Les lois licinio-sextiennes, en ouvrant l’accès aux charges publiques, mettent fin au conflit qui opposait à Rome le patriciat à la plèbe depuis près d’un siècle. Jusqu’alors, l’exercice du pouvoir était en effet confisqué par le patriciat – groupe d’anciennes et puissantes familles qui siégeaient au Sénat – aux dépens du reste du peuple – la plèbe. Pour mettre fin…Lire la suiteLois licinio-sextiennes
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A partir du XIIIe siècle, la main de Justice s’est imposée comme un symbole indissociable du pouvoir royal et fut jusqu’en 1792 l’emblème du pouvoir judiciaire des rois de France conféré par Dieu : en 1226, lors du couronnement de Louis IX (ou Saint Louis), un bâton de commandement décoré à son extrémité d’une main en ivoire ayant trois doigts…Lire la suiteMain de justice
Malangatana Ngwenya est l’un des rares artistes africains à être reconnu dans le monde entier tout en restant en Afrique. Il possédait un profil international qui était renforcé par une personnalité expansive. Il avait des goûts cosmopolites et une vaste connaissance de l’art mondial. C’était un artiste né qui composait de la musique, chantait des chansons en cinq langues et se lançait parfois dans des danses spontanées. Membre fondateur du Mouvement pour la paix au Mozambique, il a été représentant au parlement de 1990 à 1994. Il a contribué à la création du musée national d’art du Mozambique à Maputo, la capitale, et a entrepris plusieurs grands projets de fresques murales publiques. Il a mis en place des programmes culturels dans son village natal et a enseigné l’art aux enfants dans sa maison. Les œuvres de Malangatana ont toujours projeté une vision audacieuse de la vie où il existe une communion entre la vie humaine, animale et végétale. Il s’inspire de son héritage indigène tout en embrassant les symboles de la modernité et du « progrès », synthèse de l’art et de la politique. (…)Lire la suiteMalangatana Ngwenya
L’araignée est une ode à ma mère. Elle était ma meilleure amie. Comme une araignée, ma mère était une tisserande. Ma famille était dans le métier de la restauration de tapisserie et ma mère avait la charge de l’atelier. Comme les araignées, ma mère était très intelligente. Les araignées sont des présences amicales qui dévorent les moustiques. Nous savons que…Lire la suiteMaman – Louise Bourgeois
[Le manuscrit de Voynich, aujourd’hui conservé à l’Université Yale, aux États-Unis, ne cesse de tourmenter historiens et cryptologues.] Nous sommes en 1912. L’antiquaire d’origine polonaise Wilfrid Voynich se rend dans une demeure de la campagne romaine, la villa Mondragone, où des jésuites se défont de livres anciens. Parmi ceux-ci, un étrange manuscrit. Divisé en six parties – botanique, astronomie, cosmologie,…Lire la suiteManuscrit de Voynich
La Menora est effectivement un chandelier a sept branches, datant de l’époque de l’exode (on trouve sa description dans le livre du Levitique – Vayikra). Les prêtres l’allumaient tous les jours dans le Tabernacle et plus tard dans le Temple de Jérusalem. La Hanoukia est née, bien plus tard, lorsque les Hasmonéens ont triomphé de la domination grecque et rétabli…Lire la suiteMenora ou Hanoukia ?
Ensemble de principes de conduite que l’écrivain dano-norvégien Aksel Sandemose a formulé en 1933 dans son roman (…)
Enoncé de la loi :
