Nikolaj Grundtvig (1783-1872) est l’une des figures intellectuelles et spirituelles majeures du Danemark au XIXᵉ siècle, à la fois pasteur luthérien, théologien, poète, historien et réformateur éducatif. Né dans une famille pastorale, il développe très tôt un intérêt profond pour la mythologie nordique, l’histoire scandinave et la langue danoise, qu’il contribue à revitaliser par ses écrits et ses hymnes. Sa…Lire la suiteNikolaj Grundtvig
Pantopique : Europe
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Maria Tecla Artemisia Montessori dite Maria Montessori (1870-1952) – Educatrice et médecin italienne, connue pour son approche révolutionnaire de l’éducation, appelée la méthode Montessori. Elle a fondé cette méthode basée sur l’idée que les enfants ont une capacité innée d’apprendre et de se développer de manière autonome. Montessori a créé un environnement d’apprentissage structuré qui encourage l’exploration, l’indépendance et l’autodiscipline.…Lire la suiteMaria Montessori
John Amos Comenius (1592-1670) est un érudit, pédagogue et théologien morave, souvent considéré comme le père de l’éducation moderne. Il a prôné des méthodes éducatives basées sur le plaisir d’apprendre, l’utilisation d’images et de manuels, et la compréhension des besoins individuels des élèves. Comenius a développé des idées révolutionnaires sur l’instruction précoce, la formation des enseignants et la création d’un…Lire la suiteJohn Amos Comenius
Geoffrey Hinton, né en 1947 à Wimbledon, Royaume-Uni, est l’un des pères fondateurs de l’apprentissage profond. Psychologue de formation et informaticien, il a marqué les années 1980 avec ses travaux sur les réseaux neuronaux artificiels, notamment en co-développant l’algorithme de rétropropagation. Après des années de scepticisme autour de ces techniques, il a connu une reconnaissance mondiale à partir des années…Lire la suiteGeoffrey Hinton
Le droit de vote a une riche histoire, surtout lorsqu’on le lit au prisme féminin. La Nouvelle-Zélande l’instaure en 1893, suivie de l’Australie en 1903, bien que les femmes aborigènes n’y soient incluses qu’en 1962. La Finlande en 1906 voit les premières femmes élues à l’Eduskunta, puis les États-Unis suivent, avec Washington en 1910, la Californie en 1911, l’Arizona, l’Arkansas, l’Alaska… Parmi celles qui ont mené ce combat, Emmeline Pankhurst, née Goulden en 1858 au Royaume-Uni, joue un rôle majeur. Initiée très tôt aux idées politiques, mariée à Richard Pankhurst, elle fonde en 1903 l’Union sociale et politique des femmes (WSPU). Face aux blocages, elle et ses filles se radicalisent, participant à des manifestations bruyantes et à des actions spectaculaires : bris de fenêtres, sabotage, incendies, ce qui leur vaut le surnom de « suffragettes ». Emmeline est emprisonnée à plusieurs reprises et milite pendant la Première Guerre mondiale pour soutenir l’effort national, ce qui favorise la reconnaissance de leur combat : en 1918, les femmes de plus de 30 ans obtiennent le droit de vote au Royaume-Uni. Elle meurt en 1928, un mois avant que le droit soit étendu aux femmes de plus de 21 ans.Lire la suiteEmmeline Pankhurst, suffragette
Norvège, Suède, Finlande et péninsule de Kola en Russie… tels sont les pays où vivent traditionnellement les Samis, à ne pas appeler Lapons, même si l’une des appellations de leur territoire, la Laponie, y invite, car ce terme viendrait du suédois lapp, désignant des « porteurs de haillons ». Leurs langues appartiennent à la famille finno-ougrienne et plus largement ouralienne, réparties en neuf zones linguistiques. Venus vraisemblablement de l’est, des terres sibériennes, il y a environ 4000 ans, ils se sont implantés par vagues successives. Leurs activités anciennes de pêche et de chasse de rennes sauvages se transformèrent en élevage, menacées aujourd’hui par l’exploitation minière, la sylviculture, l’urbanisation et le réchauffement climatique. Leurs objets culturels, comme la kuksa, tasse en bois de bouleau, ou le gákti, vêtement coloré reflétant la nature, l’eau, le soleil et l’amour, témoignent d’un artisanat vivant, le duodji. À cela s’ajoutent le guksi, couteau traditionnel, le joik, chant associé à des personnes ou lieux, le luohti, poésie chantée, et le lávvu, tente temporaire pour l’élevage des rennes. Ces héritages ne sont pas des pièces de musée, mais l’expression d’une vie à respecter et défendre.Lire la suiteBienvenue chez les Samis
