Forme par excellence de la littérature orale, le conte est l’une des traditions les plus anciennes et les plus universelles qui soit. Le conte existe en effet dans des sociétés éloignées les unes des autres tant géographiquement que culturellement. Il a très longtemps joué un rôle social important dans la plupart des sociétés de par sa capacité à cimenter les…Lire la suiteForme par excellence de la littérature orale…Le conte
Pantopique : 07-communication
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Enuma Elish – Mythe babylonien de la Création – Sa composition date probablement de la fin du deuxième millénaire avant notre ère – Écrit en écriture cunéiforme sumero-akkadienne. 1 Lorsqu’en haut le ciel n’était pas encore nommé, 2 Qu’en bas la terre n’avait pas de nom [ils n’existaient pas], 3 Seuls l’Apsū [l’océan d’eau douce] primordial qui engendra les dieux,…Lire la suiteEnuma Elish
À la demande du souverain [Songtsen Gampo], Sambhota part étudier en Inde à une époque où le prestige de ce pays est déjà grand, et où de hautes figures effectuent leur pèlerinage à la rencontre des savoirs notamment bouddhiques. Ainsi du moine chinois Xuánzàng (602 / 664) qui nous est bien connu grâce à l’épopée du Voyage en Occident. Thonmi Sambhota lors de son séjour s’intéresse à la religion, aux langues, et à l’écriture, s’inspirant des influences indiennes. Quant aux sons propres au tibétain et inexistant en Inde (le tibétain appartient non aux langues indo-européennes mais à la famille des langues tibéto-birmanes) on dit que Sambhota les y accueillera en songe grâce à « un homme blanc aux sandales métallisées qui au cours d’un dialogue en rêve lui aurait suggéré les lettres ».
La « paix » s’écrit ཞི་བདེ། zhi-bde en tibétain. On y remarquera qu’on sépare les syllabes en utilisant un point. Il existe deux formes, l’une dite uchen, soit « avec tête » réservée aux documents imprimés, l’autre umê, soit « sans tête », manuscrite et cursive (on la repère aisément à l’absence de ligne horizontale au-dessus des lettres). (…)Lire la suiteécriture tibétaine
L’Encyclopédie Universalis en donne la définition suivante : « En Grèce, l’ekphrasis, description littéraire d’une œuvre d’art – réelle ou imaginaire – au sein de la fiction, se présente elle-même comme un art en concurrence avec la peinture. Son but, comme dans la description du bouclier d’Achille au chant XVIII de L’Iliade (env. VIIIe siècle av. J.-C.) d’Homère, est de rivaliser avec les arts de l’image. » Pour résumer, il s’agit de produire la vision au moyen de l’ouïe. Voici celle de William Carlos Williams à propos du tableau du « Paysage avec la chute d’Icare » (Pieter Brueghel l’Ancien, XVIe siècle). Brueghel a choisi de mettre au premier plan un paysan anonyme labourant un champ reléguant la chute d’Icare à l’arrière-plan.
Selon Bruegel
lorsque Icare chuta
c’était le printemps
un fermier labourait
son champ
réveillée l’année (…)Lire la suiteEkphrasis ou la description comme art
La toge pouvait être utilisée pour différencier les rôles des citoyens et même leurs réalisations. L’un des symboles de la progression d’un jeune homme vers la citoyenneté à part entière était le droit de porter la toge simple, la toga virilis. Pendant ce temps, la toge candida des candidats politiques était blanchie à l’aide de soufre pour la rendre beaucoup plus blanche que la version crème habituelle. Le mot « candida » est à l’origine du mot moderne « candide », car ces candidats étaient censés être honnêtes et sincères. À l’autre extrême, la toga pulla était teintée d’une couleur sombre et portée pendant les périodes de deuil. La toga picta était la plus frappante de toutes les toges. Entièrement teinte en pourpre et ornée d’une bordure dorée, elle était réservée aux généraux lorsqu’ils célébraient un triomphe romain et, à la fin de la période impériale, aux empereurs. La toge que la plupart des hommes romains convoitaient était la toga praetexta, avec une bande violette. Cette toge indiquait que le porteur était un sénateur, un magistrat ou qu’il avait un statut rituel particulier (…)Lire la suiteDifférents types de toges à Rome
Comment une IA peut-elle créer des œuvres originales dans un style précis et avec une aussi grande précision ? Dans l’objectif d’imiter l’intelligence humaine, les intelligences artificielles emmagasinent des informations, et grâce à une méthode « d’apprentissage profond », peuvent produire ce qu’on leur demande. Une IA peut créer de l’art notamment grâce à un réseau de neurones génératifs appelés…Lire la suiteCréer des œuvres originales ?
