Parmi les grandes figures de l’histoire religieuse de l’Himalaya, Tsongkhapa occupe une place singulière. Né en 1357 dans la région de l’Amdo, au nord-est du Tibet, il est connu en tibétain sous le nom de ཙོང་ཁ་པ་ (Tsong kha pa), « l’homme de la vallée des oignons », en référence à sa région natale. Derrière cette appellation modeste se cache l’un…Lire la suiteTsongkhapa, le réformateur qui redonna souffle au bouddhisme tibétain
Pantopique : éducation
Comment les systèmes éducatifs émergent-ils, évoluent-ils et s’adaptent-ils aux besoins changeants des sociétés ? Comment les cultures du monde influencent-elles les approches éducatives, intégrant des valeurs, des coutumes et des perspectives uniques dans les programmes d’apprentissage ? Comment l’accès à l’éducation, qu’il soit équitable ou inégal, influence-t-il les opportunités et les perspectives d’avenir des individus, façonnant ainsi les dynamiques sociales et économiques ? Comment les technologies de l’information et de la communication transforment-elles les modalités d’enseignement, créant des opportunités tout en soulignant les disparités d’accès aux ressources éducatives ? Comment les différentes cultures valorisent-elles les formes d’apprentissage informel, mettant en lumière la diversité des connaissances et des compétences transmises en dehors du cadre académique ? Comment l’éducation peut-elle être un vecteur de préservation des langues et des traditions culturelles, tout en favorisant la compréhension interculturelle et la tolérance ? Comment les systèmes éducatifs abordent-ils les enjeux contemporains, tels que l’éducation inclusive, la diversité sexuelle, et la formation aux compétences du XXIe siècle ? Comment l’éducation devient-elle un instrument d’émancipation individuelle et de transformation sociale, contribuant à l’autonomisation des individus et à la construction de sociétés plus justes et éclairées ?…
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Avant Nāropa, il y a Tilopa. Né en Inde orientale, Tilopa (vers 988–1069) est considéré comme l’un des grands maîtres tantriques à l’origine de la lignée Kagyu du bouddhisme tibétain. Sa vie, comme celle de nombreux maîtres du Mahāsiddha indien, mêle histoire et récits hagiographiques. Tilopa renonce progressivement à la vie ordinaire et reçoit des enseignements de plusieurs maîtres et…Lire la suiteTilopa, à l’origine de la lignée Kagyu
Parmi les grandes traditions du bouddhisme tibétain, la plus ancienne porte un nom évocateur : རྙིང་མ་ (Rnying ma), généralement traduit par « les Anciens ». Que l’on ne s’y trompe pas cependant. Cette appellation ne désigne pas un âge d’or figé dans le passé, mais la volonté de préserver les premiers enseignements introduits au Tibet au VIIIᵉ siècle par Guru…Lire la suiteNyingma, la mémoire des Anciens
Parmi les grands noms du bouddhisme himalayen, peu sont aussi respectés que Nāropa (1016–1100). Bien qu’il n’ait jamais parcouru les vallées du Ladakh, son influence y demeure immense, car une grande partie des enseignements transmis dans les monastères de tradition Kagyu remontent directement à son œuvre. Les portraits qui ornent les salles de prière le représentent souvent assis en méditation,…Lire la suiteNāropa, le maître qui fit de l’expérience la véritable connaissance
Avec Milarepa (1040–1123) la transmission de Tilopa et de Nāropa prend une forme profondément tibétaine. Milarepa connaît une jeunesse marquée par la perte de son père, les conflits familiaux et la spoliation de ses biens. Dans sa quête de vengeance, il apprend des pratiques magiques et commet des actes qu’il regrettera profondément. Cherchant ensuite à transformer cette vie, il rencontre…Lire la suiteMilarepa, transformer ses erreurs
Quelques générations après Tilopa, la transmission quitte progressivement l’Inde pour prendre racine au Tibet. Son grand passeur est Marpa Chökyi Lodrö (1012–1097), né au Tibet. Marpa n’est pas un moine retiré du monde. Il est traducteur, voyageur, agriculteur et maître de maison. Animé par le désir d’acquérir les enseignements les plus profonds, il entreprend plusieurs voyages extrêmement difficiles en Inde…Lire la suiteMarpa, acquérir les enseignements
