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Patrimoine Culturel Immatériel

Le chamamé

repère(s) :artvoix

Le chamamé est une forme d’expression culturelle principalement pratiquée dans la province de Corrientes. Ses principaux composants intègrent un type de danse en « abrazo fermé » où les danseurs évoluent poitrine contre poitrine et suivent la musique sans chorégraphie préétablie. D’autres éléments concernent la musiqueada, moment festif qui inclut la fête, l’invitation, la prière et le sapukay, cri caractéristique accompagné d’un mouvement du corps destiné à exprimer des émotions et des sensations profondes comme la joie, la tristesse, la douleur et le courage. Les instruments utilisés à l’origine étaient le violon et la vihuela, auxquels sont venus s’ajouter la guitare, l’harmonica, l’accordéon diatonique à deux rangées, le bandonéon et la contrebasse Les chants tirent leurs origines des prières chantées. Traditionnellement, les paroles et les textes poétiques étaient en guaraní, la langue autochtone régionale, mais aujourd’hui, les traditions orales se transmettent dans le dialecte yopará, un dialecte qui mêle l’espagnol et le guaraní… (…)Lire la suiteLe chamamé

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Qhapaq Ñan, réseau de routes andin

repère(s) :habiter

2014

Ce grand réseau de routes de communication, de commerce et de défense parcourt plus de 30 000 km. Construit par les Incas sur plusieurs siècles et en partie basé sur une infrastructure préinca, ce réseau extraordinaire traversant l’un des terrains géographiques les plus difficiles du monde relie les sommets enneigés des Andes (à plus de 6 000 m) à la côte en passant par des forêts tropicales humides, des vallées fertiles et des déserts. Le Qhapac Ñan qui a atteint son extension maximale au XVe siècle s’étendait sur toute la longueur et la largeur des Andes. Le bien comprend 273 sites individuels s’étendant sur plus de 6 000 km. Ils ont été choisis pour illustrer les réalisations architecturales, techniques, politiques, sociales du réseau ainsi que son infrastructure associée, destinée au commerce, à l’hébergement et au stockage des marchandises, et des sites d’importance religieuse. [Argentine;Bolivie;Chili;Colombie;Équateur;Pérou]Lire la suiteQhapaq Ñan, réseau de routes andin

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Lignes et géoglyphes de Nazca

repère(s) :environnement

Les lignes et géoglyphes de Nazca sont des motifs géants tracés dans le désert de Nazca, au Pérou, par la civilisation Nazca entre 200 av.J-C et 600 ap.J-C. Ces figures, qui comprennent des animaux, des plantes stylisées et des géométries, sont tracées en creusant des lignes peu profondes dans le sol rocailleux pour exposer la couche plus claire de la…Lire la suiteLignes et géoglyphes de Nazca

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Chinchasuyu

repère(s) :pouvoir

Le chinchasuyu est le quartier nord-ouest (suyu) de l’Empire Inca (Tawantin Suyu), qui faisait partie des « Quartiers supérieurs ». L’Équateur et la Colombie modernes étaient englobés dans sa plus grande étendue. Chinchay signifie « ocelot » en quechua et désigne le nord.Lire la suiteChinchasuyu

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Communiquer, mettre en commun…

repère(s) :communication

En pleine « opulence communicationnelle », le sens se noie souvent sous un flot incessant de contenus éphémères dont l’obsolescence est programmée, questionnant notre engagement à communiquer et à écouter. Dans la Sierra Nevada de Santa Marta, les Kogis, peuple relativement isolé, conçoivent la vie selon un équilibre sacré qu’il faut respecter, tenant à distance la plupart des techniques modernes. Leurs décisions sont collectives et respectueuses, parfois guidées par les sages Mamos, et leur poporo, calebasse de chaux et de feuilles de coca mâchées, sert à la fois de rituel initiatique et de moyen de transmission des pensées. Cette attention au temps et au sens dans la communication invite à réfléchir : quels moyens l’histoire humaine a-t-elle employés pour « mettre en commun » ? Aujourd’hui, dans un monde qualifié de communicant, quelle est la part réelle de cette mise en commun ? Entre information et communication, comment assurer pérennité intellectuelle, éthique et humaine ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « communication » ?Lire la suiteCommuniquer, mettre en commun…

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Mapuche

repère(s) :humain

Groupe ethnique autochtone d’Amérique du Sud, principalement concentré au Chili et en Argentine. Connus pour leur histoire riche et leur résistance tenace contre les colonisateurs espagnols, les Mapuche [dont le nom signifie « Peuple de la Terre »] ont une culture distincte, avec des traditions, une langue (le mapudungun) et une spiritualité propres. Historiquement organisés en communautés autonomes appelées « lof », ils ont…Lire la suiteMapuche