L’œuvre politique et sociale de Shōtoku-taishi 聖徳太子 se résume dans le texte connu sous le nom de Constitution en dix-sept articles (604), qui n’est pas un texte organisant le gouvernement et définissant son rôle et ses prérogatives, mais une instruction morale, fondée sur le confucianisme et le bouddhisme, à l’usage des grands et du peuple. Harmonie, soumission à l’empereur dont…Lire la suiteConstitution en dix-sept articles de Shōtoku-taishi
Combien de noms une chemise peut-elle avoir ? Beaucoup, si cette chemise est la guayabera, largement connue comme la chemise de mariage mexicaine. D’autres noms pour la guayabera existent dans différents pays incluant chacabana en République dominicaine, chemise-jac à la Trinité, et guayabel en Haïti … L’origine exacte de son nom plus commun, guayabera, prête quant à lui à discussion.…Lire la suiteCombien de noms une chemise peut-elle avoir ?
Pourquoi chanter ? Pourquoi danser ?
On dit que l’on chante quand on ne peut plus parler.
Lorsque nous ne pouvons plus chanter, nous avons alors besoin de danser.
À travers le temps, l’espace, la culture et les croyances, l’expérience partagée du chant et de la danse a une résonance importante. Nous partageons le langage universel de la musique et du mouvement.
(…)
La vague douce et subtile du mouvement de la main d’un danseur japonais.
Le rythme martelant et la vitesse métallique d’une chaussure de danseur de Flamenco qui monte sur scène.
Le rythme soutenu d’un pied nu indien et le symbolique Patakas (gestes de la main) qui nous parle avec clarté.
La joie des villageois vêtus de couleurs péruviennes qui se baladent en cercles et en motifs.
Les artistes de ballet les plus compétents et les plus parfaits qui tournent, sautent et trouvent l’équilibre suspendu que nous recherchons dans toute notre vie.
Pourquoi chanter ? Pourquoi danser ?
Enfant, j’adorais un petit poème : « Un oiseau ne chante pas parce qu’il a une réponse, il chante parce qu’il a une chanson. »Lire la suiteChanson et danse
L’érudit finlandais Antti Aarne a établi le premier grand index des contes en 1910. Ce travail, qui se limitait aux contes européens, a été complété par la suite par Stith Thompson, puis par Hans-Jörg Uther. Stith Thompson a traduit et développé l’index des contes d’Aarne. Son travail a permis de classer la plupart des contes européens, ainsi qu’une sélection de…Lire la suiteClassification Aarne-Thompson-Uther
J’ai appris que le courage n’était pas l’absence de peur, mais le triomphe sur celle-ci. L’homme courageux n’est pas celui qui n’a pas peur, mais celui qui vainc cette peur.Lire la suiteCelui qui vainc cette peur…
« Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu’accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s’entretiennent. En l’amitié de quoi je parle elles se mêlent et confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel, qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a…Lire la suiteCe que nous appelons ordinairement amis et amitiés…
En trois mots, je peux résumer tout ce que j’ai appris de l’existence : La vie continue.Lire la suiteCela continue
Une antique expression grecque, reprise par les Romains, définissait l’imbécile comme celui qui ne sait ni lire, ni nager.Lire la suiteCelui qui ne sait ni lire ni nager
« Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors. Voire, et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenue d’occurrences étrangères durant quelque partie du temps, durant quelque autre partie, je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi. Avez-vous su prendre…Lire la suiteAvez-vous su prendre du repos ?
Épopée au long cours qui entrecroise la beauté à la violence, Adieu ma concubine explore la relation fusionnelle qui unit deux grands comédiens de l’Opéra de Pékin à travers les soubresauts de l’histoire chinoise du XXe siècle. Dans cette reconstitution historique virtuose transcendée par un trio d’acteurs exceptionnels, le réalisateur Chen Kaige (Terre jaune) dépeint avec panache cette période mouvementée qui emporte dans la tourmente les trois héros. Il livre au passage une critique à peine voilée des pratiques liberticides mises en place depuis la Révolution culturelle par le gouvernement chinois. [Palme d’or au Festival de Cannes – ex-aequo avec La Leçon de piano de Jane Campion]
Pékin, 1924. Douzi entre à l’académie de maître Guan pour apprendre l’art de l’opéra chinois. Très vite, il se lie d’amitié avec le jeune Shitou. Devenus adolescents, les deux garçons obtiennent les rôles principaux de l’opéra « Adieu ma concubine », ceux du roi Chu et de sa maîtresse Yu. Ce grand classique de la culture chinoise les mènera vers la gloire (…)Lire la suiteAdieu ma concubine
Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs,
Ces lettres qui font mon supplice,
Ce portrait qui fut ton complice ;
Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs.
