La théorie des nœuds est une branche de la topologie. Elle étudie les embeddings de cercles dans l’espace tridimensionnel. Un nœud mathématique est fermé, sans extrémité libre. Les chercheurs cherchent à classer les nœuds. On utilise des invariants (polynômes, groupes). Elle a des applications en biologie (ADN), physique et chimie. Elle se développe à partir du XIXe siècle. Le nœud trivial est le cercle simple. Les entrelacs sont aussi étudiés. La discipline est abstraite mais visuelle. Elle relie géométrie et algèbre. Elle a inspiré des métaphores philosophiques.
Un nœud consiste en l’enlacement d’une chose flexible ou l’entrelacement de deux objets flexibles se resserrant si l’on tire sur les extrémités.
Plus ou moins complexe, la réalisation d’un nœud résulte souvent d’un héritage, d’un savoir-faire, d’une sélection des moyens de le constituer et le rendre conforme aux besoins qui l’ont occasionné.
Ces besoins peuvent être pratiques, ou purement esthétiques,
Variant de sa possible urgence à sa commodité,
comme à la symbolique à laquelle il renvoie.
Sur un plan métaphorique, philosophique, moral, spirituel, il témoigne de la notion de connexion entre des entités ou des ensembles.
[ hiéroglyphes égyptiens ]Hiéroglyphe égyptien : noeud – cravate
[ symbole ]Symbole : nœud lacé
[ symbole ]Symbole: noeud sans fin.
En physique, un nœud d’énergie désigne une zone de concentration énergétique. On parle notamment de nœuds dans les champs d’ondes. Ils apparaissent dans les interférences et la mécanique quantique. Ces points peuvent être stables ou instables. On les observe dans les plasmas et les vortex. Ils jouent un rôle dans la dynamique des systèmes. Le terme est aussi utilisé en physique des fluides. Il ne s’agit pas de nœuds matériels. La notion est souvent métaphorique. Elle aide à modéliser des structures complexes. Elle relie topologie et énergie. Elle est encore un champ de recherche actif.
Le nœud borroméen est une figure formée de trois anneaux entrelacés de telle manière que, si l’on en enlève un, les deux autres se séparent aussitôt. Aucun anneau ne tient donc seul : c’est leur lien commun qui fait l’ensemble. Le psychanalyste Jacques Lacan a utilisé cette image pour expliquer le fonctionnement de l’être humain. Il s’en sert pour représenter trois dimensions essentielles de notre vie : ce que nous vivons concrètement, ce que nous exprimons par le langage, et ce que nous imaginons. Selon lui, l’équilibre de la personne dépend du maintien de ces trois dimensions ensemble. Cette figure, inspirée d’un ancien symbole héraldique, sert ainsi d’image simple pour montrer que ces aspects de la vie humaine sont indissociables.
Pantopique(s) lié(s) :
théorie
