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Cháng’ān

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Cháng’ān (長安 « Paix éternelle ») fut l’une des plus importantes capitales de l’histoire de la Chine impériale et l’un des plus grands centres urbains du monde prémoderne. Située à proximité de l’actuelle ville de Xī’ān (西安), elle servit notamment de capitale aux dynasties des Hàn occidentaux (西漢, Xī Hàn), puis des Suí (隋) et surtout des Táng (唐). Sous ces derniers (618–907), Cháng’ān atteignit son apogée politique, économique et culturelle. La ville était organisée selon un plan orthogonal rigoureux, divisé en quartiers administrés par l’État. Elle accueillait une population cosmopolite composée de Chinois, de Coréens, de Japonais, de Sogdiens, de Perses et de nombreux autres peuples d’Asie. Terminus oriental de la Route de la Soie (Sīchóu zhī lù, 丝绸之路), elle constituait un carrefour majeur des échanges commerciaux, religieux et intellectuels. Le bouddhisme, le taoïsme, le confucianisme mais aussi le christianisme nestorien et le zoroastrisme y étaient représentés.

[ Développement ]

Pour le Japon ancien, Cháng’ān exerça une influence considérable. Les missions diplomatiques japonaises (kentōshi, 遣唐使) y furent régulièrement envoyées afin d’étudier les institutions, la culture et les techniques chinoises. Les capitales japonaises de Fujiwara-kyō (藤原京), Heijō-kyō (平城京) et Heian-kyō (平安京) furent directement inspirées de son urbanisme. Cháng’ān représente ainsi le principal modèle civilisationnel auquel se référa le Japon des périodes d’Asuka et de Nara.

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500-600capitaleChinepouvoir