Je te rends ce trésor funeste,
Ce froid témoin de mon affreux ennui.
Ton souvenir brûlant, que je déteste,
Sera bientôt froid comme lui.
Oh ! Reprends tout. Si ma main tremble encore,
C’est que j’ai cru te voir sous ces traits que j’abhorre.
Oui, j’ai cru rencontrer le regard d’un trompeur ;
Ce fantôme a troublé mon courage timide.
Ciel ! On peut donc mourir à l’aspect d’un perfide,
Si son ombre fait tant de peur !
Comme ces feux errants dont le reflet égare,
La flamme de ses yeux a passé devant moi ;
Je rougis d’oublier qu’enfin tout nous sépare ;
Mais je n’en rougis que pour toi.
Que mes froids sentiments s’expriment avec peine !
Amour… que je te hais de m’apprendre la haine ! (…)Lire la suiteA l’amour
La tradition de la calligraphie a toujours été associée à l’histoire de l’écriture en Iran. Même lorsque ceux qui la pratiquaient n’avaient qu’un niveau d’alphabétisation réduit, calligraphie et écriture restaient étroitement liées. Cependant, avec l’avènement de l’imprimerie et l’émergence des programmes informatiques et des polices de caractères numériques, cet art a décliné petit à petit et l’importance de la lisibilité…Lire la suiteProgramme national de sauvegarde de l’art traditionnel de la calligraphie en Iran
Le geet gawai est une cérémonie précédant le mariage mêlant des rituels, des prières, des chants, de la musique et des danses. Elle concerne principalement les communautés bhojpuriphone d’origine indienne de Maurice. La cérémonie est traditionnellement pratiquée par les femmes de la famille et des voisines chez le futur marié ou la future mariée. Cinq femmes mariées placent du curcuma, du riz, de l’herbe et de l’argent dans un morceau de tissu tandis que les femmes autour d’elles chantent pour honorer les dieux et déesses hindous. Après que le lieu d’exécution ait été sanctifié, la mère du futur marié ou de la future mariée accompagnée d’un(e) percussionniste honorent les instruments de musique utilisés pendant la cérémonie, comme le dholak (tambour à deux têtes). Des chants réconfortants sont interprétés et tout le monde se met à danser. Le geet gawai est une expression de l’identité des communautés et de la mémoire culturelle collective. Il confère également aux participants un sentiment de fierté et contribue au renforcement de la cohésion sociale, en abolissant le système de classes et de castes… (…)Lire la suiteLe geetgawai, chants populaires en bhojpuri à Maurice
Portée par les femmes et les filles qui vivent dans les régions montagneuses du nord de l’Albanie, la xhubleta est un vêtement fait à la main qui se caractérise par sa forme de cloche ondulée. Elle est majoritairement noire avec des motifs brodés colorés. Sa confection comprend plusieurs étapes, dont la préparation du shajak (feutre tissé), la découpe, la couture et la broderie de motifs symboliques. La xhubleta était autrefois utilisée au quotidien à partir de la puberté et était un indicateur du statut social et économique. On assiste toutefois depuis plusieurs décennies au déclin de son utilisation et de sa production, pour différentes raisons socio-politiques et économiques. Les nouvelles politiques mises en place par le système socialiste dans les années 1960 ont modifié les schémas culturels traditionnels et la vie quotidienne des communautés montagnardes, et donc l’utilisation et la production de la xhubleta. Puisque les femmes devaient travailler dans les coopératives agricoles socialistes, la xhubleta n’était plus pratique pour la vie quotidienne. En outre, la collectivisation par l’État a entraîné une pénurie des matières premières nécessaires à sa production. (…)Lire la suiteLa xhubleta, savoir-faire, artisanat et formes d’utilisation
















