L’araignée est une ode à ma mère. Elle était ma meilleure amie. Comme une araignée, ma mère était une tisserande. Ma famille était dans le métier de la restauration de tapisserie et ma mère avait la charge de l’atelier. Comme les araignées, ma mère était très intelligente. Les araignées sont des présences amicales qui dévorent les moustiques. Nous savons que…Lire la suiteMaman – Louise Bourgeois
Pantopique : 04-savoir
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
[Le manuscrit de Voynich, aujourd’hui conservé à l’Université Yale, aux États-Unis, ne cesse de tourmenter historiens et cryptologues.] Nous sommes en 1912. L’antiquaire d’origine polonaise Wilfrid Voynich se rend dans une demeure de la campagne romaine, la villa Mondragone, où des jésuites se défont de livres anciens. Parmi ceux-ci, un étrange manuscrit. Divisé en six parties – botanique, astronomie, cosmologie,…Lire la suiteManuscrit de Voynich
La Menora est effectivement un chandelier a sept branches, datant de l’époque de l’exode (on trouve sa description dans le livre du Levitique – Vayikra). Les prêtres l’allumaient tous les jours dans le Tabernacle et plus tard dans le Temple de Jérusalem. La Hanoukia est née, bien plus tard, lorsque les Hasmonéens ont triomphé de la domination grecque et rétabli…Lire la suiteMenora ou Hanoukia ?
A partir du XIIIe siècle, la main de Justice s’est imposée comme un symbole indissociable du pouvoir royal et fut jusqu’en 1792 l’emblème du pouvoir judiciaire des rois de France conféré par Dieu : en 1226, lors du couronnement de Louis IX (ou Saint Louis), un bâton de commandement décoré à son extrémité d’une main en ivoire ayant trois doigts…Lire la suiteMain de justice
Dès l’âge de 6 ans, Loïc découvre le plaisir des planches dans une école de sa ville natale. A 12 ans, il rejoint une troupe de théâtre avec laquelle il part en tournée a travers la France avec des pièces mais aussi des comédies musicales. Il suit en parallèle des cours de danse, jazz et claquettes ainsi que des cours…Lire la suiteLoïc – La Big Bertha
Une boîte d’ombres verticale, d’à peine un pied de haut et de quelques pouces d’épaisseur, est recouverte d’une vitre. Elle contient un porte-notes représentant une femme noire aux proportions généreuses et au visage grotesque et souriant. Elle est vêtue d’une robe rouge à motifs floraux, d’un foulard jaune à pois et d’un bandana rouge et blanc noué au-dessus du front.…Lire la suiteLiberation of Aunt Jemima
Musique et danse fonctionnent ensemble. J’ai donc fait un peu de chant. On apprend à chanter de la musique karnatique, style du sud de l’Inde. Quand on pratique une danse du répertoire, on remplace par des paroles rythmiques : Takita taka dhimi… Ta tai tai tat, dhit dhit tai … Ces paroles reproduisent les sons des pieds…Lire la suiteLes sons des pieds…
… Au Japon, pendant la période Edo (1603-1867), il existait des établissements d’enseignement primaire appelés « terakoya » qui dispensaient un enseignement aux roturiers. Les archives indiquent qu’il y avait environ 15 000 terakoya, mais leur nombre réel était peut-être cinq fois plus élevé. De plus, à la fin de la période Edo (années 1850-1860), outre les terakoya, il existait également des établissements d’enseignement supérieur appelés « shijuku » qui étaient ouverts à tous les citoyens. (…) … Tout le monde pouvait apprendre, quel que soit son sexe ou son statut social. À Edo (aujourd’hui Tokyo), les archives indiquent que les frais de scolarité d’un shu (environ 20 000 yens aujourd’hui) étaient payés cinq fois par an. Dans les zones rurales, le paiement était parfois effectué avec des produits agricoles ou des légumes. (…) Dans les terakoya, l’enseignement était axé sur la lecture, l’écriture, le calcul, la morale et les bonnes manières. Les élèves apprenaient également les caractères et la culture à travers les chants Hyakunin Isshu et Iroha (…)Lire la suiteLes Terakoya durant l’ère Edo…
1 – L’Eternel dit à Moïse : « Taille deux tables de pierre pareilles aux premières, et j’y écrirai les paroles qui étaient gravées sur les premières tables que tu as brisées. 2 – Sois prêt de bonne heure. Tu graviras dès le matin le mont Sinaï et tu t’y tiendras devant moi, au sommet de la montagne. 3 –…Lire la suiteLes nouvelles tablettes de la loi
