Fei-Fei Li, née en 1976 à Chengdu, Chine, est une scientifique influente dans le domaine de la vision par ordinateur et de l’IA. Après avoir immigré aux États-Unis à 16 ans, elle a étudié à Princeton et obtenu un doctorat au California Institute of Technology (Caltech). Son projet le plus célèbre, ImageNet (2009), a catalysé les avancées en reconnaissance d’images,…Lire la suiteFei-Fei Li
Pantopique : Pays-Amérique
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Pendant la Seconde guerre mondiale, les communications codées furent cruciales, et c’est dans le Pacifique que les Navajos jouèrent un rôle unique. Appartenant aux langues athapascanes de la famille na-dené, leur langue fut utilisée par 421 « code talkers » pour créer un code impossible à déchiffrer pour les Japonais. Proposé par Philip Johnston en 1942, le projet exploitait la complexité grammaticale et phonétique du navajo. Deux techniques étaient employées : utiliser des mots entiers pour désigner des objets militaires, comme A-YE-SHI (« œufs ») pour « bombes » ou LO-TSO (« baleine ») pour « navire de guerre », ou épeler lettre par lettre avec des mots codés, par exemple A comme « Ant » → WOL-LA-CHEE. Cette innovation linguistique permit de sécuriser les communications et eut un impact stratégique majeur dans le théâtre du Pacifique.Lire la suiteLes « Code talkers » navajos…
Les Olmèques étaient une ancienne civilisation précolombienne qui a prospéré dans la région actuelle du Mexique, notamment dans les basses terres du golfe du Mexique, vers 1400 à 400 avant J.-C. Ils sont souvent considérés comme la culture-mère de la Mésoamérique en raison de leur influence précoce sur les civilisations ultérieures telles que les Aztèques et les Mayas. Les Olmèques…Lire la suiteOlmèques
Groupe ethnique autochtone d’Amérique du Sud, principalement concentré au Chili et en Argentine. Connus pour leur histoire riche et leur résistance tenace contre les colonisateurs espagnols, les Mapuche [dont le nom signifie « Peuple de la Terre »] ont une culture distincte, avec des traditions, une langue (le mapudungun) et une spiritualité propres. Historiquement organisés en communautés autonomes appelées « lof », ils ont…Lire la suiteMapuche
Le Popol Vuh, « livre du conseil » ou « livre de la natte », est rédigé en quiché (Kʼicheʼ), la langue la plus parlée du groupe maya guatémaltèque, issue d’une proto-langue vieille de 4000 ans et divisée en cinq groupes. Il débute en évoquant la racine de l’ancienne parole quiché et le commencement de tout ce qui fut créé dans le pays du peuple quiché. Son récit fonde la genèse du monde, détaillant les tentatives infructueuses de créer l’humanité à partir de boue ou de bois, avant d’aboutir au maïs, matériau idéal et origine du peuple maya. Il narre aussi les exploits des jumeaux Ixbalanque et Hunahpu et la création des êtres de maïs avec la limitation divine de leurs pouvoirs. Écrit au XVIe siècle en alphabet latin après la conquête espagnole, il témoigne de la destruction des textes mayas et de l’héritage préservé dans les codex de Dresde, Madrid, Paris et Mexico.Lire la suitePopol Vuh – Le livre du conseil
Le 25 août 1967, le guaraní, ou avañe’ẽ, est reconnu par la Constitution paraguayenne comme langue « nationale », puis déclaré langue « officielle » en 1992. La loi des langues de 2010 consacre enfin l’égalité complète entre le guaraní et l’espagnol. Parlée également en Argentine, Bolivie et Brésil, cette langue appartient avec le tupi à la famille tupi-guaraní, dont le nom rappelle la légende de deux frères séparés par une dispute, Guaraní prospérant au Paraguay. Sa transcription se fait dans l’alphabet achegety, validé au Congrès de Montevideo en 1950, comprenant 33 lettres et formé des trois premières lettres a‑che‑ge et du suffixe ty, « ensemble ». Malgré sa reconnaissance, le guaraní fait face aux menaces de modernisation, d’exode rural et d’érosion culturelle, mais il résiste grâce à des initiatives locales et reste porteur d’un héritage vivant, illustré par des mots désormais intégrés au vocabulaire mondial comme jaguar, acajou, ara, ananas, tapioca ou tapir. Rohayhu che ñe’e ! (« j’aime ma langue ») témoigne de cet attachement vibrant à la langue et à la culture guaraní.Lire la suiteJ’aime ma langue… guarani
