« Ne pas voir le mal, Ne pas entendre le mal, Ne pas dire le mal » Au sanctuaire Tōshō-gū de Nikkō日光東照宮 Du 17ème siècle Stand les trois singes 三猿 Mizaru 見ざる, couvre ses yeux, ne voyant aucun mal. Kikazaru聞かざる, se bouche les oreilles, n’entendant pas le mal. Iwazaru言わざる, couvrant sa bouche, ne disant pas le mal ».Lire la suiteLes trois singes savants
Pantopique : Japon
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Pendant la Seconde guerre mondiale, les communications codées furent cruciales, et c’est dans le Pacifique que les Navajos jouèrent un rôle unique. Appartenant aux langues athapascanes de la famille na-dené, leur langue fut utilisée par 421 « code talkers » pour créer un code impossible à déchiffrer pour les Japonais. Proposé par Philip Johnston en 1942, le projet exploitait la complexité grammaticale et phonétique du navajo. Deux techniques étaient employées : utiliser des mots entiers pour désigner des objets militaires, comme A-YE-SHI (« œufs ») pour « bombes » ou LO-TSO (« baleine ») pour « navire de guerre », ou épeler lettre par lettre avec des mots codés, par exemple A comme « Ant » → WOL-LA-CHEE. Cette innovation linguistique permit de sécuriser les communications et eut un impact stratégique majeur dans le théâtre du Pacifique.Lire la suiteLes « Code talkers » navajos…
Nous voici à Nibutani ニプタニ, près de Biratori ピラ・ウトゥル (平取町) sur l’île de Hokkaidō, au Japon, célèbre depuis 1992 pour son centre culturel aïnou. Les Aïnous, アィヌ, terme signifiant « humain » dans leur langue, sont un peuple ayant précédé les populations de Yamato, attaché à ses croyances, aux kamuy カムィ et au culte de l’ours, ainsi qu’à ses épopées, les yukar ユカㇻ, et parlant la langue aïnoue, isolat transcrit en version katakana. Nibutani rend hommage à Shigeru Kayano 萱野, dont le musée Kayano Shigeru Nibutani Ainu Museum 萱野茂二風谷アイヌ資料館 conserve des éléments de la culture aïnoue qu’il collectionna toute sa vie. Premier représentant aïnou au parlement japonais, il incarna le combat pour la pérennité des valeurs traditionnelles. Cette lutte souligne l’importance de la sauvegarde des langues : malgré un nombre conséquent de personnes d’ascendance aïnoue, les locuteurs de la langue sont extrêmement rares, plaçant celle-ci en situation critique et rappelant que préserver la langue est préserver l’âme d’un peuple.Lire la suiteAu contact des Aïnous…
Pac-Man® est un jeu vidéo d’arcade développé par Namco et sorti en 1980. Créé par Toru Iwatani, le jeu est rapidement devenu un phénomène mondial, en partie grâce à son gameplay simple mais addictif. Le joueur contrôle Pac-Man®, une petite créature jaune qui doit naviguer dans un labyrinthe en mangeant des pastilles tout en évitant des fantômes. Pac-Man® est emblématique…Lire la suitePac-Man®
The Legend of Zelda® est une série de jeux vidéo d’aventure développée par Nintendo, débutée en 1986. Le jeu suit les aventures du héros Link, qui doit sauver le royaume d’Hyrule et sa princesse, Zelda, souvent des griffes du maléfique Ganon. The Legend of Zelda a été acclamé pour son mélange d’exploration, de résolution d’énigmes, et de combat, ainsi que…Lire la suiteLegend of Zelda®
Super Mario® est une série de jeux vidéo développée par Nintendo, avec son premier jeu sorti en 1985 sous le titre Super Mario Bros.. Le personnage principal, Mario, est un plombier italien qui parcourt divers mondes pour sauver la princesse Peach du méchant Bowser. Créée par Shigeru Miyamoto, la série Super Mario® est l’une des franchises de jeux vidéo les…Lire la suiteSuper Mario®
