Les drapeaux de prière sont appelés རླུང་རྟ་ (rlung rta), généralement transcrit Lungta, littéralement « le Cheval du Vent ». Ils comptent parmi les symboles les plus connus de l’Himalaya, mais aussi parmi les plus souvent mal compris. Contrairement à une idée largement répandue, les Lungta ne sont pas des objets destinés à porter bonheur au sens où l’entend la superstition.…Lire la suiteLes drapeaux de prière Lungta, lorsque le vent devient messager
Pantopique : signification
Processus central de toute activité humaine, la signification désigne la manière dont des signes, des gestes, des mots, des images ou des actions prennent sens pour un individu ou un groupe. Elle ne réside ni uniquement dans les choses ni uniquement dans les esprits, mais se construit dans des relations : entre un signe et un contexte, une intention et une interprétation, une expérience vécue et un cadre culturel. Comment un son devient-il un mot, un mot une idée, un symbole une valeur ? Quels rôles jouent l’histoire, la langue, le corps et l’émotion dans la production du sens ? La signification traverse des domaines multiples, langage, art, religion, droit, sciences, et varie selon les cultures, les situations et les usages. Toujours en mouvement, parfois ambiguë ou conflictuelle, elle rend possible la communication tout en ouvrant la voie au malentendu, à l’interprétation et à la création. Interroger la signification, c’est ainsi explorer la manière dont les humains organisent le monde, se comprennent, ou se mécomprennent, et donnent forme à leur expérience commune.
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Dominant Leh depuis la colline de Changspa, le Shanti Stupa, est aujourd’hui l’un des monuments les plus connus du Ladakh. Pourtant, son histoire est récente. Inauguré en 1991, il ne perpétue pas seulement une tradition architecturale bouddhique : il exprime aussi une volonté contemporaine de dialogue, de paix et de fraternité entre les peuples. Le Shanti Stupa associe donc une…Lire la suiteLe Shanti Stupa, un symbole de paix entre les peuples
Les murs à Mani sont de longs alignements de pierres gravées qui semblent accompagner silencieusement les pas des êtres humains. En tibétain མ་ཎི་རྡོ་རིང་ (ma ṇi rdo ring), littéralement « longues pierres Mani », ils comptent parmi les expressions les plus touchantes de la spiritualité ladakhie, car ils ne sont ni des monuments élevés par les puissants, ni des œuvres destinées…Lire la suitemurs à Mani
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Un mantra est une formule, un son, un mot ou une courte suite de syllabes récitée, répétée ou méditée dans certaines traditions religieuses et spirituelles de l’Inde et du Tibet. Le terme vient du sanskrit mantra, généralement associé à man (« esprit ») et à une racine évoquant l’action de protéger ou de libérer, d’où l’interprétation traditionnelle de « ce…Lire la suitemantra
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Dans la médecine traditionnelle tibétaine (et ladakhie), toute vie repose sur un équilibre subtil entre trois grandes forces. Le མཁྲིས་པ་ mkhris pa, généralement traduit par « bile », en fait partie. Cette traduction demeure imparfaite, car le mkhris pa ne désigne pas uniquement la bile au sens anatomique. Il représente avant tout le principe de la chaleur, de la transformation…Lire la suitemkhris pa
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Created in 1898, Bibendum is Michelin’s mascot and one of the world’s most famous advertising figures. Made up of a stack of tires, this character first appeared at a time when the automobile was still a novelty. His name comes from a Latin expression meaning roughly “one must drink.” In the early posters, Bibendum symbolically “drinks” away the obstacles on the road. Over time, he became much more than an advertising tool. He entered the history of graphic design, design, and popular culture. Few industrial mascots have achieved such longevity. Bibendum demonstrates how modern companies create their own mythologies. Through him, a technical object becomes a character, then a cultural icon. He now belongs as much to the history of art as to that of industry.Lire la suiteBibendum