La représentation classique de la justice comme une femme les yeux bandés, ayant un glaive et une balance à la main correspond à la déesse grecque Thémis. Les grecs connaissaient deux déesses de la justice, correspondant à deux types de justice : thémis, justice expiatoire (religieuse, intra-familiale), et dikè, justice réparatrice (politique, extra-familiale). Le bandeau symbolise l’impartialité : la justice…Lire la suiteLes yeux bandés, ayant glaive et balance… Symboliser la justice
Connaissez-vous les mythes de la mer Baltique ? Les jours de tempête, La déesse des sirènes, Juraté, Amoureuse d’un pêcheur tué par le dieu Perkunas Hante les plages infinies Tandis que ses larmes se transforment en ambre, En s’enroulant aux galets Dans le mouvement des vagues De Venise en Italie, Passant par Malbork en Pologne La route de l’ambre nous…Lire la suiteLes jours de tempête, Juraté
Dans la mythologie des Indiens Hopi et Zuni du Nouveau Mexique et de l’Arizona, au Sud-Ouest des Etats-Unis, les kachinas sont des esprits : esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants… Une sorte d’inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l’issue des fêtes, pour qu’ils se familiarisent avec le monde des esprits. Leur confection commence par la recherche d’une racine de peuplier américain (cottonwood). Les premières kachinas, les Püch tihu, étaient plates et d’un seul tenant : les bras faisaient partie intégrante du tronc et les jambes étaient inexistantes. Des transformations ont eu lieu à partir de 1870, notamment la séparation des membres inférieurs, l’apparition d’avant-bras (…)Lire la suiteLes kachinas – Et l’éducation des enfants hopis
« Les principales qualités que mon père recherchait chez ceux à qui il me donnait en charge pour l’éducation, c’était la bonté et la facilité de caractère. Aussi le mien n’avait d’autre vice que la langueur et la paresse. Le danger n’était pas que je fisse mal, mais que je ne fisse rien. Nul ne pronostiquait que je dusse devenir…Lire la suiteLes âmes universelles
Dieu dit au roi : Je suis ton Dieu. Je veux un temple.
C’est ainsi, dans l’azur où l’astre le contemple,
Que Dieu parla ; du moins le prêtre l’entendit.
Et le roi vint trouver les captifs, et leur dit :
– En est-il un de vous qui sache faire un temple ?
– Non, dirent-ils. – J’en vais tuer cent pour l’exemple,
Dit le roi. Dieu demande un temple en son courroux.
Ce que Dieu veut du roi, le roi le veut de vous.
C’est juste. –
C’est pourquoi l’on fit mourir cent hommes.
Alors un des captifs cria : – Sire, nous sommes
Convaincus. Faites-nous, roi, dans les environs,
Donner une montagne, et nous la creuserons.
– Une caverne ? dit le roi. – Roi qui gouvernes,
Dieu ne refuse point d’entrer dans les cavernes,
Dit l’homme, et ce n’est pas une rébellion
Que faire un temple à Dieu de l’antre du lion.
– Faites, dit le roi.
(…)Lire la suiteLe travail des captifs
Le stylitisme a été inventé au Ve siècle par Syméon dans les plaines arides du nord de la Syrie. Il a inspiré des centaines de moines entre le Ve et VIIe siècle. Syméon est un berger, qui après avoir entendu l’évangile des Béatitudes, décide de consacrer sa vie à Dieu. Après avoir passé six jours et six nuits face contre terre dans le désert, sans boire ni manger, il entre au monastère de Téléda. Les mortifications qu’il s’impose sont telles qu’on lui demande de quitter la communauté. Il s’installe alors au fond d’un puits pour chanter et contempler Dieu. Les moines viennent le chercher, mais il s’enfuit du monastère pour mener une vie solitaire. Pendant le carême, racontent ses hagiographes, il se fait murer sans eau ni nourriture durant quarante jours. Syméon s’installe dans un enclos de pierres sèches, situé sur une colline, dont il ne sortira plus. Il commence par s’enchaîner à un rocher. Des évêques tentent de le dissuader de poursuivre ces mortifications extrêmes (…)Lire la suiteLe stylitisme inventé par Syméon