Samis, également appelés Lapons [terme néanmoins péjoratif] – Peuple finno-ougrien autochtone vivant principalement dans la région arctique du Sapmi, qui s’étend sur la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie. Ils ont une culture distincte, avec des langues same et des traditions ancestrales liées à l’élevage de rennes, à la pêche et à la chasse. Les Samis sont connus…Lire la suiteSamis
Les Daces étaient un ancien peuple indo-européen qui habitait la région des Carpates et des Balkans pendant l’Antiquité. Connus principalement à travers les écrits des historiens romains, tels que Tacite, les Daces étaient réputés pour leur résistance face à l’expansion romaine. Sous le règne de l’empereur romain Trajan au début du IIe siècle, les Daces, dirigés par le roi Decebalus,…Lire la suiteDaces
Minecraft® est un jeu vidéo de type « bac à sable » développé par Mojang Studios et créé par Markus Persson, sorti officiellement en 2011. Le jeu offre un monde ouvert où les joueurs peuvent explorer, extraire des ressources, fabriquer des objets, et construire des structures à partir de blocs en pixel art. Grâce à son gameplay innovant et sa capacité à…Lire la suiteMinecraft®
Les Jeux Olympiques antiques, Ὀλυμπιακοὶ Ἀγώνες, débutèrent en 776 av. J.-C., ouvrant non seulement le calendrier olympique mais aussi le calendrier grec. D’autres compétitions existaient : les Jeux isthmiques à Corinthe en l’honneur de Poséidon, les Jeux pythiques ou delphiques célébrant Apollon par des concours musicaux, et les Jeux néméens en mémoire des guerriers morts pour la patrie. Les Olympiques honoraient Zeus et comprenaient épreuves équestres et gymniques, certaines très dures comme le pancrace, et bénéficiaient de la trêve olympique. Ces jeux cessèrent sous l’empereur Théodose à la fin du IVe siècle. Ils furent relancés par Pierre de Coubertin en 1896 à Athènes avec 14 pays et plus de 200 athlètes, hommes uniquement, les femmes entrant quatre ans plus tard. Les symboles modernes incluent la flamme, le drapeau aux cinq anneaux, la devise Citius, Altius, Fortius due à Henri Didon, l’hymne olympique et, depuis 1968, les mascottes. Loués et parfois critiqués, les J.O. reflètent les enjeux de chaque époque, et la périodicité de quatre ans, initiée dans la Grèce antique, reste la règle, sauf interruptions dues aux guerres.Lire la suiteJeux Olympiques…
Le Ladakh à l’époque coloniale… Sous la suzeraineté britannique, le Ladakh demeure une région périphérique, enclavée et difficile d’accès, en raison de son relief montagneux et de ses conditions climatiques extrêmes. Les autorités coloniales britanniques s’y intéressent principalement pour des raisons stratégiques, liées à sa position aux confins de l’Asie centrale et à la proximité des frontières chinoises, dans le…Lire la suitePetite Histoire du Ladakh [6]
La bouteille en plastique ne dure pas longtemps, et sa nature même l’y contraint ; mais qu’en est-il de notre rapport à la durée et au renouvellement du monde ? Comment trouver un équilibre face à l’impermanence ? Héraclite, natif d’Éphèse, nous rappelle que « nul ne se baigne deux fois dans le même fleuve », tandis que le bouddhisme souligne que l’attachement aux choses éphémères engendre la souffrance, concept nommé anicca en pāli ou anitya en sanskrit. Cette idée traverse notre réflexion sur le changement, qu’il s’agisse du monde, de l’environnement, de la justice ou du langage : que devons-nous changer, selon quels axes, que conserver ou revisiter ? Tout au long de la vie, tension entre attachement et remise en cause façonne nos équilibres, parfois fragiles, parfois durables. Dans un contexte de dérèglement climatique, de mutations numériques et d’évolution sociale, comprendre et vivre le changement devient essentiel. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition du « changement » ?Lire la suiteDe l’impermanence…
« L’or du Nord », « l’or rouge », « les larmes des dieux », l’elektron des Grecs : l’ambre fascine depuis la nuit des temps. Résine fossile aux inclusions figées dans l’éternité, elle traverse mythes et civilisations : présente dans la tombe de Toutankhamon comme au sanctuaire de Delphes, liée au mythe de Phaéton dont les sœurs pleurent des larmes d’ambre, étudiée par Thalès pour ses propriétés électrostatiques, prisée à Rome pour ses vertus protectrices et esthétiques. Des rivages de la Baltique aux légendes lituaniennes de la déesse Juraté, l’ambre a nourri croyances et imaginaire. Moins connues que les routes de la soie, les routes de l’ambre ont pourtant structuré durant des siècles un commerce reliant la mer Baltique à la Méditerranée, sous l’égide de ports hanséatiques, de puissances militaires et de centres artistiques comme Venise. À cette histoire s’ajoutent d’autres gisements, de la République dominicaine au Chiapas, du Myanmar à l’Arctique.Lire la suiteLes routes de l’ambre