The Wheel of Fortune is one of the most powerful images in medieval European culture. Inherited from antiquity and popularized by the writings of Boethius, it represents the instability of the human condition. People rise and fall with the turns of the goddess Fortune, never able to control their destiny for long. In manuscripts, cathedrals, and literary works, this wheel depicts kings becoming beggars and the humble rising to power. The image is based on a fundamental observation: any circular motion implies a change in position. The wheel thus becomes a metaphor for time, chance, and the fragility of human achievements. Unlike transport wheels, which allow us to control movement, the Wheel of Fortune reminds us of what lies beyond our control. Its influence spans the centuries and continues to appear in games, performances, and everyday expressions. It demonstrates how a technical object can become a tool for philosophical reflection. The wheel is no longer merely a material instrument; it becomes a way of thinking about the world.Lire la suiteroue de Fortune
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Par son emploi se manifestaient des significations hier inconnues, et celle de la corne d’asjinc y figurait. A cet instant le visiteur remit à chacun un exemplaire du trousseau optique, et tous purent bientôt s’enquérir de cet objet auparavant mystérieux. Et la connaissance qu’ils pouvaient désormais en avoir s’étendait à leur demande, renvoyant à des combinaisons de formes dont le…Lire la suite39. Des combinaisons de formes en silence…
Tous convinrent de la sagesse de ce propos, et l’assemblée ne faisait qu’une au regard de cette conscience. Déjà les congratulations se préparaient, toujours somptueuses lors de l’accueil d’un nouveau membre. Le visiteur poursuivit cependant: « Pareil honneur me rend d’autant plus difficile de vous signaler l’impossibilité dans laquelle je me trouve d’accepter un tel présent. »Lire la suite23. Tous en convinrent…
C’est pourquoi, après délibération du conseil, et à l’unanimité de ses membres, nous avons décidé de t’offrir l’immortalité et te garder ainsi parmi nous. » A ces mots, seul le clan guerrier, quoique préalablement associé à la décision, manifesta un réel mécontentement.Lire la suite21. T’offrir l’immortalité…
On l’avisa néanmoins que le Grand Conseil se réunirait le lendemain matin. Contrairement aux usages il était invité à s’y associer. Dans cette salle aux colonnades massives qui portait les symboles des anciens, et dont le visiteur décryptait mal le message, étaient réunis les membres les plus prestigieux de la Cité.Lire la suite16. Contrairement aux usages…
L’art de la gravure des sceaux est une composante majeure des beaux-arts chinois. Si au commencement le sceau servait de signature ou de signe d’autorité, son usage s’est propagé à toute la société et dans une grande partie de l’Asie. L’art de la gravure des sceaux est préservé notamment au sein de la Société des graveurs de sceaux de Xiling (province de Zhejiang, centre), fondée il y a un siècle, et d’une centaine d’autres institutions spécialisées. Le dessin est d’abord tracé sur papier, puis gravé à l’envers dans la pierre à l’aide d’un couteau. L’art de la gravure exige, outre la maîtrise de la calligraphie traditionnelle, une grande virtuosité, l’artiste ne disposant que d’un espace minuscule, où chaque courbe, chaque épaisseur de trait compte. Les motifs, très divers, sont le fruit de l’imagination et de la culture de l’artiste. Instrument de calligraphie et de peinture, le sceau est une œuvre d’art à lui seul. Il exprime les conceptions de toute une culture sur l’homme et la nature (…)Lire la suiteL’art de la gravure de sceaux chinois
Le won, devise nationale de la Corée du Sud, est l’expression condensée d’une trajectoire historique, économique et symbolique singulière. Administré par la Bank of Korea, le won contemporain est introduit en 1962 dans le cadre des réformes monétaires qui accompagnent l’industrialisation accélérée du pays. Son nom, dérivé du caractère sino-coréen 圓 signifiant « rond », partage une racine étymologique avec…Lire la suitewon
Le drapeau sud-coréen s’appelle Taegeukgi 태극기 Calqué sur le symbole yin-yang Il a été conçu par Gojong 고종 (1852-1919) Dernier roi de Joseon et premier empereur Coréen Autour du symbole Taegeuk 태극 Vous pouvez voir quatre trigrammes… ☰ pour le printemps, l’est, l’humanité, la justice… ☲ pour l’automne, le sud, la justice, la fructification… ☵ pour l’hiver, le nord, l’intelligence,…Lire la suiteTaegeukgi