Morihei Ueshiba (1883-1969) – Fondateur de l’aïkido, un art martial japonais centré sur la non-violence et la résolution pacifique des conflits. Ueshiba a développé l’aïkido en fusionnant des éléments de diverses disciplines martiales, mettant l’accent sur l’utilisation de l’énergie et la neutralisation des attaques. Surnommé « Ōsensei » (le Grand Maître), Ueshiba a également intégré des principes spirituels et philosophiques dans la…Lire la suiteMorihei Ueshiba
Maki Kaji (1951-2021) découvre le principe de ce qu’il allait renommer « sudoku » dans un magazine américain au début des années 1980, suite à la création du « Number Place » par Howard Garns (1905-1989). Renvoyant à une histoire plus ancienne, il fait écho à l’illustre carré dit SATOR, carré magique dont on trouve un exemple à Pompéi, composé des cinq mots suivants ayant donné lieu à diverses interprétations : sator : « laboureur » (ou « créateur »); arepo (controv.); Tenet « [il/elle] tient »; opera : « œuvre »; rotas : « roues, cycle ». Si les exemples de carrés magiques sont nombreux, de la Chine à l’Inde ou au monde arabe, le passage aux arrangements numériques sans répétition sur une même ligne ou colonne serait du fait de Léonard Euler (1707 – 1783). Le terme de sūdoku renvoie quant à lui plus complètement à « Sūji wa dokushin ni kagiru » 数字は独身に限る, soit « chiffre limité à un seul », ce qui est bien son cas puisqu’il s’agit de résoudre une énigme à neuf chiffres, chacun d’eux ne figurant qu’une seule fois sur une ligne ou une colonne d’un carré à 9 x 9 cases.Lire la suiteMaki Kaji et le sudoku…
Créé en décembre 1947 Sur l’idée de Masahiko Urano, Premier directeur de la Fondation culturelle de Gunma Rendant hommage à la richesse de la préfecture de Gunma Compilé en 45 cartes dessinées par Tatsuo Omi Textes au dos écrits par Kiyoyasu Maruyama Voici les Jomo-Karuta 上毛 かるた Pour le bonheur des plus jeunes et de leurs aînésLire la suiteJomo Karuta
« Nakasendô » 中山道 La route centrale de la montagne中 山 道. Également appelée Kisokaidō 木曾街道 L’une des cinq routes de la période Edo. reliant Edo à Kyoto. Magome-juku 馬籠宿 quarante-troisième des soixante-neuf stations Lieu de naissance de l’auteur Shimazaki Tōson島崎 藤村 »Lire la suiteNakasendô
« Le calme au bord du lac » « Souvenirs d’été » « Chanson des quatre saisons »… Les routes mélodiques メロディーロード à Gunma… A l’origine, une sorte d’heureux hasard Les marques laissées par un bulldozer dans une route. Créant un air inattendu quand on roule dessus. Puis de nombreuses créations ici et là. Hokkaido, Shizuoka, Ehime, Oita… Et Gunma où de nombreuses routes ont été…Lire la suiteRoutes de la mélodie
Ginza 銀座 – Un quartier de Tokyo, quartier huppé situé au cœur de Tokyo, au Japon, renommé pour ses boutiques de luxe, ses grands magasins, ses restaurants élégants et sa vie nocturne animée. C’est l’un des districts les plus prestigieux de la capitale japonaise, où se côtoient des marques de mode de renom, des galeries d’art, des théâtres et des…Lire la suiteGinza
« Teru teru bôzu » « »Shine shine monk » ». Une petite poupée traditionnelle faite à la main Pour faire venir le beau temps ou arrêter la pluie Il y a un warabe uta Chanson pour enfants (1921) Une chanson traditionnelle japonaise Écrit par Kyoson Asahara Et composé par Shinpei Nakayama Shinpei Nakayama (1887 – 1952) Né à Nagano Nakano-city Teru-teru-bōzu, teru bōzu (Teru-teru-bōzu,…Lire la suiteTeru teru bôzu