Hallstatt – Un village au bord d’un lac dans le Salzkammergut autrichien (culture de Hallstatt) – Mine de sel. Hallstatt est un village situé dans la région montagneuse des Alpes autrichiennes. Hallstatt est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de son histoire riche remontant à l’âge du fer. Le village est niché au bord du lac Hallstätter, entouré…Lire la suiteHallstatt
En 2007 fut lancée une initiative mondiale visant à revisiter le concept des « Sept merveilles du monde », constatant que parmi les merveilles antiques, seule la pyramide de Khéops subsiste encore aujourd’hui. Les autres ont disparu au fil des siècles, victimes d’incendies, de pillages, de séismes ou du temps : la statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Éphèse, les énigmatiques jardins suspendus de Babylone, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie. Le vote planétaire de 2007 a ainsi consacré sept nouveaux sites emblématiques : le Colisée de Rome, le Taj Mahal, la Grande Muraille, Pétra, Chichén Itzá, le Machu Picchu et le Christ Rédempteur de Rio. Cette liste, forcément subjective, rappelle surtout l’extraordinaire richesse du patrimoine mondial et la difficulté de le réduire à quelques symboles.Lire la suiteLes sept merveilles…
Hespérides Ἑσπερίδες – Dans la mythologie grecque, traditionnellement trois mais selon des auteurs différents, peut-être quatre, sept voire même onze nymphes du soir et du soleil couchant. Elles résident près des montagnes de l’Atlas (Afrique du Nord) – Selon certaines légendes, le titan Atlas est leur père – On leur a attribué la tâche de prendre soin d’un jardin (ou…Lire la suiteHespérides
En 1859, le naturaliste français Henri Mouhot s’enfonce dans la jungle cambodgienne et découvre, au fil d’une végétation dense, d’imposantes ruines de pierre : l’ancienne cité d’Angkor. Salué comme son « redécouvreur », il n’en fut pourtant ni le premier ni le seul témoin, car le site n’avait jamais totalement disparu de la mémoire locale. Capitale de l’empire khmer du IXe au XVe siècle, Angkor connut cinq siècles d’essor avant sa chute en 1431 face au royaume d’Ayutthaya. Son architecture remarquable se distingue par les temples-montagnes, pyramides symbolisant le mont Meru, centre de l’univers dans l’hindouisme, tandis que le bouddhisme y laissa aussi son empreinte, notamment avec les visages souriants et compassionnels du Bayon. La puissance d’Angkor reposait enfin sur une maîtrise exceptionnelle de l’eau, grâce à d’immenses réservoirs et canaux exploitant la mousson. Si centrale pour l’identité khmère, Angkor Vat figure encore aujourd’hui sur le drapeau du Cambodge. Morale de l’histoire : en observant les grandes cités du passé, nous trouvons souvent des clés précieuses pour penser nos propres défis urbains.Lire la suiteAngkor et les temples-montagnes
Ella Maillart (1903-1997) – Aventurière, écrivaine et photographe suisse renommée. Connue pour ses voyages intrépides à travers l’Asie et d’autres régions du monde, elle a acquis une renommée particulière pour son périple en 1935-1936 en Asie centrale, qu’elle a documenté dans son livre « Oasis interdites ». Maillart était également une navigatrice accomplie et a participé à deux reprises à la Transat…Lire la suiteElla Maillart
Alexandra David-Néel (1868 – 1969) – Exploratrice, écrivaine, orientaliste et bouddhiste française. Elle est surtout connue pour ses voyages en Asie centrale et au Tibet, ainsi que pour être la première femme occidentale à avoir pénétré dans la cité interdite de Lhassa au Tibet en 1924. David-Néel a écrit de nombreux livres sur ses voyages, ses études bouddhistes et ses…Lire la suiteAlexandra David-Néel
Fernand de Magellan (1480-1521) – Explorateur portugais au service de l’Espagne. Il est célèbre pour avoir dirigé la première expédition maritime qui a accompli le tour du globe, bien qu’il n’ait pas survécu à l’ensemble du voyage. Parti en 1519 avec une flotte de cinq navires, Magellan a traversé le détroit qui porte aujourd’hui son nom, reliant l’océan Atlantique à…Lire la suiteFerdinand Magellan




















