Le clan Fujiwara (藤原氏, Fujiwara-shi) fut la plus puissante famille aristocratique de l’histoire du Japon pré-moderne. Son origine remonte à Nakatomi no Kamatari (中臣鎌足 | 614–669), principal artisan de l’incident d’Isshi (乙巳の変, Isshi no Hen). En reconnaissance de ses services, l’empereur Tenji (天智天皇, Tenji Tennō) lui accorda en 669 le nom honorifique de Fujiwara (藤原), fondant ainsi une nouvelle lignée…Lire la suiteClan Fujiwara
Pantopique : 600-700
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
L’incident d’Isshi (乙巳の変, Isshi no Hen), également traduit par « coup d’État d’Isshi », est un événement politique majeur de l’histoire japonaise survenu en 645 durant la période d’Asuka (飛鳥時代, Asuka jidai). Son nom provient du cycle sexagésimal chinois (eto, 干支), l’année 645 correspondant à l’année Isshi (乙巳). Cet épisode marque la chute du puissant clan Soga (蘇我氏, Soga-shi), qui…Lire la suiteIncident d’Isshi
Le Kōryū-ji (広隆寺), situé dans le quartier d’Uzumasa (太秦) à Kyoto, est l’un des plus anciens temples bouddhiques du Japon. Selon la tradition, il fut fondé en 603 par le clan Hata (秦氏, Hata-shi), groupe d’immigrants d’origine continentale installé dans la région du Kinai. Le temple est étroitement associé à la mémoire du prince Shōtoku (聖徳太子, Shōtoku Taishi), auquel il…Lire la suiteKōryū-ji
La ville maya d’Uxmal, dans le Yucatan, a été fondée vers l’an 700 et compta jusqu’à 25 000 habitants. Construits entre 700 et 1000, ses édifices sont disposés en fonction de données astronomiques. La pyramide du Devin, ainsi nommée par les Espagnols, domine l’espace des cérémonies composé de bâtiments d’une architecture soignée, richement décorés de motifs symboliques et ornés de sculptures représentant Chaac, le dieu de la Pluie. Les sites cérémoniels d’Uxmal, Kabáh, Labná et Sayil constituent l’apogée de l’art et de l’architecture mayas.Lire la suiteVille précolombienne d’Uxmal
La ville historique de Samarkand représente un carrefour et un lieu de synthèse des cultures du monde entier. Fondée au VIIe siècle avant l’ère chrétienne sous le nom d’Afrasyab, Samarkand connut son apogée à l’époque timouride, du XIVe au XVe siècle. Les principaux monuments comprennent la mosquée et les médersas du Registan, la mosquée de Bibi-Khanum, l’ensemble de Shah i-Zinda et celui de Gur i-Emir, ainsi que l’observatoire d’Ulugh-Beg.Lire la suiteSamarkand – carrefour de cultures
En 632, le prophète Mohammed (570-632) meurt à La Mecque, posant la question de sa succession. Abou Bakr As-Siddiq (573-634), l’un de ses plus anciens compagnons et père d’Aïshah, s’impose : il devient le premier des quatre califes « bien guidés », le terme calife signifiant « successeur ». À sa mort, Omar ibn al-Khattâb (584-644) dirige la communauté musulmane, la Oumma, durant dix ans avant d’être assassiné. Othmân ibn Affân (574-656) lui succède ; sous son califat, le Coran est fixé dans sa forme canonique, mais il est tué à Médine, ouvrant une période de troubles. Ali ibn Abi Talib (600-661), cousin et gendre du Prophète, devient le quatrième calife. Les chiites le considèrent comme le successeur légitime, estimant que l’autorité doit rester dans la famille du Prophète ; son assassinat marque la rupture durable entre chiisme et sunnisme. Le chiisme, aujourd’hui 10 à 15 % des musulmans, est majoritaire notamment en Iran et en Irak ; le sunnisme, fondé sur la sunna et les hadiths, rassemble 85 à 90 % des fidèles et voit se succéder Omeyyades, Abbassides puis Ottomans. Une troisième voie, le kharidjisme, subsiste encore chez les Ibadites d’Oman.Lire la suiteLe temps des califes …
