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kamarband

repère(s) :IndeIran

The kamarband is a long strip of fabric worn around the waist across a vast cultural region stretching from Iran to Central Asia and the Indian subcontinent. Its name comes from Persian: kamar means “waist” or “belt,” while band refers to something that fastens or wraps around. Originally, the kamarband served a practical purpose: to hold clothing in place, support the body during certain tasks, or carry small objects. However, it quickly took on social and symbolic significance. Depending on the era and region, its material, color, or the way it was tied could indicate rank, profession, or group affiliation. In the Mughal courts of India, the most prestigious kamarbands were made from luxurious fabrics and sometimes embellished with precious embroidery. Officers, dignitaries, and wealthy merchants made it an important part of their attire. In the 18th century, Europeans discovered this accessory through trade with the East. Adapted to Western fashion, it gave rise to the cummerbund, still worn today with certain formal garments. The kamarband thus illustrates how a simple object can travel between cultures, change its function, and acquire new meanings while retaining its fundamental role: connecting the garment to the body.Lire la suitekamarband

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muqanni

repère(s) :métier

Le muqanni (qanatier) est un ouvrier spécialisé dans la construction et l’entretien des qanats, ces galeries souterraines d’irrigation inventées en Perse antique et utilisées jusqu’au Maghreb et en Chine. Ces systèmes hydrauliques permettent de capter les nappes phréatiques et d’acheminer l’eau sur des kilomètres sans évaporation excessive. Le travail du muqanni est particulièrement ardu, car il doit creuser sous terre…Lire la suitemuqanni

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muqanni

repère(s) :métier

Le muqanni (qanatier) est un ouvrier spécialisé dans la construction et l’entretien des qanats, ces galeries souterraines d’irrigation inventées en Perse antique et utilisées jusqu’au Maghreb et en Chine. Ces systèmes hydrauliques permettent de capter les nappes phréatiques et d’acheminer l’eau sur des kilomètres sans évaporation excessive. Le travail du muqanni est particulièrement ardu, car il doit creuser sous terre…Lire la suitemuqanni

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Saint-Pétersbourg

repère(s) :pouvoir

Fondée par Pierre le Grand en 1703 sur les bords de la Néva, Saint-Pétersbourg (Санкт-Петербург / 60° N – 30° E) devient la capitale de l’Empire russe jusqu’en 1918. Symbole de la modernisation impériale, la ville accueille l’élite intellectuelle et artistique de Russie (Pouchkine, Dostoïevski, Tchaïkovski). Elle joue un rôle central dans la révolution de 1917. Appelée Petrograd, puis Leningrad…Lire la suiteSaint-Pétersbourg

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Patrimoine Culturel Immatériel

L’art traditionnel de la calligraphie en Iran

repère(s) :écriture

La tradition de la calligraphie a toujours été associée à l’histoire de l’écriture en Iran. Même lorsque ceux qui la pratiquaient n’avaient qu’un niveau d’alphabétisation réduit, calligraphie et écriture restaient étroitement liées. Cependant, avec l’avènement de l’imprimerie et l’émergence des programmes informatiques et des polices de caractères numériques, cet art a décliné petit à petit et l’importance de la lisibilité pure l’a emporté sur l’alliance entre lisibilité et esthétique. Il en a résulté un déclin de l’appréciation de la calligraphie parmi les jeunes générations. La sauvegarde de la tradition de la calligraphie iranienne est devenue un enjeu majeur dans les années 1980 et un programme national a été développé à cet effet par des organisations non gouvernementales en collaboration avec le gouvernement (…).Lire la suiteL’art traditionnel de la calligraphie en Iran

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Patrimoine Culturel Immatériel

