… Au Japon, pendant la période Edo (1603-1867), il existait des établissements d’enseignement primaire appelés « terakoya » qui dispensaient un enseignement aux roturiers. Les archives indiquent qu’il y avait environ 15 000 terakoya, mais leur nombre réel était peut-être cinq fois plus élevé. De plus, à la fin de la période Edo (années 1850-1860), outre les terakoya, il existait également des établissements d’enseignement supérieur appelés « shijuku » qui étaient ouverts à tous les citoyens. (…) … Tout le monde pouvait apprendre, quel que soit son sexe ou son statut social. À Edo (aujourd’hui Tokyo), les archives indiquent que les frais de scolarité d’un shu (environ 20 000 yens aujourd’hui) étaient payés cinq fois par an. Dans les zones rurales, le paiement était parfois effectué avec des produits agricoles ou des légumes. (…) Dans les terakoya, l’enseignement était axé sur la lecture, l’écriture, le calcul, la morale et les bonnes manières. Les élèves apprenaient également les caractères et la culture à travers les chants Hyakunin Isshu et Iroha (…)Lire la suiteLes Terakoya durant l’ère Edo…
Repère : éducation
L’éducation. L’activité par excellence. La source, le fondement d’innombrables repères. Qui nous aide à construire, nous construire. Qui nous accompagne toute la vie, nous éveillant à toute complexité, nous aidant ou non à l’assumer. L’éducation, renvoyant aux conditions, aux moyens, aux lieux, aux temps, aux personnes susceptibles d’en partager le projet, notre projet…
Dans la mythologie des Indiens Hopi et Zuni du Nouveau Mexique et de l’Arizona, au Sud-Ouest des Etats-Unis, les kachinas sont des esprits : esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants… Une sorte d’inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l’occasion de fêtes rituelles, ces esprits s’incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l’issue des fêtes, pour qu’ils se familiarisent avec le monde des esprits. Leur confection commence par la recherche d’une racine de peuplier américain (cottonwood). Les premières kachinas, les Püch tihu, étaient plates et d’un seul tenant : les bras faisaient partie intégrante du tronc et les jambes étaient inexistantes. Des transformations ont eu lieu à partir de 1870, notamment la séparation des membres inférieurs, l’apparition d’avant-bras (…)Lire la suiteLes kachinas – Et l’éducation des enfants hopis
L’école Gelugpa est la dernière grande école émergente du bouddhisme tantrique tibétain. Au cours du XVe siècle, elle s’est fortement répandue et a rapidement devancé les autres branches. Elle est actuellement la plus grande école du bouddhisme tibétain. Le fondateur de l’école Gelugpa fut maître Tsongkhapa (1357–1419). Il visait les laxismes qui apparaissaient dans le milieu bouddhiste tibétain de l’époque tels que la vie dissipée des moines, le relâchement de la discipline bouddhiste, la négligence de la voie des Sutras. Maître Tsongkhapa réforma alors le bouddhisme tibétain en soulignant fortement la nécessité d’une discipline monastique, le respect de l’enseignement des Sutras, et en prônant le célibat. Il utilisait le bonnet jaune pour symboliser l’importance de la discipline. Ainsi, l’école Gelugpa fut-elle également nommée l’ « école des coiffes jaunes ». Tsongkhapa avait suivi un grand nombre de maîtres en commençant d’abord par les enseignements du Paramitayana puis ceux du Vajrayana (…)Lire la suiteEcole Gelugpa – Dernière grande école du bouddhisme tantrique tibétain
A une période de ma vie, quand j’avais un peu plus de 10 ans, des Mauriciens allaient en Inde apprendre le sitar, les tablas, etc. Puis ils revenaient mariés à des indiennes. Ces femmes ont ouvert un centre, qui est devenu par la suite l’équivalent d’un conservatoire de danse, musique, chant et beaux-arts… Et moi, j’y suis allée en cachette…Lire la suiteApprendre la danse…
Née en 1952 à Hopkinsville, ville ségréguée du Sud des États-Unis, Gloria Jean Watkins étudie dans le lycée réservé à la population noire. Issue d’une famille ouvrière, bell hooks est l’une des rares femmes noires et de classe populaire à intégrer la licence d’anglais de l’Université de Standford en 1973. En 1976, elle obtient sa maîtrise à l’Université du Wisconsin…Lire la suitebell hooks
Né le 1er mars 1888 à Belopolié, ville ukrainienne appartenant alors à l’Empire Russe, Anton Semionovitch Makarenko est issu d’une modeste famille ouvrière. Formé au sein d’une école de cheminots, il devient instituteur dès l’âge de 17 ans. Réformé de l’armée russe du fait d’une forte myopie, il poursuivra sa formation à l’institut pédagogique de Poltava. En 1920, après la…Lire la suiteAnton Semionovitch Makarenko
Janusz Korczak (1878–1942) fut un praticien et théoricien d’une éducation nouvelle construite autour du respect de l’enfant. De son vrai nom Henryk Goldszmit, Korczak est né vers 1878 à Varsovie et mort le 6 août 1942 au Camp d’extermination de Treblinka. Médecin, il a publié de nombreux articles scientifiques, des essais sur l’éducation ainsi que des livres pour enfants. Il…Lire la suiteJanusz Korczak
