Goguryeo (고구려, Goguryeo ; hanja 高句麗) fut le plus vaste et le plus septentrional des Trois Royaumes de Corée. Fondé traditionnellement en 37 av. J.-C., il occupait un territoire couvrant une grande partie du nord de la péninsule coréenne ainsi que certaines régions de la Mandchourie. Grâce à sa puissance militaire, Goguryeo s’imposa comme l’un des principaux États d’Asie du…Lire la suiteGoguryeo
Pantopique : Corée
Péninsule tournée à la fois vers le continent asiatique et la mer, la Corée s’est construite dans un dialogue constant entre continuités culturelles et ruptures historiques. Des royaumes anciens de Goguryeo, Baekje et Silla aux dynasties Goryeo et Joseon, elle a développé des formes politiques, intellectuelles et artistiques propres, visibles dans l’architecture des palais, les temples bouddhiques, les rites confucéens ou l’invention du hangeul, alphabet conçu pour rendre l’écrit accessible. Comment une société a-t-elle articulé influences chinoises, traditions locales et dynamiques internes ? Comment l’expérience du colonialisme, de la guerre et de la division de la péninsule a-t-elle forgé des trajectoires contrastées au Nord et au Sud ? De la céramique céladon à la calligraphie, de la musique de cour aux formes populaires comme le pansori, des pratiques agricoles aux technologies de pointe, la Corée offre une grande diversité de savoirs et de sensibilités. Sa place contemporaine, entre héritages anciens, transformations rapides et rayonnement culturel mondial, interroge les liens entre mémoire, modernité et identité.
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Le royaume de Silla (신라 | 新羅) fut l’un des Trois Royaumes de Corée (Samguk, 삼국, 三國), aux côtés de Baekje (백제, 百濟) et de Goguryeo (고구려, 高句麗). Fondé traditionnellement en 57 av. J.-C. dans le sud-est de la péninsule coréenne, il connut une expansion progressive qui en fit l’une des principales puissances de l’Asie orientale. À partir du VIe…Lire la suiteRoyaume de Silla
La période Yamato (大和時代, Yamato jidai) désigne la longue phase de l’histoire ancienne du Japon au cours de laquelle le pouvoir fut progressivement concentré autour de la cour de Yamato, située dans l’actuelle préfecture de Nara. Elle couvre approximativement les années 250 à 710 et englobe généralement la période Kofun (古墳時代, Kofun jidai) et la période d’Asuka (飛鳥時代, Asuka jidai).…Lire la suitePériode Yamato
Baekje (백제 | 百濟 ; jap. Kudara, 百済) fut l’un des Trois Royaumes de Corée (Samguk, 삼국, 三國), aux côtés de Goguryeo (고구려, 高句麗) et de Silla (신라, 新羅). Fondé traditionnellement en 18 av. J.-C., il occupait principalement la partie sud-ouest de la péninsule coréenne. Grâce à sa position maritime privilégiée, Baekje développa d’importants échanges avec la Chine et le…Lire la suiteBaekje
La période d’Asuka (飛鳥時代, Asuka jidai) désigne une phase de l’histoire japonaise s’étendant approximativement de 538 ou 552 à 710. Elle tire son nom de la région d’Asuka (飛鳥, Asuka), située dans l’ancienne province de Yamato (大和国, Yamato no kuni), où résidaient les souverains japonais de l’époque. Cette période est principalement caractérisée par l’introduction et l’enracinement progressif du bouddhisme (仏教,…Lire la suitePériode d’Asuka
__Corée du nord__
Le ssirum (lutte) est une activité physique populaire, pratiquée dans toutes les régions de la République démocratique populaire de Corée, dans laquelle chacun des deux adversaires s’emploie à mettre l’autre à terre en utilisant un satpa (une sangle de tissu reliant la taille et la jambe), leur torse, leurs mains et leurs jambes. Le ssirum se distingue par l’utilisation du satpa et l’attribution d’un taureau au vainqueur… (…)
__Corée du sud__
Le ssireum, ou lutte traditionnelle, est une forme populaire de divertissement très appréciée dans toute la Corée du sud. Le ssireum est un type de lutte dans laquelle deux lutteurs portant une longue ceinture de tissu autour de la taille et d’une jambe attrapent la ceinture de leur adversaire et tentent, par diverses techniques, de le mettre à terre. Pour les adultes, le vainqueur du dernier match se voit remettre un bœuf, symbole de l’abondance agricole, et le titre de « jangsa »… (…)Lire la suiteLa lutte coréenne traditionnelle (Ssirum/Ssireum)