Au sein du bouddhisme tibétain, chaque grande école possède sa sensibilité propre. L’école དགེ་ལུགས་ (Dge lugs), généralement appelée Gelug, est souvent associée à la rigueur intellectuelle, à la discipline monastique et à l’étude approfondie des textes. Fondée à la fin du XIVᵉ siècle, elle s’est progressivement imposée comme l’une des principales traditions religieuses de l’Himalaya. Le terme Gelug signifie littéralement…Lire la suiteL’École Gelug, la voie de la discipline et de l’étude
Après Milarepa, la transmission entre dans une nouvelle étape avec Gampopa (1079–1153), l’un des maîtres les plus importants de l’histoire du bouddhisme tibétain. Né au Tibet, Gampopa commence sa vie comme médecin et devient moine dans la tradition Kadampa, héritière des enseignements d’Atīśa. La mort de son épouse et de son enfant bouleverse profondément son existence. Il se tourne alors…Lire la suiteGampopa, et la synthèse
Après Gampopa, la tradition Kagyu se développe à travers plusieurs lignées. L’une des plus importantes est fondée par Düsum Khyenpa (1110–1193), disciple de Gampopa et futur premier Karmapa. Son nom tibétain, Düsum Khyenpa, signifie « Celui qui connaît les trois temps » : le passé, le présent et le futur. Né au Tibet, Düsum Khyenpa étudie auprès de plusieurs maîtres…Lire la suiteDüsum Khyenpa, celui qui connaît les trois temps
Lorsque l’on parcourt le Ladakh, l’on découvre rapidement que nombre des plus grands monastères appartiennent à une même tradition : l’école Drukpa Kagyu, en tibétain འབྲུག་པ་བཀའ་བརྒྱུད་ (‘Brug pa Bka’ brgyud). Depuis plus de quatre siècles, cette lignée spirituelle accompagne les grandes fêtes monastiques, inspire les pratiques méditatives et entretient un lien étroit avec l’ancienne dynastie des Namgyal, qui en fit…Lire la suiteDrukpa Kagyu, la voie du Dragon du Tonnerre
Kiryu-Tenmangū Shrine (桐生天満宮) is a branch of Kyoto/Kitano Tenmangū Shrine and one of the five major shrines in the Kanto region, where it serves as the guardian shrine of the city of Kiryu. This shrine has a long history. According to its records, it was built to worship the deity Amano Hohi no Mikoto, before later becoming a Tenmangu dedicated to the deity Sugawara no Michizane at the beginning of the Northern and Southern Courts period. (…) Furthermore, although Tenmangu is commonly known as the “god of learning,” the blessings of this shrine are not limited to that alone. Kiryu, whose scenic beauty has long been renowned, occupies an ideal location from a feng shui perspective. In other words, this place can be described as a kind of spiritual epicenter. In accordance with feng shui practices, the main shrine houses the four gods Seiryu, Byakko, Suzaku, and Genbu, positioned respectively in the east, west, south, and north. Their many blessings, drawn from the energy of heaven and earth, include business prosperity, family well-being, good health, happiness, and fortune, as well as protection from disasters.Lire la suiteKiryu-Tenmangū (Kiryu)
Fondée en 1808 par Isaac Rodrigues-Henriques, la Philomathique de Bordeaux est le fruit du siècle des Lumières. Initialement, l’école avait pour mission de promouvoir le savoir et de diffuser les connaissances scientifiques et techniques parmi les élites bordelaises. Le nom même de « Philomathique », issu des racines grecques « philo » (aimer) et « mathique » (les sciences), traduit…Lire la suitePhilomathique de Bordeaux
Alcide Bontou est un cuisinier et professeur de cuisine originaire de Bordeaux, né Jean-Félix Desplanques en 1835 et décédé à Pessac en 1911. Héritier d’une famille de restaurateurs bordelais, il a d’abord travaillé avec son père au restaurant familial de la rue de la Porte Dijeaux avant d’en devenir le propriétaire dans les années 1880. Reconnu localement puis au-delà, Bontou a participé à diverses expositions internationales où il a été récompensé pour ses conserves culinaires, notamment de gibiers et de cèpes. Il a également été une figure importante du milieu professionnel en fondant en 1874 le syndicat des hôteliers, limonadiers et restaurateurs de Bordeaux et du Sud-Ouest, dont il fut le premier président. Sa notoriété repose surtout sur son Traité de cuisine bourgeoise bordelaise, publié en 1898 et réédité de nombreuses fois. Parallèlement à ses publications, il a donné des cours de cuisine à Bordeaux et s’est impliqué dans l’enseignement au sein de la société philomathique locale. Considéré par certains, comme le gastronomique Curnonsky, comme un grand chef et fin gourmet, il est parfois surnommé le « Vatel bordelais ».Lire la suiteAlcide Bontou