Les Haïdas sont un peuple autochtone vivant principalement sur la côte pacifique du Canada, en Colombie-Britannique, ainsi qu’en Alaska. Leur culture est riche et complexe, avec des clans matrilinéaires et une noblesse héréditaire. Ils sont célèbres pour leur art, notamment la sculpture sur bois et la gravure, aux motifs détaillés représentant animaux et êtres surnaturels, ainsi que pour leurs légendes, danses et cérémonies liées à la nature et aux esprits du milieu côtier. Les Haïdas ont également développé des savoirs en navigation et commerce avec d’autres peuples autochtones. Malgré la colonisation, la dépossession et les bouleversements historiques, ils préservent et revitalisent leur langue, leur culture et leurs pratiques artistiques, revendiquant leur identité et leurs droits territoriaux. Aujourd’hui, leur héritage unique continue d’être célébré et reconnu, témoignant de leur résilience et de la force de leurs traditions ancestrales.Lire la suiteHaïdas
La planète Terre précède et survivra aux humains, mais notre exploitation souvent aveugle de ses ressources invite à repenser notre relation à elle. Les Mapuche, « gens de la Terre », parlent le mapudungun, langue de la terre, et racontent que l’Univers commença par le Chrufken Ruka, « l’explosion de la chambre haute ». La maison traditionnelle, le ruka, construite collectivement, symbolise cette collaboration originelle. Leur drapeau illustre ces savoirs : le kultrun, percussion en demi-sphère, représente la Terre, le cercle l’infini, et y figurent les quatre points cardinaux, le soleil, la lune et les étoiles, autant de repères pour le machi, chaman qui lit les forces de l’univers transmises par Ngünechen, divinité de la vie. À l’instar des Mapuche, d’autres civilisations proposent des visions cosmogoniques et planétaires, révélant des équilibres entre mythes, arts et sciences. Cette sagesse invite à réfléchir à notre rapport à la Terre, à sa place dans l’univers, et à la responsabilité de préserver ses forces et cycles naturels, en commençant par questionner ce que sont réellement « planète » et « astre ».Lire la suiteGens et langue de la Terre…
Achuars « le peuple du palmier aguaje » – Les Achuar sont un peuple autochtone qui vit principalement dans la région amazonienne, à cheval sur l’Équateur et le Pérou. Leur mode de vie est étroitement lié à la forêt tropicale, où ils pratiquent l’agriculture, la chasse et la pêche. Les Achuar sont connus pour leur forte connexion spirituelle avec la…Lire la suiteAchuars
« Cent ans de solitude » est un chef-d’œuvre de Gabriel García Márquez publié en 1965, retraçant l’histoire de la famille Buendía sur sept générations dans le village fictif de Macondo. Alliant réalisme magique et critique sociale, le roman explore solitude, amour, fatalité et isolement, à travers des personnages emblématiques comme Ursula Iguarán, José Arcadio Buendía et Aureliano Buendía. La narration, non linéaire, mêle événements fantastiques et surréalistes, de la fondation de Macondo aux guerres civiles et aux amours interdites, avec un style poétique et sensoriel d’une grande richesse. Œuvre majeure du XXe siècle, elle a profondément influencé la littérature latino-américaine et mondiale, offrant une réflexion sur la condition humaine et l’impact du temps sur les individus et les communautés.Lire la suiteCent ans de solitude
Kondinji, village du Kerala dans le sud de l’Inde, entre mousson, rizières et cocotiers, se distingue par une concentration exceptionnelle de jumeaux, bien supérieure à la moyenne nationale, au point d’être considérée comme l’une des capitales mondiales de la gémellité. D’autres lieux revendiquent ce titre, comme Cândido Godói au Brésil ou Igbo-Ora au Nigeria, au nord de Lagos, où un panneau proclame fièrement cette singularité. Les hypothèses abondent : certains ont évoqué des expériences menées après-guerre par Josef Mengele, thèse largement contestée, d’autres privilégient des facteurs environnementaux ou hormonaux. À Igbo-Ora, la culture yoruba offre une lecture symbolique : longtemps perçus comme néfastes, les jumeaux sont devenus objets de vénération à travers le culte des Ibeji, avec rituels, statuettes sacrées et célébrations annuelles destinées à attirer paix et prospérité. Les explications oscillent entre consommation d’igname sauvage riche en substances hormonales et transmission génétique locale. Quelles qu’en soient les causes, ces communautés ont fait de la gémellité une richesse culturelle et sociale, rappelant combien la diversité humaine nourrit mythes, sciences et fêtes collectives.Lire la suiteLa capitale des jumeaux