1. Du skal ikke tro du er noget ! – Tu ne dois pas croire que tu es quelqu’un de spécial !
2. Du skal ikke tro du er lige meget som os ! – Tu ne dois pas croire que tu vaux autant que nous !
3. Du skal ikke tro du er kloger en os ! – Tu ne dois pas croire que tu es plus malin/sage que nous !
4. Du skal ikke innbille dig at du er bedre en os ! – Tu ne dois pas t’imaginer que tu es meilleur que nous !
5. Du skal ikke tro du ved mere en os ! – Tu ne dois pas croire que tu sais mieux que nous !
6. Du skal ikke tro du er mere en os ! – Tu ne dois pas croire que tu es plus que nous !
7. Du skal ikke tro at du duger til noget ! – Tu ne dois pas croire que tu es capable de quoi que ce soit !
8. Du skal ikke grine af os ! – Tu ne dois pas rire de nous !
9. Du skal ikke tro at nogen kan lige dig ! – Tu ne dois pas croire que quelqu’un s’intéresse/s’inquiète à ton sujet !
10. Du skal ikke tro du kan lære os noget ! – Tu ne dois pas croire que tu peux nous apprendre quelque chose !
(…)Lire la suiteLoi de Jante
Conformément à l’article P) de la loi fondamentale de la Hongrie, et guidée par l’unité de la nation hongroise, l’Assemblée nationale établit ce qui suit :
a) les valeurs nationales hongroises (ci-après : valeurs nationales), y compris les hungarikums, sont des valeurs uniques qui doivent être préservées ;
b) afin de renforcer le sentiment d’appartenance, d’unité et de conscience nationale, nous devons collecter et documenter les valeurs de notre nation, la documentation qui sous-tend la préservation des valeurs doit être sauvegardée selon les règles d’un enregistrement rigoureux et de la possibilité de recherche, et ces valeurs doivent être cultivées, protégées et encouragées ;
c) notre patrimoine, les valeurs millénaires de la culture hongroise, les œuvres intellectuelles et matérielles du peuple hongrois, les valeurs humaines et naturelles doivent être compilées dans un répertoire complet des valeurs ;
(…)Lire la suiteLoi XXX de 2012 sur les valeurs nationales hongroises et les hungarikums
Dès l’âge de 6 ans, Loïc découvre le plaisir des planches dans une école de sa ville natale. A 12 ans, il rejoint une troupe de théâtre avec laquelle il part en tournée a travers la France avec des pièces mais aussi des comédies musicales. Il suit en parallèle des cours de danse, jazz et claquettes ainsi que des cours…Lire la suiteLoïc – La Big Bertha
Une boîte d’ombres verticale, d’à peine un pied de haut et de quelques pouces d’épaisseur, est recouverte d’une vitre. Elle contient un porte-notes représentant une femme noire aux proportions généreuses et au visage grotesque et souriant. Elle est vêtue d’une robe rouge à motifs floraux, d’un foulard jaune à pois et d’un bandana rouge et blanc noué au-dessus du front.…Lire la suiteLiberation of Aunt Jemima
En 1800, dans le cadre d’une loi du Congrès prévoyant le déménagement du nouveau gouvernement national de Philadelphie à Washington, le président John Adams approuva une loi du Congrès prévoyant 5 000 dollars pour l’achat de livres à l’usage du Congrès, ce qui marqua le début de la Bibliothèque du Congrès. (…) C’est également l’ancien président Jefferson, retiré à Monticello,…Lire la suiteLibrary of Congress
Le 13 mai 1888, la princesse Isabel signe la « Loi d’or » [à la place de son empereur de père en voyage], abolissant l’esclavage au Brésil. On raconte que les esclaves affranchis font la fête à Rio pendant plusieurs jours. (…) Depuis, ce jour du 13 mai est célébré au Brésil comme « le jour de l’abolition », en particulier par la communauté afro-brésilienne, qui a[urait] fait de la princesse Isabel son héroïne, bien souvent chantée dans les sambas et glorifiée dans les défilés du carnaval. Mais depuis quelque temps déjà, de nombreux Brésiliens, surtout justement parmi cette communauté afro-brésilienne, portent un regard bien différent sur cet épisode majeur de l’histoire du pays. Ils rappellent d’abord que le Brésil a été le dernier pays des Amériques à abolir l’esclavage et, en plus, après un bien long et tortueux processus. (…) Pourtant partisan de l’abolition, l’empereur hésite, craignant une guerre civile. Finalement, face à des menaces anglaises de plus en plus pressantes, le Brésil interdit le trafic négrier en 1850. À partir de là, le système esclavagiste se délite lentement (…)Lire la suiteLoi Áurea
1 – L’Eternel dit à Moïse : « Taille deux tables de pierre pareilles aux premières, et j’y écrirai les paroles qui étaient gravées sur les premières tables que tu as brisées. 2 – Sois prêt de bonne heure. Tu graviras dès le matin le mont Sinaï et tu t’y tiendras devant moi, au sommet de la montagne. 3 –…Lire la suiteLes nouvelles tablettes de la loi
