La contribution de Nikolaj Frederik Severin Grundtvig (1783-1872) à la formation de l’État-nation danois moderne est essentielle. L’importance de Grundtvig tient au combat incessant qu’il mena pour « élever » la paysannerie danoise sur les plans culturel et social. Son objectif premier était de promouvoir parmi les « masses » l’idée d’appartenance à un « peuple », ce qui exigeait…Lire la suiteNikolaj Grundtvig et la formation de l’État-nation danois
Pantopique : 01-temps
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Le Musée juif de Berlin [Jüdisches Museum Berlin] est l’un des plus grands musées d’Europe. [Ouvert en 2001] Il se trouve dans le quartier de Kreuzberg à Berlin, à proximité de Checkpoint Charlie et de l’ancien Mur de Berlin. Surtout célèbre pour l’architecture remarquable de son bâtiment réalisé par l’architecte Daniel Libeskind, il est rapidement devenu emblématique de la ville. L’exposition permanente présente l’histoire juive passée et présente en Allemagne. Elle s’étend sur cinq chapitres historiques allant des débuts de la vie juive en Allemagne jusqu’à nos jours en passant par le Moyen-Âge, le mouvement d’émancipation de la Renaissance et son échec. Le national-socialisme, l’holocauste et la période d’après-guerre occupent une place importante. La narration historique alterne avec des éléments informatifs sur la culture et la religion juives dans le monde. Hormis des objets provenant des collections du Musée et des documents légués par des familles, les visiteur·se·s découvriront également des installations artistiques, des stations interactives et de réalité virtuelle (…)Lire la suiteMusée juif de Berlin
À la fin des années 1990, Judy Singer, une sociologue, qui fait elle-même partie du spectre autistique, a trouvé un mot pour décrire des conditions comme le TCED, l’autisme et la dyslexie, ce mot était neurodiversité. Son espoir et son objectif étaient de faire en sorte que le discours sur les modes de pensée et d’apprentissage ne soit plus axé…Lire la suiteNeurodiversité – Origines du mot
« Miracles from heaven » (Miracles du paradis) (…) raconte l’histoire d’Anna Beaum, une petite fille de douze ans, atteinte d’une maladie incurable l’empêchant de manger sans l’aide de tubes. Elle guérit miraculeusement après être tombée d’un arbre, dans le Boston Children’s Hospital. Ce drame américain est basé sur la réelle histoire de la famille Beaum. Cette histoire, la mère…Lire la suiteMiracles from heaven
A partir du XIIIe siècle, la main de Justice s’est imposée comme un symbole indissociable du pouvoir royal et fut jusqu’en 1792 l’emblème du pouvoir judiciaire des rois de France conféré par Dieu : en 1226, lors du couronnement de Louis IX (ou Saint Louis), un bâton de commandement décoré à son extrémité d’une main en ivoire ayant trois doigts…Lire la suiteMain de justice
Malangatana Ngwenya est l’un des rares artistes africains à être reconnu dans le monde entier tout en restant en Afrique. Il possédait un profil international qui était renforcé par une personnalité expansive. Il avait des goûts cosmopolites et une vaste connaissance de l’art mondial. C’était un artiste né qui composait de la musique, chantait des chansons en cinq langues et se lançait parfois dans des danses spontanées. Membre fondateur du Mouvement pour la paix au Mozambique, il a été représentant au parlement de 1990 à 1994. Il a contribué à la création du musée national d’art du Mozambique à Maputo, la capitale, et a entrepris plusieurs grands projets de fresques murales publiques. Il a mis en place des programmes culturels dans son village natal et a enseigné l’art aux enfants dans sa maison. Les œuvres de Malangatana ont toujours projeté une vision audacieuse de la vie où il existe une communion entre la vie humaine, animale et végétale. Il s’inspire de son héritage indigène tout en embrassant les symboles de la modernité et du « progrès », synthèse de l’art et de la politique. (…)Lire la suiteMalangatana Ngwenya
L’araignée est une ode à ma mère. Elle était ma meilleure amie. Comme une araignée, ma mère était une tisserande. Ma famille était dans le métier de la restauration de tapisserie et ma mère avait la charge de l’atelier. Comme les araignées, ma mère était très intelligente. Les araignées sont des présences amicales qui dévorent les moustiques. Nous savons que…Lire la suiteMaman – Louise Bourgeois
Les lois licinio-sextiennes, en ouvrant l’accès aux charges publiques, mettent fin au conflit qui opposait à Rome le patriciat à la plèbe depuis près d’un siècle. Jusqu’alors, l’exercice du pouvoir était en effet confisqué par le patriciat – groupe d’anciennes et puissantes familles qui siégeaient au Sénat – aux dépens du reste du peuple – la plèbe. Pour mettre fin…Lire la suiteLois licinio-sextiennes
Ensemble de principes de conduite que l’écrivain dano-norvégien Aksel Sandemose a formulé en 1933 dans son roman (…)
Enoncé de la loi :