The Sims® est une série de jeux vidéo de simulation de vie développée par Maxis et publiée par Electronic Arts. Lancé en 2000, le jeu permet aux joueurs de créer et de contrôler des personnages virtuels, appelés Sims, et de gérer leur vie quotidienne, y compris les aspects sociaux, professionnels et domestiques. The Sims est devenu l’une des séries de…Lire la suiteThe Sims®
World of Warcraft® (WoW) est un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG) développé par Blizzard Entertainment et lancé en 2004. Situé dans le monde fictif d’Azeroth, WoW permet à des millions de joueurs de créer des avatars, d’explorer un vaste univers, de combattre des monstres, de réaliser des quêtes, et d’interagir avec d’autres joueurs en temps réel. World…Lire la suiteWorld of Warcraft®
Maki Kaji (1951-2021) découvre le principe de ce qu’il allait renommer « sudoku » dans un magazine américain au début des années 1980, suite à la création du « Number Place » par Howard Garns (1905-1989). Renvoyant à une histoire plus ancienne, il fait écho à l’illustre carré dit SATOR, carré magique dont on trouve un exemple à Pompéi, composé des cinq mots suivants ayant donné lieu à diverses interprétations : sator : « laboureur » (ou « créateur »); arepo (controv.); Tenet « [il/elle] tient »; opera : « œuvre »; rotas : « roues, cycle ». Si les exemples de carrés magiques sont nombreux, de la Chine à l’Inde ou au monde arabe, le passage aux arrangements numériques sans répétition sur une même ligne ou colonne serait du fait de Léonard Euler (1707 – 1783). Le terme de sūdoku renvoie quant à lui plus complètement à « Sūji wa dokushin ni kagiru » 数字は独身に限る, soit « chiffre limité à un seul », ce qui est bien son cas puisqu’il s’agit de résoudre une énigme à neuf chiffres, chacun d’eux ne figurant qu’une seule fois sur une ligne ou une colonne d’un carré à 9 x 9 cases.Lire la suiteMaki Kaji et le sudoku…
Pour Phil Stutz, le « labyrinthe intérieur » désigne l’espace mental et émotionnel où l’on se perd en cherchant à éviter souffrance, incertitude et effort. Composé de peurs, d’auto-sabotages, de pensées répétitives et de mécanismes de défense illusoires, il enferme l’individu qui tourne en rond en tentant des solutions intellectuelles à des problèmes existentiels. Alimenté par le besoin de contrôle, le perfectionnisme et l’attachement au confort ou à la validation, il s’aggrave lorsqu’on cherche à en sortir par l’analyse ou l’évitement. Le chemin de croissance, au contraire, implique d’accepter douleur, effort et incertitude, et de passer à l’action malgré tout, en utilisant discipline, engagement et responsabilité personnelle pour reconnecter l’individu à son énergie vitale. Le labyrinthe intérieur symbolise la stagnation psychique, le mouvement volontaire seule issue réelle.Lire la suiteLe labyrinthe intérieur
Que serait notre monde sans son histoire migratoire, depuis les origines d’Homo sapiens sortant d’Afrique de l’Est pour peupler la Terre ? Les migrations n’ont jamais cessé, malgré les conditions changeantes qui les ont favorisées ou entravées. Aujourd’hui, plusieurs centaines de millions de migrants traversent le monde, chacun portant une histoire singulière. Ellis Island, dans la baie de New York près de la Statue de la Liberté, fut l’une des portes d’entrée des flux migratoires américains de 1892 à 1954. L’Immigration Museum y relate les parcours éprouvants de celles et ceux fuyant famine, oppression, pogromes ou pauvreté, en quête d’une vie nouvelle. Baptisée « île aux Mouettes » par les Algonquins, elle devint « Gibbet Island » avant d’être rachetée par Samuel Ellis. Les immigrants passaient l’inspection sanitaire, et les rejetés étaient renvoyés ; les autres rejoignaient New York pour y commencer leur vie américaine. Au plus fort, plus de 10 000 personnes y transitaient chaque jour. Des figures célèbres, réelles ou fictionnelles, y ont fait escale, de Charlie Chaplin à Vito Corleone. Morale : face aux migrations actuelles liées au climat, aux conflits ou aux crises économiques, l’humanité saura-t-elle affronter ce défi renouvelé ? Aujourd’hui, environ un tiers des citoyens américains ont au moins un ancêtre passé par Ellis Island.Lire la suiteEllis Island