Né le 12 janvier 1746 à Zurich, le jeune Johann Heinrich Pestalozzi suit l’école secondaire, puis étudie l’histoire et la politique, ainsi que le grec et l’hébreu. Toute son existence a été marquée par une intense activité intellectuelle et philosophique. Alors qu’il accompagne son grand-père maternel en visite dans des écoles et des foyers de familles paysannes, Pestalozzi est frappé…Lire la suiteJohann Heinrich Pestalozzi
Célestin Freinet naît en 1896 dans les Alpes-Maritimes. Il commence son métier d’instituteur en 1914 puis est mobilisé. Il rentre de la guerre avec une blessure au poumon qui le handicape pour parler. Il obtient alors un poste à l’école de Bar-sur-Loup dans sa région natale. Sa blessure qui l’empêche de parler normalement, le contraint à trouver d’autres méthodes d’enseignement…Lire la suiteCélestin Freinet
Depuis l’Antiquité, les grands penseurs de l’éducation sont loin d’avoir parlé d’une seule voix. Si, pour tous, philosophes, moralistes, théoriciens ou praticiens, l’éducation était la pierre de touche pour construire un monde répondant à leurs attentes, certains jugeaient nécessaire de façonner les jeunes générations, prônant parfois le formatage ou l’endoctrinement. D’autres, plus humanistes, ont défendu la liberté de l’enfant et…Lire la suitePenser l’éducation : une diversité d’appoches…
Plus nous analysons les relations éducateur-élève, à tous les niveaux, dans l’école ou en dehors d’elle, plus il nous semble clair qu’elles présentent un caractère spécial et saillant : ce sont essentiellement des relations de narration, de dissertation. La narration et la dissertation supposent un sujet : le narrateur, et des objets passifs, des auditeurs : les élèves. (…) C’est…Lire la suiteL’éducation « bancaire » selon Paulo Freire
Vous dites : C’est fatiguant de fréquenter les enfants. Vous avez raison. Vous ajoutez : parce qu’il faut se baisser, s’incliner, se courber, se faire tout petit. Là, vous avez tort, ce n’est pas cela qui fatigue le plus, c’est le fait d’être obligé de s’élever, de se mettre sur la pointe des pieds jusqu’à la hauteur de leurs sentiments,…Lire la suiteC’est fatiguant de fréquenter les enfants
Cʼest à Athènes, dans la seconde moitié du 5e siècle avant notre ère, qu’est née la science de l’éducation, pour répondre aux besoins du système politique démocratique de la cité : il s’agit de former des citoyens capables de gérer les affaires publiques. Pour répondre à ce besoin utilitaire, deux conceptions s’opposent : celle des sophistes, professionnels rétribués, comme Protagoras…Lire la suiteDeux conceptions qui s’opposent : sophistes et Platon
[Résumé d’article] L’utilisation de l’intelligence artificielle, qui réussit des examens universitaires d’avocat ou d’ingénieur, incite à repenser les méthodes d’enseignement et d’évaluation. Des chercheurs ont testé l’IA sur des examens académiques, constatant qu’elle pouvait dépasser les performances humaines moyennes, notamment grâce à une préparation ciblée et des consignes précises. Cependant, cette réussite symbolique soulève des questions sur les effets potentiels…Lire la suiteQuand les IA réussissent des examens académiques…
Andrew Ng est un leader mondialement reconnu dans le domaine de l’IA (Intelligence Artificielle). Il est fondateur de DeepLearning.AI, fondateur et PDG de Landing AI, partenaire général d’AI Fund, président et cofondateur de Coursera et professeur associé au département d’informatique de l’université de Stanford. En 2011, il a dirigé le développement de la principale plateforme MOOC (Massive Open Online Courses)…Lire la suiteAndrew Ng
[Résumé d’article] L’introduction de l’intelligence artificielle dans l’éducation suscite un vif débat, notamment avec l’ouverture prochaine d’Unbound Academy, une école en ligne en Arizona, approuvée de justesse par le conseil des écoles à charte. Destinée aux élèves du grade 4 à 8 (CM1 à la quatrième en France), cette école propose une approche radicalement différente : deux heures d’enseignement par…Lire la suiteL’IA remplace les professeurs dans cette école…
Oserais-je exposer ici la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute l’éducation ? Ce n’est pas de gagner du temps, c’est d’en perdre.Lire la suiteNon gagner du temps, mais en perdre
Le problème n’est pas que vous n’ayez pas été éduqué. Le problème est que vous avez été éduqué juste assez pour croire ce qu’on vous a enseigné, mais pas assez pour remettre en cause tout ce qu’on vous a dit…Lire la suiteRemettre en cause tout ce qu’on vous a dit
N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter.Lire la suiteApprenons-leur à s’adapter
La véritable éducation consiste à pousser les gens à penser par eux-mêmes.Lire la suitePousser les gens à penser par eux-mêmes