Élément central de la culture bouddhiste coréenne, le Yeongsanjae commémore la transmission du Sûtra du Lotus par Bouddha sur le pic du Vautour, en Inde, qui contient les messages philosophiques et spirituels du bouddhisme et développe l’autodiscipline chez ses adeptes. Le Yeongsanjae débute par l’accueil rituel de tous les saints et esprits qui peuplent la terre et les cieux et il s’achève par un rituel d’adieu illustrant les règles du royaume de Bouddha dans l’au-delà, avec des chants, des ornements solennels et diverses danses rituelles, comme la danse des cymbales, la danse du tambour et la danse de l’habit de cérémonie. Les autres temps forts de la cérémonie sont la purification rituelle, la cérémonie accompagnant le service du thé, le repas de riz offert à Bouddha et aux Bodhisattvas, le sermon invitant l’assemblée à trouver la porte de la vérité et le repas rituel à la louange des morts entrés dans le royaume céleste… (…)Lire la suiteLe Yeongsanjae
Le pansori est une forme d’art dramatique musical exécutée par un chanteur accompagné d’un tambour. Cette tradition populaire, qui se distingue par son chant expressif, son discours stylisé, son répertoire de récits et sa gestuelle, embrasse à la fois la culture des élites et celle du peuple. Accompagné d’un seul tambour, le chanteur (homme ou femme) improvise, parfois huit heures durant, sur des textes mêlant expressions littéraires érudites et dialecte rural. Le terme pansori vient des mots coréens pan qui signifie « endroit où les gens se rassemblent » et sori, « chant ». Le pansori apparaît au dix-septième siècle dans le sud-ouest de la Corée, probablement comme une nouvelle expression des chants narratifs des chamans. Tradition orale perpétuée par le peuple jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle, il s’enrichit ensuite d’un contenu littéraire plus sophistiqué, gagnant ainsi les faveurs des élites urbaines… (…)Lire la suiteLes chants épiques Pansori
Le Yeondeunghoe, fête des lanternes, est célébré dans toute la Corée du sud. À l’approche du huitième jour du quatrième mois lunaire (qui correspond à l’anniversaire de Bouddha), l’ensemble du pays est illuminé par une multitude de lanternes colorées. Le Yeondeunghoe, qui était à l’origine un rite religieux commémorant la naissance du bouddha Shakyamuni, est devenu une fête nationale du printemps ouverte à tous. Les habitants, munis de lanternes fabriquées à la main, se rassemblent dans les rues où sont suspendues des lanternes colorées en forme de lotus pour participer à un défilé. Chaque année, le début des festivités est marqué par un rituel consistant à verser de l’eau sur une représentation de Bouddha enfant pour célébrer sa naissance. Vient ensuite une procession publique d’individus munis de lanternes, après laquelle les participants se réunissent pour prendre part à des activités récréatives et des jeux collectifs… (…)Lire la suiteLe Yeondeunghoe, fête des lanternes en Corée du sud
Le talchum est un art du spectacle mêlant danse, musique et théâtre. Entre six et dix musiciens accompagnent des danseurs masqués qui explorent avec humour des problématiques sociales lors de spectacles alliant chansons, danses, gestes et répliques. La pratique utilise des caricatures de personnages du quotidien pour transmettre un appel à l’égalité universelle et à la critique de la hiérarchie sociale. Une scène proprement dite n’est pas nécessaire. N’importe quel espace vide peut accueillir un spectacle de talchum. Essentiels, les spectateurs participent à la représentation en ponctuant son déroulement d’acclamations ou de huées. Cette interaction avec les spectateurs et la mise en avant de la critique sociale ont contribué à une transmission à grande échelle du talchum chez les jeunes, en particulier les étudiants, pendant les années 1970-1980… (…)Lire la suiteLe talchum, danse théâtrale masquée en Corée du sud
Le Taekkyeon est un art martial traditionnel coréen basé sur des mouvements rythmiques fluides, proches de la danse, qui permettent de frapper ou de faire tomber l’adversaire. Les mouvements gracieux d’un praticien chevronné du Taekkyeon sont doux et circulaires, plutôt que droits et raides, mais peuvent faire preuve d’une grande souplesse et d’une force considérable. Les pieds jouent un rôle aussi important que les mains. En dépit de l’impression de douceur qu’il produit, le Taekkyeon est un art martial efficace qui propose une grande variété d’attaques et de parades employant toutes les méthodes de combat possible. Il enseigne également la considération : un praticien doué peut rapidement dominer un adversaire, mais un vrai maître sait comment décourager un adversaire sans lui faire de mal… (…)Lire la suiteLe Taekkyeon, un art martial traditionnel coréen