Chimborazo – Volcan situé dans la cordillère des Andes, en Équateur. Avec une altitude de 6 268 mètres (20 564 pieds), il est le point culminant du pays et le sommet le plus éloigné du centre de la Terre en raison de la forme oblate de la planète. Le Chimborazo est un stratovolcan éteint, et sa région environnante est un…Lire la suiteChimborazo
Les océans, loin d’être des ressources inépuisables, révèlent la fragilité de nos rapports au vivant et aux équilibres planétaires. Depuis des millénaires, les Polynésiens voyaient chaque île comme le nombril d’une coupole céleste et leurs pirogues comme des instruments reliant ciel et mer, explorant à la fois l’espace physique et cosmique, et incarnant un respect profond pour Tangaroa, gardien des océans. Cette vision révèle que naviguer sur l’eau n’est pas un simple déplacement mais un apprentissage du lien entre l’humain et le milieu, où savoirs, savoir-faire et éthique se confondent. Aujourd’hui, face à la surpêche, à la pollution et au déclin de la biodiversité marine, cette sagesse ancienne nous interpelle : comment changer nos modes de vie, réapprendre le respect des océans et construire une relation durable avec eux ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « mer » ?Lire la suiteVoler de ciel en ciel, l’océan…
Cette rétrospective de la performance retrace la carrière prolifique de Marina Abramović (Yougoslave, née en 1946) avec une cinquantaine d’œuvres couvrant plus de quatre décennies de ses premières interventions et pièces sonores, œuvres vidéo, installations, photographies, performances en solo et performances réalisées en collaboration avec Ulay (Uwe Laysiepen). Dans le but de transmettre la présence de l’artiste et de rendre ses performances historiques accessibles à un public plus large, l’exposition comprend les premières réinterprétations en direct des œuvres d’Abramović par d’autres personnes jamais réalisées dans le cadre d’un musée. En outre, une nouvelle œuvre originale interprétée par Abramović marquera la plus longue période pendant laquelle elle a interprété une seule pièce en solo. (Toutes les performances, dont l’une implique la participation du spectateur, se dérouleront pendant toute la durée de l’exposition, depuis l’ouverture du musée jusqu’à sa fermeture, afin de permettre aux visiteurs de ressentir l’intemporalité des œuvres.Lire la suiteThe Artist is present
Le mot « continent », du latin continere signifiant « tenir ensemble », désigne les terres continues, mais leur nombre et leur délimitation restent discutés. Six continents sont souvent retenus, mais certains estiment que l’Amérique pourrait être scindée en deux, que l’Asie et l’Europe ne forment qu’un seul bloc, ou que l’Océanie n’est pas une continuité réelle, tandis que Zealandia, presque submergée, soulève de nouvelles questions. Cette réflexion s’inscrit dans la perspective de la Pangée, continent primitif révélé par Alfred Wegener, qui se serait fragmenté sur 250 millions d’années. Les noms eux-mêmes recèlent des histoires fascinantes : « Amérique » rend hommage à Amerigo Vespucci, parfois contesté par les peuples indigènes pour lesquels « Abya Yala » signifie « Terre dans sa pleine maturité » ; « Europe » évoque la fille d’Agenor et ses larges yeux ou le « couchant » grec ; « Asie » du Levant sémitique ; « Afrique » de la province romaine ou du mot sémitique pour « poussière » ; « Océanie » proposée par Malte-Brun en 1812 ; « Antarctique » dérivant du grec arktos, « ours », en référence à la constellation de la Petite Ourse.Lire la suiteIl était une fois les continents…



















