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Faire un amalgame de mercure et d’or

repère(s) :matière

L’origine de ce nom a longtemps été discutée ; on l’a d’abord rattaché au grec malagma, « ramollissement ». Mais, comme alchimie, ce mot nous vient, en réalité, de l’arabe. Littré se demandait s’il fallait le rattacher à amal al-djam’a « œuvre de l’union charnelle », qui est l’étymologie communément acceptée aujourd’hui, ou à al modjam’a, « consommation du mariage » : les alchimistes comparaient l’union du mercure avec les autres métaux à l’union des corps et, pour eux, le mercure était le mari et l’autre métal, la femme.
Le mercure est en effet la base de l’amalgame. Contrairement aux autres métaux, il a la particularité d’être liquide, et donc très mobile, à température ambiante. C’est ce qui lui a valu son nom actuel : Mercure est en effet le dieu des marchands et des voleurs, mais aussi le messager des dieux. On a donc donné le nom de ce personnage sans cesse en mouvement à ce métal insaisissable, que l’on appelait auparavant, pour sa couleur et pour sa mobilité, le vif-argent.
Les textes latins médiévaux nous expliquent comment faire un amalgame de mercure et d’or : Accipe uncias V boni auri foliati et fac amalgama cum IV unc[iis] Mercurii … et super ipsum amalgama pone octavam partem uncie salis alkali. « Prends cinq onces de bon or sous forme de feuilles et fais un amalgame avec quatre onces de mercure… et sur cet amalgame, ajoute un huitième d’once de sel alcalin. »

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métalor