Stéphane Mallarmé (1842-1898) est un poète français majeur de la fin du XIXᵉ siècle, figure essentielle du symbolisme et de la modernité poétique. Né à Paris le 18 mars 1842 et mort à Valvins le 9 septembre 1898, il écrit dans un contexte de crise des valeurs, marqué par le désenchantement post-romantique et l’évolution des formes artistiques. Son œuvre, exigeante et novatrice, cherche moins à nommer le réel qu’à en suggérer le mystère par le langage. À travers des poèmes comme L’Après-midi d’un faune (1876), Poésies et surtout Un coup de dés jamais n’abolira le hasard (1897), Mallarmé repense radicalement l’écriture poétique, jouant sur le silence, la musicalité, la syntaxe et la disposition typographique. Influencé par Baudelaire, Edgar Allan Poe et le Parnasse, il s’en détache toutefois en faisant du poème un espace autonome, où le sens naît de l’allusion plutôt que de la description. Mallarmé conçoit la poésie comme une quête de l’absolu et de l’Idée, rendue possible par la puissance suggestive du verbe. Professeur d’anglais et animateur des célèbres « mardis » littéraires, il exerce une influence décisive sur la poésie moderne du XXᵉ siècle, notamment sur Valéry, Apollinaire et les avant-gardes.
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