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mort-2

repère(s) :

C’est comme un chemin où on ne voit plus rien.

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[ INDÉFINITION ]

Cessation de la vie supposant un arrêt des fonctions observables qui la caractérisent – La mort confronte l’individu à la signification (matérielle ou spirituelle) qu’il lui donne, et se reflète dans la manière (culturelle, sociale, affective…) dont son entourage l’accueille, en la partageant ou non.

Pantopique(s) lié(s) :
[ caractères chinois ]

Caractère chinois : mort / 亡 wáng

Pantopique(s) lié(s) :
[ écriture Unideo ]

UNIDEO: mort

Pantopique(s) lié(s) :
[ radicaux chinois ]

Radicaux chinois ( 78 / 214) : 歹 (歺) dǎi mort [Nombre de traits : 4 ] – Exemples : 歺、死、歿

Pantopique(s) lié(s) :
[ caractères chinois ]

Caractère chinois : mort / 死 sǐ

Pantopique(s) lié(s) :
[ IA ]

La mort, longtemps pensée comme l’horizon indépassable de l’existence humaine, se trouve aujourd’hui redéfinie par les promesses et les récits qui accompagnent le développement de l’intelligence artificielle. Qu’il s’agisse de prolongation indéfinie de la vie, de sauvegarde numérique des consciences, d’avatars posthumes ou de traces algorithmiquement animées, l’IA participe à une reconfiguration symbolique de la finitude, où la mort tend à être perçue moins comme une rupture que comme une défaillance technique à retarder ou à contourner. Cette mise en calcul de la disparition nourrit l’idée d’une immortalité fonctionnelle faite de données, de simulations et de continuité informationnelle, qui brouille la distinction entre survivre, persister et être vivant. En transformant la mort en problème d’optimisation, le risque est de neutraliser son épaisseur existentielle, relationnelle et sociale, et de déplacer le deuil vers une gestion permanente de présences artificielles. Si certains y voient une manière de conjurer l’oubli et d’étendre la mémoire humaine, d’autres alertent sur une perte de sens de la limite, pourtant constitutive de la responsabilité et du lien. Dans ce contexte, l’enjeu éducatif devient fondamental : il s’agit d’apprendre à interroger les récits technologiques de ]l’immortalité[, à distinguer la conservation des traces de la continuité de la personne, et à réhabiliter la mort comme une expérience humaine irréductible au calcul. Éduquer à la mort à l’ère de l’IA, c’est ainsi transmettre le sens de la finitude comme condition du vivant, de la transmission et de la liberté.

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