La Pachamama rappelle que l’environnement n’est ni un décor ni une simple ressource, mais une relation vivante dont nous faisons partie. Dans les cosmologies andines, la Terre nourrit à condition d’être reconnue, honorée et ménagée : recevoir oblige à rendre, prélever engage à réparer, habiter suppose de prendre soin. Ces pratiques ne relèvent pas du folklore, mais d’une éthique de la réciprocité fondée sur les limites et les interdépendances. À l’inverse, nos modèles contemporains tendent à fragmenter la Terre en gisements, surfaces productives ou externalités, dissociant l’usage de la responsabilité. Pollution, effondrement de la biodiversité et dérèglement climatique traduisent moins une ignorance qu’un déni de la vulnérabilité partagée. Or la question environnementale commence bien « en chacun » : dans les choix ordinaires comme dans les décisions collectives, mais aussi dans les récits que nous élaborons sur la Terre. Est-elle un stock à gérer ou un milieu à cohabiter ? Les cultures de la Terre-mère n’invitent pas à un retour en arrière, mais proposent un autre langage pour penser l’avenir, fondé sur l’attention, la gratitude et la limite. Reconnaître la Terre comme relation plutôt que comme objet engage une responsabilité à la fois intime et politique. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « terre » ?Lire la suitePachamama, la voie de la Terre…
Pantopique : Aymaras
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Parler de ce qui est ‘’derrière’’ pour évoquer le passé et de ce qui est ‘’devant’’ pour désigner l’avenir semble d’une évidence toute universelle. Pourtant, il y a au moins un peuple qui échappe à la règle : les Aymaras d’Amérique du Sud. Leur représentation du temps est l’inverse de la nôtre, explique Rafael Nuñez, chercheur en sciences cognitives à…Lire la suiteLe passé devant soi
Les premiers rayons du « tata-inti » (soleil-père) frappent à l’aube le complexe religieux pré-inca de Tiwanaku, à 75 km à l’est de La Paz. Paumes levées vers le ciel, des milliers de Boliviens ont célébré mardi [22 juin 2022] le passage à l’an 5.530 du calendrier de la minorité ethnique des Aymaras (…) Le calcul de l’année 5.530 est la somme…Lire la suiteAn 5.530 chez les Aymaras
Les Aymaras sont un groupe ethnique indigène en Amérique du Sud, principalement concentré dans les régions montagneuses de la Bolivie, du Pérou et du Chili. Ils ont une histoire culturelle riche, remontant à l’époque précolombienne, et sont connus pour leur architecture, leur artisanat et leurs traditions agricoles. La langue aymara est parlée par cette communauté, qui a également contribué. Les…Lire la suiteAymaras
Le projet sous-régional proposé vise à développer des mesures de sauvegarde pour assurer la viabilité des expressions orales, de la musique et des connaissances traditionnelles (art textile et techniques agricoles) des communautés Aymara de la Bolivie (La Paz-Oruro-Potosí), du Chili (Tarapacá-Arica-Parinacota-Antofagasta) et du Pérou (Tacna-Puno-Moquegua). Les activités, planifiées pour une mise en œuvre dans le cadre d’un projet quinquennal, sont…Lire la suiteLa sauvegarde du patrimoine culturel immatériel des communautés Aymara de la Bolivie, du Chili et du Pérou