1. Du skal ikke tro du er noget ! – Tu ne dois pas croire que tu es quelqu’un de spécial !
2. Du skal ikke tro du er lige meget som os ! – Tu ne dois pas croire que tu vaux autant que nous !
3. Du skal ikke tro du er kloger en os ! – Tu ne dois pas croire que tu es plus malin/sage que nous !
4. Du skal ikke innbille dig at du er bedre en os ! – Tu ne dois pas t’imaginer que tu es meilleur que nous !
5. Du skal ikke tro du ved mere en os ! – Tu ne dois pas croire que tu sais mieux que nous !
6. Du skal ikke tro du er mere en os ! – Tu ne dois pas croire que tu es plus que nous !
7. Du skal ikke tro at du duger til noget ! – Tu ne dois pas croire que tu es capable de quoi que ce soit !
8. Du skal ikke grine af os ! – Tu ne dois pas rire de nous !
9. Du skal ikke tro at nogen kan lige dig ! – Tu ne dois pas croire que quelqu’un s’intéresse/s’inquiète à ton sujet !
10. Du skal ikke tro du kan lære os noget ! – Tu ne dois pas croire que tu peux nous apprendre quelque chose !
(…)Lire la suiteLoi de Jante
Conformément à l’article P) de la loi fondamentale de la Hongrie, et guidée par l’unité de la nation hongroise, l’Assemblée nationale établit ce qui suit :
a) les valeurs nationales hongroises (ci-après : valeurs nationales), y compris les hungarikums, sont des valeurs uniques qui doivent être préservées ;
b) afin de renforcer le sentiment d’appartenance, d’unité et de conscience nationale, nous devons collecter et documenter les valeurs de notre nation, la documentation qui sous-tend la préservation des valeurs doit être sauvegardée selon les règles d’un enregistrement rigoureux et de la possibilité de recherche, et ces valeurs doivent être cultivées, protégées et encouragées ;
c) notre patrimoine, les valeurs millénaires de la culture hongroise, les œuvres intellectuelles et matérielles du peuple hongrois, les valeurs humaines et naturelles doivent être compilées dans un répertoire complet des valeurs ;
(…)Lire la suiteLoi XXX de 2012 sur les valeurs nationales hongroises et les hungarikums
Dès l’âge de 6 ans, Loïc découvre le plaisir des planches dans une école de sa ville natale. A 12 ans, il rejoint une troupe de théâtre avec laquelle il part en tournée a travers la France avec des pièces mais aussi des comédies musicales. Il suit en parallèle des cours de danse, jazz et claquettes ainsi que des cours…Lire la suiteLoïc – La Big Bertha
En 1800, dans le cadre d’une loi du Congrès prévoyant le déménagement du nouveau gouvernement national de Philadelphie à Washington, le président John Adams approuva une loi du Congrès prévoyant 5 000 dollars pour l’achat de livres à l’usage du Congrès, ce qui marqua le début de la Bibliothèque du Congrès. (…) C’est également l’ancien président Jefferson, retiré à Monticello,…Lire la suiteLibrary of Congress
Le 13 mai 1888, la princesse Isabel signe la « Loi d’or » [à la place de son empereur de père en voyage], abolissant l’esclavage au Brésil. On raconte que les esclaves affranchis font la fête à Rio pendant plusieurs jours. (…) Depuis, ce jour du 13 mai est célébré au Brésil comme « le jour de l’abolition », en particulier par la communauté afro-brésilienne, qui a[urait] fait de la princesse Isabel son héroïne, bien souvent chantée dans les sambas et glorifiée dans les défilés du carnaval. Mais depuis quelque temps déjà, de nombreux Brésiliens, surtout justement parmi cette communauté afro-brésilienne, portent un regard bien différent sur cet épisode majeur de l’histoire du pays. Ils rappellent d’abord que le Brésil a été le dernier pays des Amériques à abolir l’esclavage et, en plus, après un bien long et tortueux processus. (…) Pourtant partisan de l’abolition, l’empereur hésite, craignant une guerre civile. Finalement, face à des menaces anglaises de plus en plus pressantes, le Brésil interdit le trafic négrier en 1850. À partir de là, le système esclavagiste se délite lentement (…)Lire la suiteLoi Áurea
Une boîte d’ombres verticale, d’à peine un pied de haut et de quelques pouces d’épaisseur, est recouverte d’une vitre. Elle contient un porte-notes représentant une femme noire aux proportions généreuses et au visage grotesque et souriant. Elle est vêtue d’une robe rouge à motifs floraux, d’un foulard jaune à pois et d’un bandana rouge et blanc noué au-dessus du front.…Lire la suiteLiberation of Aunt Jemima