Le sanctuaire de Jongmyo, à Séoul, est le théâtre d’un rituel confucéen dédié aux ancêtres de la dynastie Joseon (du XIVe au XIXe siècle) associant chant, danse et musique. Organisé par les descendants de la famille royale, il est pratiqué une fois par an, le premier dimanche de mai. Il offre un exemple unique de rituel confucéen qui n’est plus célébré en Chine. Il s’inspire de textes classiques chinois sur le culte des ancêtres et la notion de piété filiale. Le rituel comprend également une prière pour la paix éternelle des âmes des ancêtres dans un sanctuaire construit pour leur servir de demeure spirituelle. L’ordre de la cérémonie, fixé au quinzième siècle, est resté pour l’essentiel inchangé jusqu’à aujourd’hui. Pendant le rite, les officiants, vêtus du costume rituel et la tête ornée d’une couronne pour le roi et de diadèmes pour les autres, font des offrandes de nourriture et de vin dans des coupes rituelles… (…)Lire la suiteLe rituel royal ancestral du sanctuaire de Jongmyo et sa musique
Le rite Yeongdeunggut de Chilmeoridang à Cheju se déroule pendant le deuxième mois lunaire pour demander aux dieux d’éloigner les tempêtes, d’accorder de bonnes récoltes et des prises de poissons abondantes. Les rituels qui se déroulent à Chilmeoridang dans le village de, Gun-rip sont représentatif de cérémonies similaires organisées un peu partout sur l’île de Cheju, en Corée du sud. Les chamans du village accomplissent une série de rites en l’honneur de la déesse des vents (grand-mère Yeondeung), du roi dragon Yongwang et des dieux de la montagne. Le rite de salutation de Yeondeung inclut une cérémonie pour invoquer les dieux, des prières pour que la pêche soit bonne et une pièce en trois actes pour divertir les dieux ancestraux ; le rite d’adieu à Yeondeung, deux semaines plus tard, comprend des offrandes de boisson et de gâteaux à base de farine de riz, une cérémonie pour saluer le roi dragon, des exercices de divination en utilisant des graines de millet et le lancement dans la mer d’un bateau en paille par les anciens du village… (…)Lire la suiteLe rite Yeongdeunggut de Chilmeoridang à Cheju
Le nongak est un art du spectacle populaire dérivé de rites communautaires et de pratiques paysannes. Il est devenu un art du spectacle représentatif de la Corée, combinant une troupe de percussionnistes (qui jouent aussi parfois d’instruments à vent), des défilés, des danses, du théâtre et des prouesses acrobatiques. Les artistes, originaires de la région, sont revêtus de costumes colorés ; ils jouent de la musique et dansent lors des événements communautaires à diverses fins : apaiser les dieux, chasser les esprits malfaisants, prier pour obtenir de bonnes récoltes au printemps, célébrer les récoltes lors des festivals d’automne et obtenir des fonds pour des projets communautaires. Il existe cinq styles régionaux distinctifs du nongak, généralement divisés en cinq centres culturels. Au sein de chaque région, il existe des différences d’un village à un autre, notamment au niveau de la composition des groupes, du style, du rythme et des costumes. La danse comprend des groupes chorégraphiques et des danses de rubans. Des acteurs portant des masques et des tenues particulières effectuent des sketchs amusants… (…)Lire la suiteLe nongak, groupes de musique, danse et rituels communautaires de la Corée du sud
Le Namsadang Nori, littéralement « théâtre de clowns itinérants masculins », désigne un spectacle folklorique traditionnel à multiples facettes, qui, à l’origine, était couramment présenté par des artistes ambulants et que des troupes professionnelles, en Corée du sud, continuent de faire vivre aujourd’hui. Le spectacle comprend six volets : un volet de « musique de paysans » qui met en avant le son percutant des gongs en métal et des tambours tendus de peaux d’animaux ; une danse masquée avec quatre scènes comiques où sont imités des membres de différentes classes sociales ; un numéro de funambule où un acrobate en équilibre sur une corde raide échange des mots d’esprit avec un clown resté au sol ; un spectacle de marionnettes comportant sept scènes exécutées par plus de cinquante marionnettes, accompagnées par un narrateur et des musiciens ; des exercices acrobatiques où sont exécutés des exploits physiques au sol sur fond de dialogues comiques et de musique ; et une démonstration complexe de filage sur un cerceau avec une canne en bois pour clore le spectacle… (…)Lire la suiteLe Namsadang Nori
La marche sur une corde raide est une forme de divertissement très répandue axée dans la plupart des pays sur les seuls dons acrobatiques. L’art traditionnel coréen du Jultagi se distingue en ce qu’il se double d’un accompagnement musical et d’un dialogue entre le funambule et un clown resté au sol. Le Jultagi est exécuté en extérieur. Le funambule exécute diverses prouesses acrobatiques sur la corde, avec force plaisanteries, imitations, chants et danses, tandis qu’un clown se livre à des plaisanteries et qu’un groupe de musiciens joue de la musique pour accompagner le tout. Le funambule commence par des figures simples qui deviennent progressivement plus acrobatiques et plus difficiles, déployant une quarantaine de techniques au cours d’une démonstration qui peut durer plusieurs heures. De nos jours, les funambules sont souvent invités aux fêtes locales organisées un peu partout dans le pays, en particulier au printemps et en automne… (…)Lire la suiteLe Jultagi, marche sur corde raide