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J’aime ma langue… guarani

repère(s) :langue

Le 25 août 1967, le guaraní, ou avañe’ẽ, est reconnu par la Constitution paraguayenne comme langue « nationale », puis déclaré langue « officielle » en 1992. La loi des langues de 2010 consacre enfin l’égalité complète entre le guaraní et l’espagnol. Parlée également en Argentine, Bolivie et Brésil, cette langue appartient avec le tupi à la famille tupi-guaraní, dont le nom rappelle la légende de deux frères séparés par une dispute, Guaraní prospérant au Paraguay. Sa transcription se fait dans l’alphabet achegety, validé au Congrès de Montevideo en 1950, comprenant 33 lettres et formé des trois premières lettres a‑che‑ge et du suffixe ty, « ensemble ». Malgré sa reconnaissance, le guaraní fait face aux menaces de modernisation, d’exode rural et d’érosion culturelle, mais il résiste grâce à des initiatives locales et reste porteur d’un héritage vivant, illustré par des mots désormais intégrés au vocabulaire mondial comme jaguar, acajou, ara, ananas, tapioca ou tapir. Rohayhu che ñe’e ! (« j’aime ma langue ») témoigne de cet attachement vibrant à la langue et à la culture guaraní.Lire la suiteJ’aime ma langue… guarani

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Gens et langue de la Terre…

repère(s) :humain

La planète Terre précède et survivra aux humains, mais notre exploitation souvent aveugle de ses ressources invite à repenser notre relation à elle. Les Mapuche, « gens de la Terre », parlent le mapudungun, langue de la terre, et racontent que l’Univers commença par le Chrufken Ruka, « l’explosion de la chambre haute ». La maison traditionnelle, le ruka, construite collectivement, symbolise cette collaboration originelle. Leur drapeau illustre ces savoirs : le kultrun, percussion en demi-sphère, représente la Terre, le cercle l’infini, et y figurent les quatre points cardinaux, le soleil, la lune et les étoiles, autant de repères pour le machi, chaman qui lit les forces de l’univers transmises par Ngünechen, divinité de la vie. À l’instar des Mapuche, d’autres civilisations proposent des visions cosmogoniques et planétaires, révélant des équilibres entre mythes, arts et sciences. Cette sagesse invite à réfléchir à notre rapport à la Terre, à sa place dans l’univers, et à la responsabilité de préserver ses forces et cycles naturels, en commençant par questionner ce que sont réellement « planète » et « astre ».Lire la suiteGens et langue de la Terre…

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Pachamama, la voie de la Terre…

repère(s) :environnement

La Pachamama rappelle que l’environnement n’est ni un décor ni une simple ressource, mais une relation vivante dont nous faisons partie. Dans les cosmologies andines, la Terre nourrit à condition d’être reconnue, honorée et ménagée : recevoir oblige à rendre, prélever engage à réparer, habiter suppose de prendre soin. Ces pratiques ne relèvent pas du folklore, mais d’une éthique de la réciprocité fondée sur les limites et les interdépendances. À l’inverse, nos modèles contemporains tendent à fragmenter la Terre en gisements, surfaces productives ou externalités, dissociant l’usage de la responsabilité. Pollution, effondrement de la biodiversité et dérèglement climatique traduisent moins une ignorance qu’un déni de la vulnérabilité partagée. Or la question environnementale commence bien « en chacun » : dans les choix ordinaires comme dans les décisions collectives, mais aussi dans les récits que nous élaborons sur la Terre. Est-elle un stock à gérer ou un milieu à cohabiter ? Les cultures de la Terre-mère n’invitent pas à un retour en arrière, mais proposent un autre langage pour penser l’avenir, fondé sur l’attention, la gratitude et la limite. Reconnaître la Terre comme relation plutôt que comme objet engage une responsabilité à la fois intime et politique. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « terre » ?Lire la suitePachamama, la voie de la Terre…

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tambo

repère(s) :habiter

Un tambo est une structure inca construite le long des routes afin de servir de la nourriture et de fournir un logement aux voyageurs. D’autres ont été construits au fur et à mesure que les Incas amélioraient leurs routes, avec 2000 ou plus vers la fin de l’Empire Inca. Certains tambos n’étaient guère plus que des auberges, d’autres se sont…Lire la suitetambo

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Système social de l’Empire inca

repère(s) :société

Le système social de l’Empire inca est très organisé et hiérarchisé. Tout en haut de l’échelle, il y a l’empereur qui dirige son peuple avec une discipline de fer. Il est le Sepa Inca, qui signifie le Seul Inca et la succession au pouvoir se fait de père en fils. Ensuite, il y a la noblesse dont l’élite accède aux…Lire la suiteSystème social de l’Empire inca