Le Sphinx, dans la mythologie grecque, est une créature légendaire avec la tête d’une femme, le corps d’un lion et parfois des ailes d’aigle. Il est surtout célèbre pour son rôle dans l’histoire d’Œdipe. Le Sphinx est associé à la ville de Thèbes, où il terrorisait les habitants en posant une énigme à quiconque voulait entrer ou sortir de la ville. L’énigme du Sphinx était : « Quel être marche sur quatre pattes le matin, sur deux pattes à midi, et sur trois pattes le soir ? » Ceux qui ne pouvaient pas répondre correctement étaient dévorés par la créature. Œdipe, en route pour Thèbes, résolut l’énigme en répondant : « L’homme, qui rampe à quatre pattes étant bébé, marche sur deux jambes à l’âge adulte, et utilise une canne dans la vieillesse. » Vaincu, le Sphinx se jeta du haut de son rocher et mourut. Le Sphinx symbolise souvent des mystères insondables et des défis intellectuels. Dans l’art grec, il est représenté sur divers objets, tels que des vases et des sculptures, où il incarne également la gardienne des secrets et des énigmes. Le mythe du Sphinx reflète les thèmes de la connaissance, de la sagesse et de la confrontation avec l’inconnu (…)Lire la suiteLe Sphinx dans la mythologie grecque
Bandura dans les rues de Kiev Transporté par un bel air Bandura Vous voici à rêver, Traversant les rues de Kiev, Avec plus de 50 cordes métalliques, Vous virevoltez aux multiples tons de cet instrument atypique… Accompagné de danses folkloriques, Les kobzars, musiciens ambulants, Vous toucheront avec leurs chansons Qui font écho aux exploits des héros ukrainiens…Lire la suiteLe son de Bandura dans les rues de Kiev…
Le serpent arc-en-ciel rampe sous le bush stérile du Nord de l’Australie lointaine. Il est pour les Aborigènes le serpent de la Création, celui qui unit les hommes et le monde qu’ils habitent. Et, quand ce monde est remodelé, détruit par des colons qui se le sont approprié, le sort des Aborigènes n’est plus que perte d’identité. C’est une déchéance…Lire la suiteLe Pacte du serpent arc-en-Ciel
16. C’est alors que deux femmes prostituées vinrent chez le roi et se présentèrent devant lui. 17. L’une des femmes dit: «Pardon! Mon seigneur, cette femme et moi, nous habitons dans la même maison et j’ai accouché près d’elle dans la maison. 18. Trois jours après, cette femme a aussi accouché. Nous habitons ensemble, il n’y a aucun étranger avec nous dans la maison, il n’y a que nous deux. 19 Le fils de cette femme est mort pendant la nuit, parce qu’elle s’était couchée sur lui. 20. Elle s’est levée au milieu de la nuit, elle a pris mon fils qui était à côté de moi pendant que moi, ta servante, je dormais et elle l’a couché contre elle. Quant à son fils, qui était mort, elle l’a couché contre moi.
21. Ce matin, je me suis levée pour allaiter mon fils et voici qu’il était mort. Je l’ai regardé attentivement, le matin venu, et ce n’était pas mon fils, celui que j’ai mis au monde.» 22. L’autre femme dit: «C’est faux! C’est mon fils qui est vivant et ton fils qui est mort.» Mais la première répliqua: «Absolument pas! C’est ton fils qui est mort et mon fils qui est vivant.» C’est ainsi qu’elles discutèrent devant le roi. 23. Le roi constata: «L’une dit: ‘C’est mon fils qui est vivant et ton fils qui est mort’, et l’autre dit: ‘Absolument pas! C’est ton fils qui est mort et mon fils qui est vivant.’» (…)Lire la suiteLe jugement de Salomon…
Le Diptyque Marilyn image principale est l’une des nombreuses toiles qu’Andy Warhol consacre à Marilyn Monroe à partir de 1962. Cette œuvre, conservée aujourd’hui à la Tate Gallery de Londres, réunit deux panneaux réalisés en sérigraphie, reproduisant vingt-cinq fois chacun le visage mondialement connu de Marilyn Monroe. Ce portrait d’un genre nouveau met en avant la série, non l’unique, et reproduit une photographie déjà publiée dans la presse. La star récemment décédée devient une image de marque. L’année au cours de laquelle Andy Warhol réalise cette œuvre est capitale pour l’envol de sa carrière et l’affirmation de l’esthétique pop aux États-Unis. Si, auparavant, Andy Warhol bénéficie déjà d’une certaine reconnaissance, elle se limite à un petit milieu de connaisseurs, et surtout à ses talents de publiciste, et non d’artiste. Le monde de l’art américain est alors fortement dominé par l’expressionnisme abstrait. Jackson Pollock, Mark Rothko ont tracé après la guerre la voie vers un art non figuratif, où domine le pouvoir expressif du geste et de la couleur. (…)Lire la suiteLe Diptyque Marilyn

















