Les Archives Nationales (AN) conservent (…) un des rares exemplaires d’inventaire de cave royale connus. Il est daté du 15 novembre 1782 mais il a été mis à jour en 1784 car le registre mentionne ce qu’il reste en cave à cette date. Le document prend la forme d’un grand registre où 76 pages sont annotées. Il ne référence le…Lire la suiteÉtat des vins de la Cave du Roy, 15 novembre 1782
Pantopique : 01-temps
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Connu dans sa traduction française sous le titre L’aveuglement, Ensaio sobre a ceguiera (1995) du romancier portugais José Saramago est une œuvre dont il faudrait traduire le titre par Essai sur la cécité. D’emblée, le choix d’un tel titre soulève la question du genre et, avec elle, celle des enjeux de l’œuvre. Certes, on ne saurait la considérer comme un…Lire la suiteEnsaio sobre a ceguiera
À la demande du souverain [Songtsen Gampo], Sambhota part étudier en Inde à une époque où le prestige de ce pays est déjà grand, et où de hautes figures effectuent leur pèlerinage à la rencontre des savoirs notamment bouddhiques. Ainsi du moine chinois Xuánzàng (602 / 664) qui nous est bien connu grâce à l’épopée du Voyage en Occident. Thonmi Sambhota lors de son séjour s’intéresse à la religion, aux langues, et à l’écriture, s’inspirant des influences indiennes. Quant aux sons propres au tibétain et inexistant en Inde (le tibétain appartient non aux langues indo-européennes mais à la famille des langues tibéto-birmanes) on dit que Sambhota les y accueillera en songe grâce à « un homme blanc aux sandales métallisées qui au cours d’un dialogue en rêve lui aurait suggéré les lettres ».
La « paix » s’écrit ཞི་བདེ། zhi-bde en tibétain. On y remarquera qu’on sépare les syllabes en utilisant un point. Il existe deux formes, l’une dite uchen, soit « avec tête » réservée aux documents imprimés, l’autre umê, soit « sans tête », manuscrite et cursive (on la repère aisément à l’absence de ligne horizontale au-dessus des lettres). (…)Lire la suiteécriture tibétaine
Donnez-moi une cruche de vin rouge, un livre de poèmes, une miche de pain et un peu d’oisiveté. Si, avec un tel trésor, je pouvais m’asseoir à vos côtés dans un endroit isolé, je me considérerais plus heureux qu’un roi dans son royaume.Lire la suiteDonnez-moi une cruche de vin rouge
« Quelles métamorphoses vois-je s’opérer chez nombre de mes connaissances, du fait de la vieillesse ! C’est une redoutable maladie, qui se répand en nous naturellement, imperceptiblement. Il faut prendre de grandes précautions et faire de constants efforts pour se prémunir contre les imperfections dont elle nous accable, ou au moins en atténuer le progrès. Je sens bien que malgré…Lire la suiteDu fait de la vieillesse
Bois du vin. C’est la vie éternelle. C’est tout ce que la jeunesse t’offrira. C’est la saison du vin, des roses et des amis ivres. Sois heureux de cet instant. Cet instant, c’est ta vie.Lire la suiteDu vin, des roses et des amis ivres
Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée ! Noire, à l’aile saignante et pâle, déplumée, Par le verre brûlé d’aromates et d’or, Par les carreaux glacés, hélas ! mornes encor L’aurore se jeta sur la lampe angélique, Palmes ! et quand elle a montré cette relique À ce père essayant un sourire ennemi, La solitude bleue et stérile a frémi. Ô…Lire la suiteDon du Poème
Je m’appelle DL Williams et je suis poète, écrivain et consultant sourd en langue des signes britannique, basé près de Bristol. Je m’intéresse beaucoup à la traduction et à la manière dont mon travail peut être rendu accessible à tous les publics. Je me suis produit dans tout le Royaume-Uni, notamment à l’Edinburgh Fringe et à l’Albert Hall, ainsi qu’en Amérique et au Brésil. Plusieurs de mes poèmes ont été publiés, le plus récemment dans Stairs and Whispers : Deaf and Disabled Poets Write Back et dans le numéro 69 du magazine Magma. Mes poèmes couvrent de nombreux thèmes, du bilinguisme à l’identité, en passant par mes chats bien-aimés. Ayant toujours aimé la science-fiction, je suis profondément intéressée par les questions concernant l’avenir, en particulier l’essor de la recherche génétique et de la technologie médicale, et l’impact que cela peut avoir sur les personnes sourdes et handicapées. J’ai obtenu ma maîtrise en éthique et philosophie sociale à l’université de Cardiff en 2012, avec une thèse qui soutenait que la clause 14 de la loi sur la fertilisation humaine et l’embryologie (« un embryon présentant un défaut connu ne doit pas être préféré… ») était eugénique (…)Lire la suiteDL Williams
L’enlèvement de Jemima, la fille du colon Daniel Boone, est transformé en activité d’une patrouille frontalière. Comme le fait remarquer Enrique Chagoya, « aujourd’hui, certains politiciens appellent les réfugiés d’Amérique centrale et d’autres pays des ‘étrangers illégaux’, mais pour moi, ils ne sont pas différents des pèlerins ou de la fille de Daniel Boone ». Chagoya a brouillé les identités des personnages,…Lire la suiteDetention at the Border of Language