Après quelques essais de désodorisation peu probants, la RATP décide d’approfondir scientifiquement les connaissances dans le domaine des odeurs en 1993. Le métro parisien devient alors « un terrain d’expérimentation sur les nuisances olfactives » (RATP, 2001). Les stations de métro et de RER ont des odeurs récurrentes dont les origines sont diverses : absence de toilette, manque d’aération, freinage des trains (usure des patins de freinage en bois), huiles des escaliers mécaniques, entassement humain, réaction de la roche aux stations Châtelet-Les Halles, gare du Nord et Auber ainsi qu’à Madeleine. Ces stations ont en effet été creusées dans le gypse et la réduction de cette roche par l’humidité et le gaz carbonique rejetés par les voyageurs produit du sulfure d’hydrogène reconnu communément comme « l’odeur d’œuf pourri ». La station métro-RER Châtelet-Les Halles est retenue pour les premières études commencées fin 1994. (…) (RATP, 2001).Lire la suiteLes odeurs du RER à Paris
Musique et danse fonctionnent ensemble. J’ai donc fait un peu de chant. On apprend à chanter de la musique karnatique, style du sud de l’Inde. Quand on pratique une danse du répertoire, on remplace par des paroles rythmiques : Takita taka dhimi… Ta tai tai tat, dhit dhit tai … Ces paroles reproduisent les sons des pieds…Lire la suiteLes sons des pieds…
La représentation classique de la justice comme une femme les yeux bandés, ayant un glaive et une balance à la main correspond à la déesse grecque Thémis. Les grecs connaissaient deux déesses de la justice, correspondant à deux types de justice : thémis, justice expiatoire (religieuse, intra-familiale), et dikè, justice réparatrice (politique, extra-familiale). Le bandeau symbolise l’impartialité : la justice…Lire la suiteLes yeux bandés, ayant glaive et balance… Symboliser la justice
… Au Japon, pendant la période Edo (1603-1867), il existait des établissements d’enseignement primaire appelés « terakoya » qui dispensaient un enseignement aux roturiers. Les archives indiquent qu’il y avait environ 15 000 terakoya, mais leur nombre réel était peut-être cinq fois plus élevé. De plus, à la fin de la période Edo (années 1850-1860), outre les terakoya, il existait également des établissements d’enseignement supérieur appelés « shijuku » qui étaient ouverts à tous les citoyens. (…) … Tout le monde pouvait apprendre, quel que soit son sexe ou son statut social. À Edo (aujourd’hui Tokyo), les archives indiquent que les frais de scolarité d’un shu (environ 20 000 yens aujourd’hui) étaient payés cinq fois par an. Dans les zones rurales, le paiement était parfois effectué avec des produits agricoles ou des légumes. (…) Dans les terakoya, l’enseignement était axé sur la lecture, l’écriture, le calcul, la morale et les bonnes manières. Les élèves apprenaient également les caractères et la culture à travers les chants Hyakunin Isshu et Iroha (…)Lire la suiteLes Terakoya durant l’ère Edo…
Le vélo est devenu un mode de transport de plus en plus prisé dans les villes du nord global en raison de ses nombreux avantages, économiques, sanitaires et environnementaux. À mesure que les villes s’orientent vers des systèmes de transport à faibles émissions de CO2, le vélo émerge comme un élément clé de la mobilité durable. Cependant, la pratique du vélo varie selon les groupes sociaux, les personnes issues de l’immigration ayant tendance à faire moins de vélo que les personnes non issues de l’immigration. Cette disparité est observée aussi bien dans des pays où le vélo est moins répandu, comme en Amérique du Nord, en Australie, ainsi que dans plusieurs pays d’Europe, comme au Royaume-Uni et en Allemagne, que dans des pays cyclables comme les Pays-Bas et le Danemark. Toutefois, au fil du temps et à travers les générations, les pratiques de déplacements des personnes issues de l’immigration tendent à s’aligner sur les pratiques dominantes dans le pays de d’accueil…Lire la suiteLes pratiques de déplacements chez des personnes issues de l’immigration…
Connaissez-vous les mythes de la mer Baltique ? Les jours de tempête, La déesse des sirènes, Juraté, Amoureuse d’un pêcheur tué par le dieu Perkunas Hante les plages infinies Tandis que ses larmes se transforment en ambre, En s’enroulant aux galets Dans le mouvement des vagues De Venise en Italie, Passant par Malbork en Pologne La route de l’ambre nous…Lire la suiteLes jours de tempête, Juraté
Dans la mythologie des Indiens Hopi et Zuni du Nouveau Mexique et de l’Arizona, au Sud-Ouest des Etats-Unis, les kachinas sont des esprits : esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants… Une sorte d’inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l’issue des fêtes, pour qu’ils se familiarisent avec le monde des esprits. Leur confection commence par la recherche d’une racine de peuplier américain (cottonwood). Les premières kachinas, les Püch tihu, étaient plates et d’un seul tenant : les bras faisaient partie intégrante du tronc et les jambes étaient inexistantes. Des transformations ont eu lieu à partir de 1870, notamment la séparation des membres inférieurs, l’apparition d’avant-bras (…)Lire la suiteLes kachinas – Et l’éducation des enfants hopis