Les rituels du Pahlevani et du Zoorkhanei

repère(s) :jeu

Le Pahlevani est un art martial iranien mêlant islam, gnosticisme et croyances perses anciennes, combinant gymnastique et callisthénie dans un rituel exécuté par dix à vingt hommes manipulant des instruments symbolisant les armes anciennes. Le rituel se déroule dans un  »zoorkhane », édifice sacré au dôme imposant, avec arène octogonale et gradins circulaires pour le public. Le  »morshed » dirige la cérémonie, déclame poèmes épiques et gnostiques, et rythme les mouvements sur un  »zarb » ; ces poèmes transmettent des enseignements éthiques et sociaux. Les participants, issus de toutes les couches sociales et obédiences religieuses, entretiennent des liens forts avec leur communauté et aident ceux dans le besoin. Sous la supervision d’un  »pīshkesvat », les élèves apprennent des valeurs chevaleresques, et ceux qui maîtrisent les techniques, respectent les principes religieux et accomplissent les étapes morales du gnosticisme peuvent obtenir le rang prestigieux de  »pahlevanī », conférant statut et autorité. Aujourd’hui, on recense 500  »zoorkhanes » en Iran, chacune regroupant praticiens, fondateurs et plusieurs  »pīshkesvats ».Lire la suiteLes rituels du Pahlevani et du Zoorkhanei

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15 Calendrier mai

15 mai – Journée de la langue persane

repère(s) :langue

La Journée de la langue persane est une journée officielle en Iran célébrée le 15 mai. Elle a été créée à l’origine pour honorer le poète persan Hakim Abul-Qasim Ferdowsi et son opus magnum, le poème épique Shahnameh. Ferdowsi est célébré comme la figure la plus influente de la littérature persane. Le Shahnameh (le livre des rois) est la seule…Lire la suite15 mai – Journée de la langue persane

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02 Calendrier mars

2 mars – Journée de la culture baloutche

repère(s) :culture

La journée de la culture baloutche est observée chaque 2 mars. Elle célèbre la culture et l’histoire du peuple baloutche, lequel parle une langue indo-iranienne, et vit principalement dans le Baloutchistan qui comprend des parties du Pakistan, de l’Iran et de l’Afghanistan. À cette occasion, des manifestations sont organisées, avec de la musique traditionnelle, des danses, des foires artisanales, des…Lire la suite2 mars – Journée de la culture baloutche

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21 Calendrier mars

21 mars – Nowruz

repère(s) :temps

Nowruz نوروز est le 21 mars, le jour du nouvel an iranien pour l’équinoxe vernal, marquant le début du printemps dans l’hémisphère nord, et le premier jour du premier mois (Farvardin) du calendrier iranien. « Pour célébrer Nowruz, il existe une coutume connue sous le nom de Haft Seen (Haft Seen : Les sept Seens ) consistant en 7 articles…Lire la suite21 mars – Nowruz

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16 août Calendrier

16 août – Nouvel an parsi

repère(s) :temps

Avant la conquête musulmane, le zoroastrisme était la religion dominante de la Perse. Les Parsis ont fui la Perse vers le sous-continent indien pour échapper aux persécutions après l’invasion de l’Iran par les Arabes au 7e siècle. En Inde, les Parsis célèbrent leur fête du Nouvel An à la mi-août. Dans les États du Gujarat et du Maharashtra, où vivent…Lire la suite16 août – Nouvel an parsi

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Poésie persane…

repère(s) :art

Le Shâhnâmeh شاهنامه, « Livre des Rois », rédigé par Ferdowsi (940-1020) en persan, célèbre l’histoire des souverains perses à travers plus de 60 000 distiques, rappelant la grandeur passée du royaume face au déclin du califat abbasside. Omar Khayyām (1048-1131) écrivit les Rubaïyat رباعیات, quatrains méditant sur le temps, la destinée et les plaisirs terrestres, mêlant poésie, mathématiques et astronomie. La tradition persane s’enrichit ensuite avec Nizami de Gandja et son Khamsé, Hafez et ses ghazals mystiques influençant Goethe, ainsi que Djami, l’un des derniers grands poètes soufis. Ensemble, ces auteurs offrent à la poésie persane sa puissance expressive et une place éternelle dans l’histoire littéraire universelle.Lire la suitePoésie persane…