Le Ganggangsullae est un rite saisonnier de récolte et de fertilité, très populaire dans le sud-ouest de la Corée du sud. Il est exécuté principalement le jour d’Action de grâce coréen, au cours du huitième mois lunaire. À la lueur de la pleine lune, des douzaines de jeunes villageoises non mariées forment un cercle en se donnant la main et chantent et dansent toute la nuit sous la direction d’un chef de file. Pendant les intermèdes, les femmes miment des scènes de la vie à la ferme ou dans un village de pêcheurs comme, par exemple, marcher sur les tuiles du toit, dérouler un tapis, attraper une souris ou attacher des harengs. La danse tire son nom du refrain repris après chaque couplet, bien que l’on ne connaisse pas la signification exacte du mot. Autrefois rare dérogation aux règles restrictives régissant le comportement des jeunes femmes en milieu rural, lesquelles n’avaient pas le droit de chanter tout haut ni de sortir la nuit sauf le jour de la célébration de « Chuseok », ce rituel est aujourd’hui préservé principalement par des citadines d’âge mûr et enseigné dans le cadre du programme de musique des écoles élémentaires… (…)Lire la suiteLe Ganggangsullae
Le Gagok est un genre de musique vocale traditionnelle coréenne, chantée par les hommes et les femmes avec l’accompagnement d’une petite formation orchestrale ; il constitue, avec plusieurs autres formes de chant, le »jeongga » ou « bon chant ». Autrefois associé à la haute société, le Gagok est aujourd’hui une musique très populaire dans tout le pays. Il comprend vingt-six »namchang, » ou chants pour les hommes, et quinze »yeochang, » ou chants pour les femmes. Les »namchang » se caractérisent par leurs voix puissantes, profondes et sonores, tandis que les »yeochang » se distinguent par leurs voix aiguës et fluettes. Les chants du Gagok sont composés dans une tonalité soit solennelle et paisible, soit mélancolique, sur un rythme à 10 ou à 16 temps. Les instruments traditionnels de l’orchestre sont notamment le »geomungo » (cithare à six cordes), le »daegeum » (flûte traversière en bambou), le »gayageum » (cithare à douze cordes) et le »piri » (petit instrument à vent à anche double). Les chants du Gagok sont tenus en haute estime en raison de leur lyrisme, de leur harmonie, de leurs mélodies raffinées et de leur composition musicale recherchée… (…)Lire la suiteLe Gagok
Le festival Danoje de Gangneung
Le festival Danoje de Gangneung a lieu tous les ans dans la ville de Gangneung et ses environs, une région de la péninsule coréenne située à l’est des monts Taebaek. Il comprend un rituel chamaniste sur la crête de Daegwallyeong en l’honneur du dieu de la montagne et des dieux et déesses tutélaires. Il mêle musique traditionnelle et chants populaires Odokddegi, théâtre masqué Gwanno, poésie narrative orale et autres divertissements populaires. Le marché de Nanjang, le plus grand marché en plein air de Corée, est aujourd’hui un des principaux éléments du festival : produits et objets d’artisanat locaux y sont vendus et des concours, jeux et numéros de cirque y sont organisés… (…)Lire la suiteLe festival Danoje de Gangneung
Le terme « Daemokjang » désigne globalement l’architecture coréenne traditionnelle en bois et en particulier les artisans qui utilisent les techniques traditionnelles de travail du bois. Les activités de ces praticiens couvrent également l’entretien, la réparation et la reconstruction de bâtiments historiques, allant des maisons coréennes traditionnelles aux palais et temples monumentaux en bois. Les Daemokjang prennent en charge la totalité du processus de construction, y compris la planification, les plans et la construction des édifices, ainsi que la supervision des artisans placés sous leurs ordres. Les structures en bois créées par les Daemokjang se caractérisent par la douceur de leurs lignes, leur simplicité et leur absence d’ornementation – traits distinctifs de l’architecture coréenne traditionnelle. Les méthodes de construction traditionnelles exigent des compétences techniques pour élaborer les plans de l’édifice en tenant compte de sa taille, de son emplacement et de sa fonction, mais aussi un sens esthétique pour le choix du bois (…), selon la fameuse technique qui leur permet « de résister un millier d’années »… (…)Lire la suiteLe Daemokjang, architecture traditionnelle en bois