Le Code Tang (唐律 Tánglǜ) est un code pénal établi en Chine dès les débuts de la dynastie Tang (618-907). Il fut remis à l’empereur Tang Gaozu (566-635) en 624, amélioré en 627 et 637, puis commenté en 653. Il sera la base de tous les systèmes pénaux jusqu’en… 1912. On y reconnaît tout à la fois un héritage légal…Lire la suiteCode Tang
Siddham – Signifiant « accompli » ou « perfectionné ». C’est un ancien système d’écriture utilisé principalement pour transcrire des textes sanskrits et bouddhistes. Son utilisation remonte à l’Inde ancienne, apparaissant entre les VIe et VIIIe siècles. Siddham est souvent associé à la tradition du bouddhisme tantrique et a été utilisé dans des manuscrits, des inscriptions et des textes religieux. Cette écriture se caractérise…Lire la suiteSiddham
Xuánzàng 玄奘 (602-664) est un moine bouddhiste chinois célèbre pour son voyage en Inde pour recueillir des écritures bouddhistes et des enseignements. Son périple est relaté dans le Voyage en Occident. Xuánzàng est reconnu pour ses contributions significatives à la diffusion du bouddhisme en Chine et pour ses traductions précieuses de textes bouddhistes, qui ont eu une influence profonde sur…Lire la suiteXuanzang
En 632 après J.-C. La mort du prophète Mohammed marque le début de l’expansion de l’Islam hors de la péninsule arabique. Cette conquête s’accompagne de l’application progressive des prescriptions coraniques, parmi lesquelles figure l’interdiction de la consommation d’alcool pour les fidèles musulmans. Dans de nombreuses régions du Proche-Orient et du Moyen-Orient, cette interdiction entraîne un recul significatif de la production…Lire la suitePetite histoire du vin [4]
Au XVe siècle, sur le « toit du monde », Gedun Drub devint le premier dalaï-lama de l’histoire tibétaine, au sein d’un bouddhisme tibétain de tradition vajrayāna apparu dès le VIIe siècle, notamment sous l’impulsion du roi Songtsen Gampo, fondateur de Lhassa, introducteur de l’écriture tibétaine et promoteur du bouddhisme. Avec le temps, certaines écoles instituèrent la figure du dalaï-lama comme chef spirituel et politique. À des milliers de kilomètres de là, une autre histoire prenait forme : celle de la pizza, née à Naples au XVIe siècle avec l’arrivée des tomates venues du Nouveau Monde, puis consacrée en 1889 par la Margherita. A priori, aucune chance que ces deux univers se croisent… sauf lors d’une émission de télévision australienne où l’animateur Karl Stefanovic tenta une parabole audacieuse : « Le dalaï-lama entre dans une pizzeria et dit “faites-m’en une avec tout” ». L’humour, fondé sur un jeu de mots spirituel, laissa le quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso, perplexe avant un rire un peu gêné. Exilé depuis 1959 et installé en Inde, il incarne aujourd’hui encore une figure majeure du monde contemporain.Lire la suiteLe dalaï-lama & la pizza
À la demande du souverain [Songtsen Gampo], Sambhota part étudier en Inde à une époque où le prestige de ce pays est déjà grand, et où de hautes figures effectuent leur pèlerinage à la rencontre des savoirs notamment bouddhiques. Ainsi du moine chinois Xuánzàng (602 / 664) qui nous est bien connu grâce à l’épopée du Voyage en Occident. Thonmi Sambhota lors de son séjour s’intéresse à la religion, aux langues, et à l’écriture, s’inspirant des influences indiennes. Quant aux sons propres au tibétain et inexistant en Inde (le tibétain appartient non aux langues indo-européennes mais à la famille des langues tibéto-birmanes) on dit que Sambhota les y accueillera en songe grâce à « un homme blanc aux sandales métallisées qui au cours d’un dialogue en rêve lui aurait suggéré les lettres ».