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Le temps des califes …

repère(s) :pouvoir

En 632, le prophète Mohammed (570-632) meurt à La Mecque, posant la question de sa succession. Abou Bakr As-Siddiq (573-634), l’un de ses plus anciens compagnons et père d’Aïshah, s’impose : il devient le premier des quatre califes « bien guidés », le terme calife signifiant « successeur ». À sa mort, Omar ibn al-Khattâb (584-644) dirige la communauté musulmane, la Oumma, durant dix ans avant d’être assassiné. Othmân ibn Affân (574-656) lui succède ; sous son califat, le Coran est fixé dans sa forme canonique, mais il est tué à Médine, ouvrant une période de troubles. Ali ibn Abi Talib (600-661), cousin et gendre du Prophète, devient le quatrième calife. Les chiites le considèrent comme le successeur légitime, estimant que l’autorité doit rester dans la famille du Prophète ; son assassinat marque la rupture durable entre chiisme et sunnisme. Le chiisme, aujourd’hui 10 à 15 % des musulmans, est majoritaire notamment en Iran et en Irak ; le sunnisme, fondé sur la sunna et les hadiths, rassemble 85 à 90 % des fidèles et voit se succéder Omeyyades, Abbassides puis Ottomans. Une troisième voie, le kharidjisme, subsiste encore chez les Ibadites d’Oman.Lire la suiteLe temps des califes …

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Des signes de ponctuation en arménien…

repère(s) :écriture

Les marques de ponctuation sont ces petits signes qui rythment le texte et en précisent le sens : points, virgules, points d’exclamation ou d’interrogation, chacun avec sa propre histoire et ses variantes linguistiques. Ainsi, le point d’interrogation « ? » pourrait dériver du latin quaestio « qo », le point d’exclamation d’une « joie » latine. La créativité littéraire a aussi enrichi ces signes : Baudelaire ou Hervé Bazin proposaient des points d’amour, de conviction, d’autorité ou de doute. Selon les langues, les formes diffèrent : en chinois, le point est un petit cercle « 。 » et les points de suspension six points « …… » ; en espagnol, l’interrogation s’ouvre par « ¿ » et se ferme par « ? » ; en sanskrit, on emploie le daṇḍa « । » ou le double daṇḍa « ॥ ». L’arménien, langue indo-européenne à part entière, a sa ponctuation originale : le point final est « : », les deux-points « . », le point d’interrogation « ՞ » suit directement l’objet interrogé et le point d’exclamation « ՜ » fonctionne de même. Ces signes s’inscrivent dans l’histoire de l’écriture arménienne créée par le moine Mesrop Machtots en 405, essentielle à la préservation culturelle et identitaire de l’Arménie.Lire la suiteDes signes de ponctuation en arménien…

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Diana Abgar…

repère(s) :pouvoir

Diana Abgar Դիանա Աբգար (1859-1937) fut une femme exceptionnelle qui marqua l’histoire de la diplomatie. Née à Rangoon au Myanmar, alors province indienne de l’Empire britannique, elle grandit à Calcutta où elle acquit le persan, l’anglais, le hindi et l’arménien, avant d’étendre ses talents linguistiques au japonais et au chinois. Mariée à Mykayel, elle s’installe au Japon à l’ère Meiji. Après la faillite de leurs affaires et la mort de son mari en 1906, Diana élève seule ses trois enfants tout en s’engageant pour sa communauté. Elle dénonce les massacres arméniens de 1895-1896 et d’Adana en 1909, et durant la Première Guerre mondiale, met argent, compétences et réseaux au service des réfugiés, les aidant dans leurs visas, leur hébergement, l’école des enfants et leur traversée vers les États-Unis. Représentante consulaire de la République d’Arménie (1918-1920), elle devient l’une des premières femmes diplomates de l’histoire. Diana décède en 1937 au Japon, inhumée au cimetière des étrangers de Yokohama, laissant un exemple de courage, de solidarité et d’humanité.Lire la suiteDiana Abgar…

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Al-Khwarizmi

repère(s) :nombre

Mathématicien et savant persan (780 – 850), souvent considéré comme le père de l’algèbre. Son nom a donné le terme « algorithme ». Il a travaillé à la cour de Bagdad sous le califat abbasside, contribuant de manière significative aux domaines des mathématiques, de l’astronomie et de la géographie. Al-Khwarizmi a écrit plusieurs ouvrages, dont « Al-Kitab al-Mukhtasar fi Hisab al-Jabr wal-Muqabala », qui…Lire la suiteAl-Khwarizmi