« Il faut s’y préparer bien plus tôt. S’il s’agissait d’un ennemi qui se pût éviter, je conseillerais d’employer les armes de la couardise, mais puisque c’est impossible, puisqu’il vous attrape fuyant et poltron aussi bien qu’honnête homme et que nulle trempe de cuirasse ne vous protège, apprenons donc à le soutenir de pied ferme et à le combattre. Et pour commencer à lui ôter son plus grand avantage contre nous, prenons une voie toute contraire à la commune. Ôtons-lui l’étrangeté, pratiquons-le, accoutumons-le, n’ayons si souvent dans la tête que la mort. À tout instant, représentons la mort à notre imagination et sous tous ses visages. Au broncher d’un cheval, à la chute d’une tuile, à la moindre piqûre d’épingle, répétons : « Eh bien ! Et bien quand ce serait la mort même ? » et là-dessus, raidissons-nous et faisons un effort sur nous mêmes. Parmi les fêtes et la joie, ayons toujours ce refrain de nous ressouvenir de notre condition. Ainsi faisaient les Egyptiens qui, au milieu de leurs festins et parmi leur meilleure chère, faisaient apporter l’anatomie séchée d’un homme pour servir d’avertissement aux convives.Lire la suiteDe la mort [2]
« Tout ce que vous vivez, vous le dérobez à la vie ; c’est à ses dépens. Le continuel ouvrage de votre vie, c’est de bâtir la mort. Vous êtes dans la mort pendant que vous êtes en vie, car vous êtes après la mort quand vous n’êtes plus en vie. Ou, si vous l’aimez mieux ainsi : vous êtes…Lire la suiteDe la mort [3]
« La vie n’est en soi ni bien, ni mal. Le bien et le mal y ont la place que vous leur y faites. Il n’est rien dont je m’informe aussi volontiers que de la mort des gens : quelle parole ils ont proférée, quel visage et quelle contenance ils y ont eu. Dans ces dernières répliques échangées entre la…Lire la suiteDe la mort [4]
« Tous les jours vont à la mort. Le dernier y arrive… Le but de notre carrière, c’est la mort, c’est l’objet nécessaire de notre visée : si elle nous effraye, comment est-il possible d’aller un pas en avant sans fièvre ? Le remède du vulgaire, c’est de n’y penser pas. Mais de quelle brutale stupidité lui peut venir un…Lire la suiteDe la mort
C’est un arbre de banian surréaliste fait d’un tronc et de racines en acier inoxydable, son feuillage et ses fruits sont sous la forme d’ustensiles de tailles variées, eux aussi en acier inoxydable. «Dada» signifie «Grand-père» en Hindi. Cela symbolise l’héritage indien ainsi que les liens familiaux. D’après l’artiste Subodh Gupta, « L’arbre est son titre« Dada », le mot…Lire la suiteDada – Grand-père…
Cette statuette anthropomorphe en terre cuite a été façonnée il y a environ 5500 ans, plus ‘précisément’ durant la période prédynastique appelée Nagada II qui est datée de 3700 à 3400 avant J.-C. « La culture nagadienne se subdivise en 3 phases (Nag. I-II-III). Elle s’étend au fur et à mesure de son développement. À l’origine, à Nagada I, elle ne…Lire la suiteDame oiseau
L’œuvre politique et sociale de Shōtoku-taishi 聖徳太子 se résume dans le texte connu sous le nom de Constitution en dix-sept articles (604), qui n’est pas un texte organisant le gouvernement et définissant son rôle et ses prérogatives, mais une instruction morale, fondée sur le confucianisme et le bouddhisme, à l’usage des grands et du peuple. Harmonie, soumission à l’empereur dont…Lire la suiteConstitution en dix-sept articles de Shōtoku-taishi
Comment se fait-il que le gangsta rap – si dystopique que Jay-Z, aspirant rappeur de Brooklyn et future superstar, l’a qualifié d' »exagéré » – soit né à Los Angeles, la patrie d’Hollywood, du surf et du soleil ? À l’époque de Reagan, le hip-hop était considéré comme la musique des quartiers défavorisés et, à de rares exceptions près, de New York. Le rap était considéré comme la poésie de la rue, et l’on pensait qu’il naissait dans des quartiers étroits, dans des immeubles délabrés, des cités infestées de criminels et des wagons de métro couverts de graffitis. Pour de nombreux acteurs de l’industrie, Los Angeles n’était certainement pas assez dur et urbain pour générer un hip-hop authentique ; une nouvelle marque de musique rebelle noire ne pourrait jamais venir de La-La Land. Mais c’est ce qui s’est passé. Dans To Live and Defy in LA, Felicia Viator raconte l’histoire des jeunes hommes noirs qui ont construit le gangsta rap et changé Los Angeles et le monde. Elle emmène ses lecteurs dans South Central, Compton, Long Beach et Watts, deux décennies après le long été chaud de 1965. (…)Lire la suiteComment le gangsta rap a changé l’Amérique
La Charte du Peuple Kanak, portée par le Sénat coutumier, a été proclamée le 26 avril 2014, à Ko We Kara, à l’issue d’un Congrès extraordinaire – Assemblée du peuple kanak. Dès le 25 avril, les représentants des huit aires coutumières ont rejoint Ko We Kara pour l’ouverture de la première fête de l’IGNAME du pays, portée par le Sénat…Lire la suiteCharte du peuple kanak – Ouverture
En trois mots, je peux résumer tout ce que j’ai appris de l’existence : La vie continue.Lire la suiteCela continue
Depuis plus de cent ans, les visiteurs du monde entier viennent découvrir la balance des sorcières de Waag à Oudewater. Vous recevez un certificat spécial lorsque l’on vous pèse. Déjà au XVIe siècle, cette balance servait à peser la population, mais pas n’importe laquelle. À l’époque, elle était d’une importance vitale : on pesait les personnes accusées de sorcellerie pour…Lire la suiteBalance des sorcières de Waag à Oudewater












