Le mythe du char ailé, exposé par Platon dans le Phèdre, utilise la figure du cheval pour représenter l’âme humaine. Dans cette allégorie, l’âme est conduite par un cocher et deux chevaux : l’un noble, l’autre indiscipliné. Le cheval blanc symbolise la part raisonnable et courageuse de l’âme. Le cheval noir représente les passions, les désirs et les instincts. Le cocher incarne la raison, chargée de maintenir l’équilibre entre ces forces opposées. Cette image fait du cheval un outil conceptuel pour penser la condition humaine. Elle montre que le cheval est devenu un langage philosophique. Le mouvement et la tension des chevaux traduisent les conflits intérieurs. Ce mythe a influencé toute la tradition occidentale. Il révèle la capacité du cheval à servir de médiateur entre le corps et l’esprit. Il témoigne de la profondeur symbolique de la figure équine.
Pantopique(s) lié(s) :
chevalGrècemythephilosophie