Lorsque nous restons en-dessous de la ligne, nous pouvons nous retrouver enfermés dans ce que Phil Stutz nomme un labyrinthe intérieur : peur, rumination, justification, énergie qui tourne en rond. Marilee Adams évoque un puits de jugement : un espace où l’on juge, où l’on se juge, où l’on cherche des coupables plutôt que des possibilités. Dans ces espaces, la…Lire la suiteEn dessous de la ligne
Symbole: Rub El Hizb (symbole musulman de l’alphabet arabe). Il est constitué de deux carrés identiques, l’un étant incliné à 45 degrés. Au centre du symbole se trouve un cercle. Utilisé en calligraphie arabe pour marquer une fin de chapitre, il renvoie à la récitation du Coran en un mois lequel est divisé en trente parties appelées juz’, chacune divisée…Lire la suiteRub El Hizb (symbole)
Le Yin et le Yang constituent un principe fondamental de la philosophie chinoise, en particulier du taoïsme. Ils expriment l’idée que l’univers repose sur l’interaction permanente de deux forces opposées et complémentaires. Le Yin renvoie à l’obscurité, au froid, à la passivité, à l’intériorité et au principe féminin, tandis que le Yang incarne la lumière, la chaleur, l’activité, l’extériorité et le principe masculin. Loin d’être figées, ces forces se transforment sans cesse l’une en l’autre et ne peuvent exister séparément. Leur équilibre dynamique est la condition de l’harmonie du monde, comme le symbolise le Taijitu, où chaque pôle contient une part de son opposé. Cette vision traverse de nombreux domaines : en médecine traditionnelle chinoise, la santé dépend de l’équilibre entre Yin et Yang ; en psychologie, ils peuvent évoquer les dimensions conscientes et inconscientes de l’esprit. Dans la vie quotidienne, ce principe invite à rechercher la juste mesure, afin de vivre de façon plus harmonieuse et équilibrée.Lire la suiteYin & Yang
Tablettes de Tărtăria – Trois tablettes d’argile (non cuites à l’origine), découvertes en 1961 à Tărtăria (Roumanie) – Recouvertes de signes que l’on pense être des symboles de la culture Vinča, leur datation controversée (5300 av. J.-C. à 2750 av. J.-C.) est assez difficile (car elles ont été cuites pour être conservées). On a pu y interpréter un certain nombre…Lire la suiteTablettes Tărtăria
C’est fou ce qu’un petit signe peut changer les choses : l’arobase @ en est un parfait exemple. Tout commence avec l’Arpanet, ancêtre d’Internet, développé par la DARPA aux États-Unis au début des années 1960, reliant d’abord UCLA et l’Institut de recherche de Stanford, puis les universités de Californie à Santa Barbara et de l’Utah. Le 29 octobre 1969, le premier message envoyé fut « login »… dont les trois dernières lettres mirent une heure à arriver. En 1971, Ray Tomlinson, inventeur du courrier électronique, choisit @ comme séparateur dans les adresses, en raison de son usage rare, afin de créer un symbole unique. Mais d’où vient-il ? Ce logogramme résulte d’une ligature du « ad » latin, où le d s’enroule autour du a, dès le VIe siècle. Le terme « arobase » viendrait de « a rond bas » ; il fut aussi une unité de mesure espagnole, une référence florentine aux amphores et plus tard un signe sur les machines à écrire américaines pour indiquer le prix unitaire. Ray Tomlinson en fit le symbole universel de l’Internet. Surnoms : « queue de singe », « escargot », « petit chien », « strudel »…Lire la suiteHistoire de l’arobase
Emojis ! Vous êtes nombreux, nous sommes nombreux à avoir cédé à leur charme, malgré les soupirs du genre « les jeunes ne savent plus communiquer qu’avec ces machins ». D’accord, certains abusent, mais reconnaissons-le : c’est pratique, et même créatif – au point que j’ai fini par me construire un langage entier, mais c’est une autre histoire. Le mot emoji 絵文字 vient du japonais : e 絵 signifie « image » et moji 文字 « caractère », rien à voir à l’origine avec les émotions, même si la confusion est logique. On trouve de tout : kimono, sushi, croquette de poisson ou même tengu, créature au nez démesuré. Certains emojis sont très japonais, d’autres universels, comme les animaux… prenons la chèvre. Peu importe son nom – 山羊, معزة, Ziege ou коза – une chèvre reste une chèvre, et pour dire « tu me rends chèvre », le message passe. L’emoji a même envahi le hip-hop et le sport via l’acronyme GOAT : Greatest Of All Time. Popularisé dans les années 1990, il sacre les figures exceptionnelles. Enfin, clin d’œil japonais : les kaomojis 顔文字, centrés sur les visages. Et pour les amateurs de luxe, sachez qu’il existe même une chèvre emoji sertie de diamants.Lire la suiteLa chèvre et le hip-hop















