotidienne des communautés des zones rurales. Ils sont inclus dans des événements, des célébrations et des festivités tels que les bénédictions de chevaux, les cortèges de carnaval et les défilés. Les chevaux jouent également un rôle clé dans l’équitation thérapeutique et le tourisme durable. Les personnes qui travaillent dans les haras d’État représentent les principaux porteurs de l’élément, avec les thérapeutes, les artisans, les groupes de sports équestres, les traditionalistes militaires, les communautés locales et les visiteurs des fermes. Les valeurs, les connaissances, les compétences et les pratiques sont transmises par le biais d’expériences pratiques, de séminaires et de sessions de formation… (…)Lire la suiteLes traditions d’élevage des chevaux Lipizzan
Exécutée dans la région d’Olt dans le sud de la Roumanie, la danse rituelle du Căluş fait également partie du patrimoine culturel des Valaques de Bulgarie et de Serbie. Bien que les documents les plus anciens concernant la musique accompagnant cette danse remontent au dix-septième siècle, le rituel est probablement issu de rites préchrétiens de purification et de fertilité qui utilisaient le symbole du cheval, animal vénéré comme incarnation du soleil. Le nom du rituel vient de Căluş, l’embouchure en bois de la bride du cheval. Le rituel du Căluş consiste en un ensemble de jeux, de parodies, de chants et de danses. Il était exécuté par des danseurs hommes, les Căluşari, accompagnés de deux violonistes et d’un accordéoniste. Les jeunes hommes étaient initiés au rituel par un vataf (maître) ayant lui-même hérité des connaissances des descântece (pouvoirs magiques) et des pas de danse de ses prédécesseurs… (…)Lire la suiteLe rituel du Căluş
Connue sous plusieurs dénominations à travers la Roumanie, la Doïna est une mélopée lyrique, solennelle, improvisée et spontanée. « Méridien du folklore roumain », elle a été jusque vers 1900 le seul genre musical présent dans beaucoup de régions du pays. Techniquement, la Doïna peut être chantée dans n’importe quel cadre (à l’extérieur, à domicile, au travail ou lors des veillées), toujours en solo, avec ou sans accompagnement instrumental (flûte droite traditionnelle, cornemuse, et même des instruments improvisés). Il en existe plusieurs variantes régionales. La Doïna peut exprimer une palette large de thématiques : joie, tristesse, solitude, conflits sociaux, attaques des brigands, amour… Expression des qualités personnelles du créateur-interprète, de ses états d’âme et de sa virtuosité, la Doïna a également un rôle social majeur de par sa fonction cathartique et de renforcement des liens de solidarité. Elle a également donné naissance à des genres artistiques autonomes (danses)… (…)Lire la suiteLa Doïna
Robben Island a été utilisée à différentes époques entre le XVIIe et le XXe siècle comme prison, hôpital pour les malades socialement indésirables et base militaire. Ses bâtiments, et en particulier ceux du XXe siècle, la prison à haute sécurité pour les prisonniers politiques, témoignent de l’oppression et du racisme qui régnaient avant le triomphe de la démocratie et de la liberté.Lire la suiteRobben Island
Le système traditionnel des juges de l’eau de Corongo est un mode d’organisation mis au point par les habitants du district de Corongo, au nord du Pérou. Il allie gestion de la distribution de l’eau et mémoire historique. Le système, qui remonte à la période préincasique, vise principalement à assurer l’approvisionnement en eau de façon équitable et durable. Cela se traduit ainsi par une excellente gestion des terres, et l’assurance, pour les générations à venir, de bénéficier de ces deux ressources. Les habitants de Corongo sont les principaux détenteurs de l’élément. Le système régit en effet leurs activités agricoles. La plus haute autorité de ce système est le juge de l’eau. Son rôle consiste à gérer l’eau et à organiser les principales festivités de Corongo. L’élément constitue le pilier de l’identité culturelle et de la mémoire de Corongo. Le système observe trois principes fondamentaux : la solidarité, l’équité et le respect de la nature. Ses fonctions, son importance et ses valeurs sont transmises aux jeunes générations, dans un cadre familial et public (…)Lire la suiteLe système traditionnel des juges de l’eau de Corongo
Les fêtes de l’hiver, le carnaval de Podence
Le carnaval de Podence, fête de la fin de l’hiver, est une pratique sociale qui servait initialement de rite de passage pour les hommes. Désormais ouvert aux femmes et aux enfants, il s’est adapté au contexte contemporain. Cette fête marque la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps. Elle se déroule pendant trois jours dans les rues du village et dans les maisons des voisins qui se rendent visite. À cette occasion, les caretos (personnages masqués traditionnels) dansent autour des femmes en se déhanchant au son des sonnailles. Probablement liée à d’anciens rites de fertilité, cette danse est pratiquée par des personnes masquées qui peuvent ainsi interagir avec d’autres sans être reconnues. Les caretos portent des masques en fer blanc ou en cuir, des costumes recouverts de franges de laine colorées et des petites cloches. Lors d’une représentation théâtrale le lundi soir, un groupe d’hommes lit une liste fictive de couples fiancés, en se moquant d’eux pour divertir et faire rire l’assistance. Quand arrive Mardi gras, plusieurs habitants se déguisent en « matrafonas », personnages masqués des carnavals ruraux… (…)Lire la suiteLes fêtes de l’hiver, le carnaval de Podence
Le kochari, danse collective traditionnelle
