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Au Japon, toutes les grandes écoles anciennes, notamment Sanron (三論宗, Sanron-shū), Hossō (法相宗, Hossō-shū) et Kegon (華厳宗, Kegon-shū), relèvent de cette tradition. Introduit au VIe siècle depuis le royaume de Baekje, le Mahāyāna devint progressivement la forme dominante du bouddhisme japonais. Son influence a profondément marqué la pensée religieuse, la littérature, l’art et la politique de l’Asie orientale.

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Le bouddhisme mahāyāna (skt. महायान, « Grand Véhicule ») constitue l’un des principaux courants du bouddhisme. Apparue en Inde vers le début de notre ère, cette tradition se distingue du Theravāda (pāli « Doctrine des Anciens ») par l’importance qu’elle accorde à l’idéal du bodhisattva (skt. बोधिसत्त्व), être animé par la compassion qui renonce à son entrée définitive dans le nirvāṇa afin d’aider tous les êtres à atteindre l’Éveil. Le Mahāyāna repose sur un vaste ensemble de sūtras composés en sanskrit, parmi lesquels le Sūtra du Lotus (skt. Saddharmapuṇḍarīka Sūtra ; jap. 法華経, Hokekyō) et le Sūtra du Cœur (般若心経, Hannya Shingyō). Diffusé par les routes commerciales d’Asie centrale, il s’implanta durablement en Chine sous le nom de Dàchéng (大乘), puis en Corée (Daeseung, 대승), au Japon (Daijō, 大乗) et au Vietnam (Đại Thừa). Le Mahāyāna développa une riche réflexion philosophique autour de concepts tels que la vacuité (śūnyatā, शून्यता), la nature de Bouddha (tathāgatagarbha) ou les terres pures.

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