… Au Japon, pendant la période Edo (1603-1867), il existait des établissements d’enseignement primaire appelés « terakoya » qui dispensaient un enseignement aux roturiers. Les archives indiquent qu’il y avait environ 15 000 terakoya, mais leur nombre réel était peut-être cinq fois plus élevé. De plus, à la fin de la période Edo (années 1850-1860), outre les terakoya, il existait également des établissements d’enseignement supérieur appelés « shijuku » qui étaient ouverts à tous les citoyens. (…) … Tout le monde pouvait apprendre, quel que soit son sexe ou son statut social. À Edo (aujourd’hui Tokyo), les archives indiquent que les frais de scolarité d’un shu (environ 20 000 yens aujourd’hui) étaient payés cinq fois par an. Dans les zones rurales, le paiement était parfois effectué avec des produits agricoles ou des légumes. (…) Dans les terakoya, l’enseignement était axé sur la lecture, l’écriture, le calcul, la morale et les bonnes manières. Les élèves apprenaient également les caractères et la culture à travers les chants Hyakunin Isshu et Iroha (…)Lire la suiteLes Terakoya durant l’ère Edo…
Après quelques essais de désodorisation peu probants, la RATP décide d’approfondir scientifiquement les connaissances dans le domaine des odeurs en 1993. Le métro parisien devient alors « un terrain d’expérimentation sur les nuisances olfactives » (RATP, 2001). Les stations de métro et de RER ont des odeurs récurrentes dont les origines sont diverses : absence de toilette, manque d’aération, freinage des trains (usure des patins de freinage en bois), huiles des escaliers mécaniques, entassement humain, réaction de la roche aux stations Châtelet-Les Halles, gare du Nord et Auber ainsi qu’à Madeleine. Ces stations ont en effet été creusées dans le gypse et la réduction de cette roche par l’humidité et le gaz carbonique rejetés par les voyageurs produit du sulfure d’hydrogène reconnu communément comme « l’odeur d’œuf pourri ». La station métro-RER Châtelet-Les Halles est retenue pour les premières études commencées fin 1994. (…) (RATP, 2001).Lire la suiteLes odeurs du RER à Paris
Musique et danse fonctionnent ensemble. J’ai donc fait un peu de chant. On apprend à chanter de la musique karnatique, style du sud de l’Inde. Quand on pratique une danse du répertoire, on remplace par des paroles rythmiques : Takita taka dhimi… Ta tai tai tat, dhit dhit tai … Ces paroles reproduisent les sons des pieds…Lire la suiteLes sons des pieds…
Créées pour faire face à une situation anormale, les nouvelles juridictions gacaca s’inspirent d’une pratique ancestrale qui fait appel aux sages d’une colline pour régler un litige. La loi du 26 janvier 2001 transpose ce système coutumier en instituant de nouvelles instances de jugement. En juin 2002, quelque onze mille tribunaux sont inaugurés. Ce système se base sur une justice…Lire la suiteLes nouvelles juridictions gacaca
Dieu dit au roi : Je suis ton Dieu. Je veux un temple.
C’est ainsi, dans l’azur où l’astre le contemple,
Que Dieu parla ; du moins le prêtre l’entendit.
Et le roi vint trouver les captifs, et leur dit :
– En est-il un de vous qui sache faire un temple ?
– Non, dirent-ils. – J’en vais tuer cent pour l’exemple,
Dit le roi. Dieu demande un temple en son courroux.
Ce que Dieu veut du roi, le roi le veut de vous.
C’est juste. –
C’est pourquoi l’on fit mourir cent hommes.
Alors un des captifs cria : – Sire, nous sommes
Convaincus. Faites-nous, roi, dans les environs,
Donner une montagne, et nous la creuserons.
– Une caverne ? dit le roi. – Roi qui gouvernes,
Dieu ne refuse point d’entrer dans les cavernes,
Dit l’homme, et ce n’est pas une rébellion
Que faire un temple à Dieu de l’antre du lion.
– Faites, dit le roi.
(…)Lire la suiteLe travail des captifs
Le feuillard, donc, est une tige de châtaignier provenant d’une pousse, d’un rejet de sept ou huit ans, coupée en hiver en période hors sève puis fendue en deux. L’un de deux côtés conserve l’écorce et l’autre lissé à la plane. L’artisan qui travaille le feuillard, pour en faire des piquets de clôture et de vigne, de lattes pour faire…Lire la suiteLe terme de feuillardier…