Le kochari est une danse traditionnelle très pratiquée dans toute l’Arménie pendant les jours fériés, les festivités, les cérémonies familiales et autres événements sociaux. Elle est ouverte à tous, n’étant soumise à aucune restriction liée à l’âge, au genre ou au statut social. Le kochari procure un sentiment d’identité et de solidarité partagé, favorise la continuité de la mémoire historique, culturelle et ethnique, et promeut le respect mutuel entre les membres de la communauté quel que soit leur âge. Sa transmission est assurée de façon formelle et non formelle, et il s’agit de l’une des rares danses traditionnelles dont la chaîne de transmission n’a jamais été interrompue. Les moyens formels de transmission incluent l’intégration depuis 2004 d’un cours dédié à la danse et au chant traditionnels dans le programme scolaire des établissements d’enseignement secondaire arméniens, des programmes éducatifs dans les centres artistiques pour les jeunes, un accroissement de la visibilité de l’élément grâce à Internet et à d’autres médias, et des initiatives institutionnelles… (…)Lire la suiteLe kochari, danse collective traditionnelle
Le séga mauricien traditionnel
Le séga tipik mauricien traditionnel est un art du spectacle très dynamique, emblématique de la communauté créole ou pratiqué lors d’événements familiaux informels ainsi que dans des lieux publics. Les chansons, chantées dans une tonalité mineure, augmentent progressivement de rythme, tandis que les danseurs bougent les hanches et les mains au rythme des percussions, en faisant des petits pas pour évoluer les uns autour des autres en formation variée. Chaque soliste improvise des paroles en langue créole, parfois mélangée à d’autres langues, tandis qu’un tambour, une boîte-hochet et un triangle donnent le tempo et produisent le rythme typique. Les chansons du séga parlent d’amour ou des difficultés du quotidien, et leurs paroles sont souvent représentées dans la chorégraphie. Traditionnellement, les femmes portent de longues jupes et des jupons, tandis que les hommes portent des pantalons retroussés, des chemises colorées et des chapeaux de paille, rappelant la tenue de leurs ancêtres. Les principaux praticiens sont les chanteurs, les danseurs et les musiciens… (…)Lire la suiteLe séga mauricien traditionnel
Le geet gawai est une cérémonie précédant le mariage mêlant des rituels, des prières, des chants, de la musique et des danses. Elle concerne principalement les communautés bhojpuriphone d’origine indienne de Maurice. La cérémonie est traditionnellement pratiquée par les femmes de la famille et des voisines chez le futur marié ou la future mariée. Cinq femmes mariées placent du curcuma, du riz, de l’herbe et de l’argent dans un morceau de tissu tandis que les femmes autour d’elles chantent pour honorer les dieux et déesses hindous. Après que le lieu d’exécution ait été sanctifié, la mère du futur marié ou de la future mariée accompagnée d’un(e) percussionniste honorent les instruments de musique utilisés pendant la cérémonie, comme le dholak (tambour à deux têtes). Des chants réconfortants sont interprétés et tout le monde se met à danser. Le geet gawai est une expression de l’identité des communautés et de la mémoire culturelle collective. Il confère également aux participants un sentiment de fierté et contribue au renforcement de la cohésion sociale, en abolissant le système de classes et de castes… (…)Lire la suiteLe geetgawai
Portée par les femmes et les filles qui vivent dans les régions montagneuses du nord de l’Albanie, la xhubleta est un vêtement fait à la main qui se caractérise par sa forme de cloche ondulée. Elle est majoritairement noire avec des motifs brodés colorés. Sa confection comprend plusieurs étapes, dont la préparation du shajak (feutre tissé), la découpe, la couture et la broderie de motifs symboliques. La xhubleta était autrefois utilisée au quotidien à partir de la puberté et était un indicateur du statut social et économique. On assiste toutefois depuis plusieurs décennies au déclin de son utilisation et de sa production, pour différentes raisons socio-politiques et économiques. Les nouvelles politiques mises en place par le système socialiste dans les années 1960 ont modifié les schémas culturels traditionnels et la vie quotidienne des communautés montagnardes, et donc l’utilisation et la production de la xhubleta. Puisque les femmes devaient travailler dans les coopératives agricoles socialistes, la xhubleta n’était plus pratique pour la vie quotidienne. En outre, la collectivisation par l’État a entraîné une pénurie des matières premières nécessaires à sa production. (…)Lire la suiteLa xhubleta
Le Mosi, ramie fine, est tissé par des femmes d’âge mûr dans la ville de Hansan, province du Chungcheong du Sud, en Corée du sud. La région bénéficie d’une terre fertile et de vents marins favorables au développement de la ramie. Le tissage de la toile de ramie comprend plusieurs étapes : il faut notamment récolter les plantes, les faire bouillir et les blanchir, puis filer la fibre et la tisser sur un métier traditionnel. Le tissu en ramie, particulièrement confortable en été quand il fait chaud, est utilisé pour confectionner divers vêtements, tels que costumes de cérémonie et uniformes militaires ou tenues de deuil. La blancheur de la ramie blanchie, ainsi que son raffinement et sa finesse en font le tissu idéal pour les vêtements chics comme pour ceux de l’homme ordinaire. Le tissage du Mosi est traditionnellement une entreprise familiale dirigée par les femmes où les mères transmettent les techniques et leur expérience à leurs filles ou belles-filles. La tradition entretient également les liens entre les membres de la communauté, les voisins se réunissant et travaillant dans un quartier spécifique de la ville. Actuellement, environ 500 personnes de la province sont engagées dans les diverses activités du tissage de la ramie.Lire la suiteLe tissage du Mosi

