L’impératrice Suiko (推古天皇, Suiko Tennō) fut la trente-troisième souveraine selon la tradition impériale japonaise et la première femme à accéder officiellement au trône du Japon. Née en 554 sous le nom de Nukatabe-hime (額田部皇女, Nukatabe no Himemiko), elle appartenait à la dynastie de Yamato et était la fille de l’empereur Kimmei (欽明天皇, Kimmei Tennō). Elle monta sur le trône en 592 à la suite de l’assassinat de l’empereur Sushun (崇峻天皇, Sushun Tennō), dans un contexte de rivalités entre grands clans aristocratiques. Son règne est étroitement associé à l’influence du prince Shōtoku (聖徳太子, Shōtoku Taishi), qui exerça les fonctions de régent, et à celle de Soga no Umako (蘇我馬子), chef du clan Soga. Sous son gouvernement, le bouddhisme reçut un soutien officiel important et de nombreux temples furent fondés. Les ambassades envoyées à la Chine des Suí (隋) contribuèrent à renforcer les échanges diplomatiques et culturels avec le continent. La tradition lui attribue l’approbation de la Constitution en dix-sept articles (十七条憲法, Jūshichijō Kenpō), texte inspiré du confucianisme et du bouddhisme. Son règne marque une étape essentielle dans la centralisation du pouvoir impérial et dans l’ouverture du Japon aux influences asiatiques. L’impératrice Suiko demeure une figure emblématique des débuts de l’État japonais classique.
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