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Sateré Mawé – Ivy Daure

repère(s) :humain

Un article a été relayé par le site Géo Environnement (20/05/20) au sujet de l’expérience d’une tribu en Amazonie. Les Sateré Mawé vivent près de Manaus, ils ont traité les symptômes de la covid à l’aide d’un savoir ancestral des plantes de la forêt. Les 15 familles vivant dans cette communauté ont été traitées à l’aide d’infusions de plantes aux…Lire la suiteSateré Mawé – Ivy Daure

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Règles et homicide : le pouvoir du sang chez les Yanomami…

repère(s) :santé

Chez les Yanomami du Haut-Orénoque (Venezuela), un même rituel unokãimou est appliqué aux filles qui ont leurs premières règles et aux auteurs d’homicide. Les deux situations sont pensées comme des transformations qui s’accompagnent d’une fragilisation de l’organisme. Dans les deux cas, les obligations rituelles assurent à la fois une protection efficace et la transition d’un statut à un autre. Le…Lire la suiteRègles et homicide : le pouvoir du sang chez les Yanomami…

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quipu

repère(s) :nombre

Un Quipu était un ancien outil de comptabilité utilisé par les Incas – et les sociétés qui les ont précédés – pour la tenue des comptes. Le mot Quipu vient de la langue quechua [écrit comme khipu] et signifie nœud. Les Quipus étaient utilisés depuis 2.500 a.C. et ont été utilisés jusqu’à la colonisation espagnole, car les colons les ont…Lire la suitequipu

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pututu

repère(s) :art

La présence et l’utilisation de pututu, instruments sonores taillés dans des conques marines, sont attestées pour les Andes centrales préhispaniques depuis le troisième millénaire av. J.-C. jusqu’à la chute de l’empire Inca (1532), en faisant ainsi l’un des plus anciens instruments connus pour cette zone géographique. Un dépôt exceptionnel de vingt pututu a été découvert à Chavín de Huántar, important…Lire la suitepututu

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Les Kogis s’y déplacent pieds nus…

repère(s) :société

Il faut parfois des heures voire des jours pour rejoindre les villages indigènes. Vous emprunterez le « camino real », le chemin principal ou « Bungula », et ses multiples bifurcations pour vous enfoncer un peu plus dans cet univers à part. Les Kogis s’y déplacent pieds nus, à pas rapides, mastiquant les feuilles de coca qu’ils transportent dans leurs…Lire la suiteLes Kogis s’y déplacent pieds nus…

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Le seul empire structuré comme tel dans l’histoire de l’Amérique du Sud

repère(s) :pouvoir

La civilisation inca est la plus célèbre de toutes les cultures d’Amérique latine qui ont précédé la colonisation. Elle se développe du XIIIe au XVIe siècle, ce qui en fait la dernière des cultures précolombiennes, dont elle incorpore tous les héritages et le savoir-faire traditionnel. C’est de plus le seul empire structuré comme tel dans l’histoire de l’Amérique du Sud,…Lire la suiteLe seul empire structuré comme tel dans l’histoire de l’Amérique du Sud

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Le serpent pour les Incas

repère(s) :espèces

Le serpent représentait l’infini pour les Incas. Le serpent symbolise le monde d’en bas ou le monde des morts (le Ukhu Pacha ). Quand les gens ont quitté le monde souterrain, ils ont rejoint cette autre dimension représentée par le serpent. Pour les Incas, le serpent représentait également la sagesse. Sur les murs du « Yachaywasi » (savoir des Maisons…Lire la suiteLe serpent pour les Incas

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Le puma pour les Incas

repère(s) :espèces

Le puma est un symbole de force, de sagesse et d’intelligence. Il représente le « Kay Pacha », un mot quechua qui signifie « le monde des vivants ». Ses caractéristiques sont la patience et la force. Le puma andin est la sous-espèce du puma qui habite les territoires de l’Amérique du Sud. Le puma s’est adapté aux zones tropicales…Lire la suiteLe puma pour les Incas

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Le passé devant soi

repère(s) :temps

Parler de ce qui est ‘’derrière’’ pour évoquer le passé et de ce qui est ‘’devant’’ pour désigner l’avenir semble d’une évidence toute universelle. Pourtant, il y a au moins un peuple qui échappe à la règle : les Aymaras d’Amérique du Sud. Leur représentation du temps est l’inverse de la nôtre, explique Rafael Nuñez, chercheur en sciences cognitives à…Lire la suiteLe passé devant soi