La bouteille en plastique, dès sa naissance, est promise à la fin de son cycle de vie : parfois recyclée, souvent rejetée, elle rejoint trop fréquemment la masse des déchets. Cette logique interroge notre rapport au gaspillage, que certaines cultures ont longuement questionné. Au Japon, le terme mottainai exprime à la fois « quel gâchis » et une invitation morale à respecter les ressources. Hérité notamment de l’époque d’Edo, il s’applique aux objets du quotidien : jeter des sandales pour une lanière cassée, un vêtement devenu trop grand ou une tasse fissurée serait mottainai. Cette éthique se prolonge dans des pratiques comme le furoshiki, tissu réutilisable pour transporter ou emballer, ou le kintsugi, art de réparer les poteries en valorisant leurs fêlures plutôt qu’en les dissimulant. Autant de rappels qu’une autre relation aux objets, aux matières et à l’environnement est possible, fondée sur la sobriété, la gratitude et la réparation plutôt que sur l’abandon. Face à l’ampleur des déchets contemporains, cette sagesse invite à repenser nos usages et nos responsabilités. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « déchet » ?Lire la suiteMottainai : Quel gaspillage !
Kami-no-Yu 神の湯 (« l’eau des dieux ») Avec des carreaux représentant des hérons, car ces oiseaux sont censés avoir trouvé les sources d’eau chaude originales. La patte blessée d’une aigrette est soignée et guérie dans ces eaux. Et Tama-no-Yu 魂の湯 (« eau des esprits ») Avec des carreaux de granit et de marbre Yushinden 又新殿 construit en 1899 pour la famille impériale. Lieu de…Lire la suiteDōgo Onsen
Art floral japonais traditionnel qui se concentre sur la création de compositions florales équilibrées et esthétiques. Appelé également kado ou « la voie des fleurs », l’ikebana vise à évoquer l’harmonie entre la nature, l’homme et l’espace qui les entoure. Les arrangements d’ikebana sont caractérisés par leur simplicité, leur élégance et leur respect des éléments naturels. Chaque composition est soigneusement conçue en…Lire la suiteikebana
Style de danse apparu au Japon en 1959 avec Tatsumi Hijikata (1928-1986) – Mettant en scène le corps nu (souvent peint de blanc), visant un art minimal, cet art explore dans la lenteur des gestes et un grotesque grimaçant, les contradictions d’une époque issue de l’ère atomique, dans un monde en lambeaux et en recomposition.Lire la suitebutō
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Le Koromogae désigne une pratique traditionnelle japonaise correspondant au changement saisonnier des vêtements, organisé selon un calendrier précis. Issu de la cour impériale de l’époque de Heian, ce rituel consistait à adapter les étoffes, les couleurs et les superpositions vestimentaires aux variations climatiques et symboliques des saisons. Le vêtement n’y est pas seulement fonctionnel, mais porteur d’une forte valeur esthétique,…Lire la suitekoromogae
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Forme traditionnelle de comédie narrative japonaise, où un conteur assis sur scène raconte des histoires humoristiques avec une gestuelle minimale et l’utilisation de seulement un éventail et un petit coussin pour représenter différents personnages. Le conteur, appelé rakugoka, utilise des changements de ton, de voix et des mimiques subtiles pour donner vie aux récits. Les histoires sont souvent humoristiques, basées…Lire la suiterakugo
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Moines mendiants japonais du bouddhisme Zen, également connus sous le nom de bonzes chanteurs. Originaires de l’ère médiévale, ces moines itinérants étaient souvent aveugles et jouaient du biwa, un instrument à cordes japonais, tout en chantant des épopées narratives. Les biwa hoshi étaient réputés pour diffuser des récits épiques et des enseignements bouddhistes lors de leurs déplacements à travers le…Lire la suitebiwa hoshi
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org


















