A partir du XIIIe siècle, la main de Justice s’est imposée comme un symbole indissociable du pouvoir royal et fut jusqu’en 1792 l’emblème du pouvoir judiciaire des rois de France conféré par Dieu : en 1226, lors du couronnement de Louis IX (ou Saint Louis), un bâton de commandement décoré à son extrémité d’une main en ivoire ayant trois doigts…Lire la suiteMain de justice
Repère : justice
La justice. Un cap dans l’existence de chacun, un cap dans les sociétés, relevant d’une idée de la valeur, des devoirs, des engagements pris ou à prendre. Mais aussi une définition qui passe par des grilles culturelles, religieuses, politiques, économiques… Un questionnement sur la dignité de chacun, de chacune. Une façon parmi d’autres de la traduire dans des systèmes de droit et de codes. Un ensemble de repères susceptibles de guider notre chemin de vie quitte parfois à en changer…
1 – L’Eternel dit à Moïse : « Taille deux tables de pierre pareilles aux premières, et j’y écrirai les paroles qui étaient gravées sur les premières tables que tu as brisées. 2 – Sois prêt de bonne heure. Tu graviras dès le matin le mont Sinaï et tu t’y tiendras devant moi, au sommet de la montagne. 3 –…Lire la suiteLes nouvelles tablettes de la loi
La représentation classique de la justice comme une femme les yeux bandés, ayant un glaive et une balance à la main correspond à la déesse grecque Thémis. Les grecs connaissaient deux déesses de la justice, correspondant à deux types de justice : thémis, justice expiatoire (religieuse, intra-familiale), et dikè, justice réparatrice (politique, extra-familiale). Le bandeau symbolise l’impartialité : la justice…Lire la suiteLes yeux bandés, ayant glaive et balance… Symboliser la justice
16. C’est alors que deux femmes prostituées vinrent chez le roi et se présentèrent devant lui. 17. L’une des femmes dit: «Pardon! Mon seigneur, cette femme et moi, nous habitons dans la même maison et j’ai accouché près d’elle dans la maison. 18. Trois jours après, cette femme a aussi accouché. Nous habitons ensemble, il n’y a aucun étranger avec nous dans la maison, il n’y a que nous deux. 19 Le fils de cette femme est mort pendant la nuit, parce qu’elle s’était couchée sur lui. 20. Elle s’est levée au milieu de la nuit, elle a pris mon fils qui était à côté de moi pendant que moi, ta servante, je dormais et elle l’a couché contre elle. Quant à son fils, qui était mort, elle l’a couché contre moi.
21. Ce matin, je me suis levée pour allaiter mon fils et voici qu’il était mort. Je l’ai regardé attentivement, le matin venu, et ce n’était pas mon fils, celui que j’ai mis au monde.» 22. L’autre femme dit: «C’est faux! C’est mon fils qui est vivant et ton fils qui est mort.» Mais la première répliqua: «Absolument pas! C’est ton fils qui est mort et mon fils qui est vivant.» C’est ainsi qu’elles discutèrent devant le roi. 23. Le roi constata: «L’une dit: ‘C’est mon fils qui est vivant et ton fils qui est mort’, et l’autre dit: ‘Absolument pas! C’est ton fils qui est mort et mon fils qui est vivant.’» (…)Lire la suiteLe jugement de Salomon…
L’existence d’un cérémonial, d’un rite judiciaire, est un trait commun qui caractérise la pratique de la justice en Chine et en Europe. Le lieu de justice est un lieu distinct, « une aire […] retranchée du monde ordinaire » : un temple majestueux, un Palais-Royal, dans lequel l’on ne peut entrer sans remarquer la clôture qui le sépare de l’extérieur ; un « yamen », initialement un poste de commandement, autrement dit un lieu de pouvoir, de puissance. Le juge, qu’en Chine l’on appelait comme on appelle les dieux, en frappant un gong, et qui n’apparaît en Europe qu’après l’annonce à voix haute de « la Cour » ou après l’ouverture des portes de la salle d’audience, ne se regarde qu’avec révérence : il siège sur une estrade, surélevée, au centre de la pièce (…)Lire la suiteLe lieu de justice est un lieu distinct, une aire retranchée du monde ordinaire…
La loi mongole ou, plus exactement, l’ordre politique mongol, a bien existé. Mais il n’est pas sûr qu’il ait constitué un code écrit et structuré. En effet, les mentions qui sont faites du yāsā dans les sources islamiques témoignent de l’ambiguïté du terme dans l’esprit des auteurs qui désignent sous ce terme des décrets impériaux (en mongol classique jasaq) et des règles coutumières (yosun). Les savants et les chercheurs qui, dès la fin du XVIIe siècle, se sont intéressés « au grand code de Gengis-khan », ont adopté la vision des sources islamiques, ce qui a contribué à prolonger, jusqu’à aujourd’hui, la confusion des sources médiévales (…) Les sources sur le yāsā sont d’origine et de nature diverses, mais la majorité d’entre elles sont extérieures à la culture mongole. Il est fait mention du yāsā dans les historiographies persane, arabe, syriaque, arménienne, ainsi que dans les récits en latin des missionnaires franciscains et dans les sources chinoises. Nous disposons néanmoins de quelques sources médiévales internes à la culture mongole. Un certain nombre de yāsā sont mentionnés dans l’Histoire secrète des Mongols, ainsi que dans les lettres envoyées par les khans aux puissances étrangères (…)Lire la suiteLe grand code de Gengis-khan