Charles Jean Pierre Louis Fieffé Montgey de Lièvreville, dit Charles Fieffé (1792-1857), est une figure bordelaise du XIXᵉ siècle, à la fois adjoint au maire et mécène engagé dans la vie civique et intellectuelle locale. Issu d’une famille impliquée dans les affaires publiques, il participa activement aux institutions municipales et aux sociétés savantes. Sa postérité tient surtout au legs important qu’il fit à la ville de Bordeaux afin de soutenir l’éducation et la diffusion du savoir. Une part essentielle de cette donation permit la construction, en 1869, du bâtiment de la Société philomathique de Bordeaux, au 66 rue de l’Abbé de l’Épée. Cet édifice devint un centre d’enseignement professionnel dédié aux sciences appliquées et aux métiers d’art. Par son engagement financier et moral, Fieffé contribua durablement au développement culturel et pédagogique de la ville.Lire la suiteCharles Fieffé
« Je dis, dieu de la guerre, l’interrompit le visiteur, que je remercie cette cité de m’avoir tant appris. Je dis, mes amis, que les Hommes ne sont pas encore prêts à se servir de ce fil pour un amour qu’ils ne veulent pas tous entendre. Mais une étape intermédiaire pourrait cependant leur permettre d’y accéder car vous nous permettez…Lire la suite43. Les Hommes ne sont pas encore prêts…
L’étranger pressentant l’importance de sa réponse, demeura silencieux. Le dieu de la guerre reformula donc la question de manière plus incisive: « Qu’es-tu venu chercher en ces lieux? » lança-t-il non sans avoir élevé la voix. « Je suis venu apprendre. » répondit le visiteur dont le visage s’était subitement illuminé.Lire la suite08. L’étranger…
« Apprendre, reprit l’autre quelque peu interloqué. Mais apprendre quoi?! » « Je suis venu apprendre à apprendre », poursuivit le visiteur, dont le cœur se faisait toujours plus léger. Le dieu de la guerre, au torse puissant, prêt à toutes sortes de combat, trouva celui-ci de bien médiocre espèce.Lire la suite09. Apprendre à apprendre…
Élément central de la culture bouddhiste coréenne, le Yeongsanjae commémore la transmission du Sûtra du Lotus par Bouddha sur le pic du Vautour, en Inde, qui contient les messages philosophiques et spirituels du bouddhisme et développe l’autodiscipline chez ses adeptes. Le Yeongsanjae débute par l’accueil rituel de tous les saints et esprits qui peuplent la terre et les cieux et il s’achève par un rituel d’adieu illustrant les règles du royaume de Bouddha dans l’au-delà, avec des chants, des ornements solennels et diverses danses rituelles, comme la danse des cymbales, la danse du tambour et la danse de l’habit de cérémonie. Les autres temps forts de la cérémonie sont la purification rituelle, la cérémonie accompagnant le service du thé, le repas de riz offert à Bouddha et aux Bodhisattvas, le sermon invitant l’assemblée à trouver la porte de la vérité et le repas rituel à la louange des morts entrés dans le royaume céleste… (…)Lire la suiteLe Yeongsanjae
Cette ville ancienne, avec sa prestigieuse université, est située au nord-ouest de Madrid. Conquise par les Carthaginois au IIIe siècle av. J.-C., puis ville romaine, elle passa ensuite sous la domination des Maures jusqu’au XIe siècle. Son université qui est l’une des plus anciennes d’Europe a atteint son apogée durant l’âge d’or de Salamanque. Le centre historique de la ville renferme d’importants monuments romans, gothiques, mauresques, Renaissance et baroques. La Plaza Mayor, avec ses galeries et ses arcades, est particulièrement imposante.Lire la suiteVieille ville de Salamanque
On fait remonter la fondation de l’Université de Constantinople à la création du Pandidakterion (Πανδιδακτήριον) par l’empereur Théodose II le 27 février 425. Si d’aucuns ne lui reconnaissent pas tous les critères d’une Université, mais davantage les attributs d’une école antique, d’autres y voient cependant la naissance de la première université médiévale. Elle prendra fin le 29 mai 1453 lors…Lire la suite27 février – Université de Constantinople (Pandidakterion)