La « paix » s’écrit ཞི་བདེ། zhi-bde en tibétain. On y remarquera qu’on sépare les syllabes en utilisant un point. Il existe deux formes, l’une dite uchen, soit « avec tête » réservée aux documents imprimés, l’autre umê, soit « sans tête », manuscrite et cursive (on la repère aisément à l’absence de ligne horizontale au-dessus des lettres). (…)Lire la suiteécriture tibétaine
L’œuvre politique et sociale de Shōtoku-taishi 聖徳太子 se résume dans le texte connu sous le nom de Constitution en dix-sept articles (604), qui n’est pas un texte organisant le gouvernement et définissant son rôle et ses prérogatives, mais une instruction morale, fondée sur le confucianisme et le bouddhisme, à l’usage des grands et du peuple. Harmonie, soumission à l’empereur dont…Lire la suiteConstitution en dix-sept articles de Shōtoku-taishi
Les premières mentions de l’ancienne République de Raguse (aujourd’hui Dubrovnik) apparaissent au VIIe siècle après J.-C. [A cette époque] … une colonie de l’ancienne cité romaine d’Épidaure fuit les attaques slaves dans cette région du sud de la Grèce et se réfugia sur l’île de Laus, qui en grec signifie « la roche ». Les habitants de cette nouvelle ville changèrent son…Lire la suiteHistoire de Dubrovnik
Un arbre vieux de 2 624 ans vient d’être découvert dans un marécage américain – Le long de la Black River en Caroline du Nord, des cyprès chauves poussent tranquillement depuis des millénaires. Au sens propre du terme : des scientifiques ont récemment découvert des arbres vieux de plus de 2 000 ans, dont un âgé d’au moins 2 624…Lire la suiteUn arbre vieux de 2 624 ans
C’est sous la dynastie des Tang (618-907) que date l’instauration d’un système de recrutement des « mandarins » (guan en chinois). Mandarin est un terme portuguais provenant du mot sanskrit signifiant « conseiller ». Ces mandarins formeront l’épine dorsale de l’administration chinoise pendant des siècles. Calqué sur une hiérarchie prônée par les Codes rituels de l’ère archaïque, ce système administratif est fondé sur le…Lire la suiteInstauration d’un système de recrutement des mandarins sous les Tang
Le voyage à la découverte du verre de Murano commence au VIIe siècle, lorsque Venise émerge comme une puissance commerciale. Les premiers fours, situés au cœur de la ville, étaient non seulement des centres d’innovation, mais aussi des lieux à haut risque en raison du danger constant d’incendies. Cette préoccupation conduisit à la décision historique de déplacer tous les fours…Lire la suiteHistoire du verre de Murano
Yazid Ier (mort en 683) est le fils de Muʿâwiya Ier et le second calife de la dynastie omeyyade. Son accession au pouvoir marque l’introduction de la succession héréditaire dans le califat, ce que refusent de nombreux musulmans, notamment Husayn, fils d’Ali. Sous son règne se produit le massacre de Kerbala, qui aura des conséquences irréversibles sur la division entre…Lire la suiteYazid Ier
Thonmi Sambhota (7e siècle après J.-C.) ཐོན་ མི་ སམྦྷོ་ ཊ་ – Ministre de l’empereur Songtsen Gampo et inventeur de l’écriture tibétaine.Lire la suiteThonmi Sambhota
Songtsen Gampo སྲོང་བཙན་སྒམ་པོ (609-650) est un souverain tibétain de la dynastie Yarlung. C’est lui qui est crédité de la fondation de Lhassa, comprenant une des premières citations de ce qui deviendra le palais du Potala. Il est connu pour avoir entrepris de vastes travaux menant vers le Népal, introduit le bouddhisme, épousé deux princesses, l’une chinoise, la princesse Wencheng, l’autre…Lire la suiteSongtsen Gampo