Un monolithe noir, en basalte, symbole d’une fantastique odyssée du temps car il a porté jusqu’à nous, à travers plus de trente-sept siècles, l’un des plus anciens systèmes de justice dont nous ayons connaissance, codifié et gravé pour l’éternité par le grand roi de la Mésopotamie antique, Hammurabi : telle se présente la stèle de 2,25 mètres de haut, exposée au Louvre, où l’on peut voir, inscrite au burin dans la pierre, en caractères cunéiformes et en langue akkadienne, la quasi-totalité d’un texte juridique, dont le premier traducteur (J.V. Scheil) a dégagé 282 articles. Cette longue inscription comporte un prologue et un épilogue, tous deux à la gloire de Hammurabi qui régna sur Babylone de 1792 à 1750 environ avant notre ère. Son sommet s’orne d’un bas-relief au sens limpide : assis sur un trône, Shamash, dieu-soleil garant de la justice et de l’équité, remet au roi qui se tient debout devant lui les insignes de la royauté. Au roi le pouvoir. Au roi de dire la loi. Pour unir, pacifier, administrer son royaume. Pour l’ordre et pour le bien de ses sujets. Pour que justice prime sur la loi du plus fort. De très nombreux aspects de la vie babylonienne sont réglementés dans le corpus des lois de Hammurabi : famille, mariage, adultère, propriété, commerce, activités économiques, etc. (…)Lire la suiteLe code de Hammurabi
Il s’agit plutôt, à l’occasion de la punition, quand nous décidons de punir, de nous poser à nouveau la question de la justice : qu’est-ce qui est juste ? Certes, la réponse n’est pas aisée. C’est une question redoutable et difficile. Mais cette difficulté ne doit pas nous servir de prétexte pour ne plus nous poser cette question. Alain disait…Lire la suiteLa punition est ce doute sur la justice qui sauve la justice…
La justice, comme le théâtre, rassemble devant un public les acteurs d’un drame pour essayer de déterminer les responsabilités de chacun et de prononcer un jugement équitable. Des deux côtés, il y a un lieu, des décors, un rituel, des costumes… Mais la différence majeure – vraiment majeure ! – entre une pièce et un procès criminel, c’est que le dénouement…Lire la suiteLa justice, comme le théâtre
Le sens le plus élémentaire de la justice réside ainsi, d’abord, dans la mission première du juge, qui est d’appliquer la loi, la règle de droit. En Occident, la relation du juge à cette règle est devenue le cœur de son office lorsque la loi a commencé d’être perçue comme l’expression du souverain, le « point de vue de Dieu…Lire la suiteLa mission première du juge…
Etymologie : du latin justitia, justice, ayant lui-même pour racine, jus, juris, le droit au sens de permission en matière de religion. La justice est un principe moral de la vie sociale fondé sur la reconnaissance et le respect du droit des autres qui peut être le droit naturel (l’équité) ou le droit positif (la loi). La justice est aussi…Lire la suiteLa justice – Un principe moral de la vie sociale
La justice coûte cher, c’est pour ça qu’on l’économise.Lire la suiteLa justice coûte cher
La clémence de la justice est symbolisée par le genou dénudé, le genou étant l’attribut corporel de la piété, la magnanimité et la clémence du puissant : lorsque l’on voulait obtenir la clémence d’un puissant, on enlaçait ses genoux. La représentation des souverains avec une jambe découverte exprime la mansuétude royale. La position du genou est une marque de pouvoir…Lire la suiteJustice et genou dénudé
Il se peut […] que la loi elle-même ne soit pas juste. Dans cette mesure il peut être injuste de respecter la loi, et juste de la transgresser. L’injustice sera alors non plus de ne pas respecter la loi positive, édictée par les hommes, mais de contrevenir à une norme de justice inscrite dans la nature même des choses. Mais…Lire la suiteIl se peut que la loi elle-même ne soit pas juste…
L’intelligence artificielle (IA) va avoir un impact sur notre société que l’on ne peut encore imaginer. Des algorithmes prétendent déjà pouvoir identifier les meilleurs candidats pour un emploi, assister les médecins pour établir des diagnostics médicaux ou aider les avocats devant les tribunaux. Tout cela n’est pas totalement nouveau, puisque déjà, dans les années 1980, des systèmes experts assistaient les…Lire la suiteIA : besoin d’une règlementation
La justice est l’habitus par lequel on donne, d’une perpétuelle et constante volonté, son droit à chacunLire la suiteDonner son droit à chacun…
La Charte du Peuple Kanak, portée par le Sénat coutumier, a été proclamée le 26 avril 2014, à Ko We Kara, à l’issue d’un Congrès extraordinaire – Assemblée du peuple kanak. Dès le 25 avril, les représentants des huit aires coutumières ont rejoint Ko We Kara pour l’ouverture de la première fête de l’IGNAME du pays, portée par le Sénat…Lire la suiteCharte du peuple kanak – Ouverture
Nous sommes dans une société hyper-réglementée, très conflictuelle, où chacun est prompt à faire valoir ses droits. Toutes les instances de jadis qui résolvaient de multiples conflits par leur autorité morale – le père de famille, le prêtre, le professeur, le notable – ont disparu ou perdu tout charisme. Dès lors il ne reste plus que le juge dont la…Lire la suiteCette judiciarisation ira grandissant…
Lorsque dans un État, plusieurs systèmes juridiques coexistent en parallèle sans liens entre eux, sans interférence on parle de bijuridisme. Lorsque le système juridique d’un État est composé de plusieurs systèmes différents qui se mélangent, on parle de système mixte. Par exemple, la plupart des droits religieux sont complétés par des règles de Common Law ou de Civil Law régissant…Lire la suiteBijuridisme et système (juridique) mixte
Symbole: sceau du Corps des Gardiens de la révolution islamique (Iran).Lire la suiteCorps des gardiens de la révolution islamique (sceau)