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Ahura Mazda

repère(s) :croire

Divinité suprême et principal dieu du zoroastrisme. Dans la cosmologie zoroastrienne, Ahura Mazda est considéré comme le créateur bienveillant de l’univers, en opposition à Angra Mainyu, la force destructrice. Ahura Mazda incarne des attributs tels que la sagesse, la justice, la vérité et la bonté. Les fidèles zoroastriens vénèrent Ahura Mazda et cherchent à suivre les enseignements moraux du zoroastrisme…Lire la suiteAhura Mazda

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Tous les savoirs du monde

repère(s) :savoir

« Encyclopédie » vient du grec ancien ἐγκύκλιος, énkúklios, issu de kuklos, le « cercle », et παιδεία, paideía, « instruction » : l’idée d’une éducation embrassant l’ensemble des savoirs. En chinois, le terme 百科全书 bǎikē quánshū, « le livre complet aux cent sciences », dit la même ambition. Partout, des civilisations prestigieuses ont relevé ce défi. En Chine, l’Encyclopédie de Yongle mobilisa près de 2 000 savants entre 1403 et 1408 pour produire plus de 11 000 volumes. Dans le monde arabo-musulman, fleurirent des œuvres majeures comme celles de Ibn Abd Rabbih, d’Al-Fârâbî ou d’Ahmed Bican Yazıcıoğlu. Puis, au XVIIIᵉ siècle, l’Europe vit naître l’Encyclopédie**, dirigée par Denis Diderot et Jean le Rond d’Alembert. Nourrie par les révolutions intellectuelles de Copernic, Galilée ou Isaac Newton, elle mobilisa plus de 150 collaborateurs entre 1751 et 1772. Malgré censures et interdictions, elle incarna une audace durable : transmettre librement le savoir.Lire la suiteTous les savoirs du monde

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Riche comme Crésus

repère(s) :récit

Selon la légende, Midas, roi de Phrygie, reçut de Dionysos le don de transformer en or tout ce qu’il touchait, faveur qui se révéla une malédiction puisqu’il ne pouvait plus ni manger ni boire. Libéré après s’être baigné dans le fleuve Pactole, celui-ci aurait dès lors charié de l’or, enrichissant la Lydie et son roi Crésus au VIe siècle av. J.-C. Rendu vaniteux par sa fortune, Crésus interrogea le sage Solon sur le plus heureux des hommes ; celui-ci répondit que seul le temps permettait d’en juger. Offensé, Crésus le congédia. Les années confirmèrent pourtant l’avertissement : son fils Atys mourut à la chasse, puis la Lydie entra en guerre contre la Perse de Cyrus. Malgré des oracles jugés favorables, Sardes tomba et Crésus fut capturé. Sa fin demeure incertaine : exécuté selon certains, épargné selon d’autres après avoir invoqué le nom de Solon, devenant même conseiller de Cyrus. Crésus fut le dernier roi de la dynastie des Mermnades.Lire la suiteRiche comme Crésus

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Jamshid et l’invention perse du vin

repère(s) :manger

Selon le Shahnameh, Jamshid (en persan : جمشید, Jamshīd) est un shah légendaire appartenant à la dynastie des Pishdadiens de Perse. On lui attribue de nombreuses inventions dont la fondation de Nowruz. En Perse, le légendaire monarque Jamshid aurait introduit le vin par accident. Comme certains raisins avaient été conservés et fermentés, on pensait qu’ils étaient dangereux pour la vie…Lire la suiteJamshid et l’invention perse du vin

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Petite histoire du vin [4]

repère(s) :histoire

En 632 après J.-C. La mort du prophète Mohammed marque le début de l’expansion de l’Islam hors de la péninsule arabique. Cette conquête s’accompagne de l’application progressive des prescriptions coraniques, parmi lesquelles figure l’interdiction de la consommation d’alcool pour les fidèles musulmans. Dans de nombreuses régions du Proche-Orient et du Moyen-Orient, cette interdiction entraîne un recul significatif de la production…Lire la suitePetite histoire du vin [4]