Johann Georg Faust est une figure historique qui se situe à la frontière entre réalité et légende. Né vers la fin du XVe siècle en Allemagne, il aurait exercé les métiers de médecin, d’astrologue et d’alchimiste dans une époque profondément marquée par les croyances religieuses et l’attrait pour les sciences occultes. Son existence est attestée par plusieurs témoignages, mais sa…Lire la suiteJohann Georg Faust
Pantopique : 1400-1500
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
La bataille de Castillon, livrée le 17 juillet 1453, marque la fin de la guerre de Cent Ans entre la France et l’Angleterre. Elle se déroule à proximité de Castillon-la-Bataille, en Gironde, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Bordeaux. Les troupes françaises, dirigées par Jean Bureau, y infligent une lourde défaite aux forces anglaises, dont le commandant John…Lire la suiteBataille de Castillon
La Place du Parlement, achevée dans les années 1760 sur les plans de l’architecte André Portier, est un parfait exemple de l’urbanisme classique bordelais. Elle reflète la volonté de l’intendant Tourny d’aérer et d’embellir la ville, en harmonisant les façades et en créant des espaces ouverts. Ancien lieu de marché puis centre de débats publics, elle fut renommée en 1848…Lire la suitePlace du Parlement (Bordeaux)
Édifiée à partir de 1440, la tour Pey-Berland est le clocher indépendant de la cathédrale Saint-André. De style gothique flamboyant, elle fut construite pour accueillir les cloches sans compromettre la structure de la cathédrale. Cependant, en raison des troubles de l’époque, notamment la fin de la guerre de Cent Ans en 1453, les cloches ne furent installées qu’au XIXe siècle.…Lire la suiteTour Pey-Berland
La porte Cailhau, érigée entre 1493 et 1496, servait à la fois de porte défensive et d’arc de triomphe. Elle fut construite pour commémorer la victoire de Charles VIII à la bataille de Fornoue en 1495. Une statue du roi orne d’ailleurs la façade dirigée vers la ville. Mêlant styles gothique et Renaissance, elle témoigne de la transition architecturale de…Lire la suitePorte Cailhau
Le Château-Trompette était une imposante forteresse militaire construite à Bordeaux en 1453 par le roi Charles VII, peu après la victoire française à la bataille de Castillon, qui marque la fin de la guerre de Cent Ans. Érigée pour surveiller et contenir la population bordelaise, souvent restée fidèle aux Anglais, la citadelle domine alors les quais de la Garonne, à…Lire la suiteChâteau-Trompette
La Grosse Cloche est l’un des rares vestiges des anciens remparts médiévaux de Bordeaux. Édifiée au XVe siècle, elle servait de porte de la ville et de beffroi pour l’ancien hôtel de ville. Aussi appelée porte Saint-Éloi ou porte Saint-James, elle est située sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. La cloche actuelle, fondue en 1775, pèse 7 800 kg et sonne…Lire la suiteGrosse Cloche
Ces huit églises du nord de la Moldavie, construites de la fin du XVe siècle à la fin du XVIe siècle, et couvertes de fresques extérieures, sont des chefs-d’œuvre inspirés de l’art byzantin. Elles sont authentiques et particulièrement bien conservées. Loin d’être de simples décorations murales, ces peintures constituent une couverture systématique de toutes les façades et représentent des cycles complets de thèmes religieux. Leur composition exceptionnelle, l’élégance des personnages et l’harmonie des coloris s’intègrent parfaitement dans le paysage environnant. Les murs intérieurs et extérieurs de l’église du monastère de Suceviţa sont entièrement décorés de peintures murales de la fin du 16e siècle. Elle est la seule à montrer une représentation de l’Echelle de saint Jean Climaque.Lire la suiteÉglises de Moldavie
Le site des Tulou du Fujian, comprend 46 maisons de terre, construites entre le XVe et le XXe siècle et disséminées sur plus de 120 km dans le sud-ouest de la province de Fujian, dans l’arrière-pays du détroit de Taiwan. Dressées au milieu de rizières, de champs de thé ou de tabac, les tulou sont des habitations en terre de plusieurs étages. Circulaires ou carrées, elles sont orientées vers l’intérieur et pouvaient abriter jusqu’à 800 personnes. Elles ont été construites dans un but défensif, autour d’une cour centrale avec des fenêtres ouvertes vers l’extérieur seulement à partir du 1er étage et une seule entrée. Servant d’habitation à tout le clan, les tulou fonctionnaient comme des entités villageoises et étaient aussi appelées « petits royaumes familiaux » ou « petites villes prospères ». Les tulou présentent des murs de boue fortifiés couverts par des toits de tuiles avec de larges avant-toits en surplomb. Les constructions les plus élaborées datent des XVIIe et XVIIIe siècles. Les bâtiments étaient divisés verticalement entre les familles qui disposaient chacune de deux ou trois pièces à chaque étage…(…)Lire la suiteTulou du Fujian
Fondé dans la première moitié du XVe siècle, le temple du Ciel forme un ensemble majestueux de bâtiments dédiés au culte, situés dans des jardins et entourés de pinèdes historiques. Son agencement global, comme celui de chaque édifice, symbolise la relation entre le ciel et la terre – le monde humain et le monde divin – essence de la cosmogonie chinoise, ainsi que le rôle particulier des empereurs dans cette relation.Lire la suiteTemple du Ciel, autel sacrificiel impérial à Beijing
Palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang
[chin. 紫禁城 Zǐjìnchéng]
Siège du pouvoir suprême pendant plus de cinq siècles (1416-1911), la Cité interdite à Beijing, avec ses jardins paysagers et ses nombreux bâtiments dont près de 10 000 salles renferment meubles et œuvres d’art, constitue un témoignage inestimable de la civilisation chinoise au temps des Ming et des Qing. Le palais impérial de la dynastie Qing à Shenyang est constitué de 114 édifices construits entre 1625-26 et 1783. Il comporte une importante bibliothèque et témoigne de la fondation de la dernière dynastie qui dirigea la Chine avant son expansion vers le centre du pays et le transfert de la capitale à Beijing. Le palais impérial de Shenyang devint une annexe du palais impérial de Beijing. Cet ensemble architectural remarquable représente un important témoignage de l’histoire de la dynastie Qing et des traditions culturelles des Mandchous et des autres tribus du nord de la Chine.Lire la suitePalais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang
Le 7 février 1478 naît Thomas More. Ami d’Érasme, représentant de l’humanisme en Angleterre, il est l’auteur de l’Utopie (1516). Il connaît la gloire en étant nommé « chancelier du roi » par Henri VIII, mais également le déclin en raison du désaveu de son divorce. Après avoir démissionné, et avoir été jeté en prison, il est condamné à mort…Lire la suite07 février – Naissance de Thomas More
Iio Sōgi 宗祇 (1421-1502) – Moine et poète bouddhiste japonais, connu pour son rôle central dans le développement du waka, une forme traditionnelle de poésie japonaise. Sōgi était un maître du style renga, une collaboration poétique où plusieurs auteurs contribuent à une composition. Il a également popularisé le haïku. Sōgi était un moine zen, voyageant à travers le Japon pour…Lire la suiteIio Sōgi
François Rabelais (vers 1494–1553) est un médecin, écrivain et humaniste français. Ancien moine, formé aux langues anciennes, aux sciences médicales et à la philologie, Rabelais est l’auteur de Gargantua et Pantagruel. Son œuvre mêle érudition savante, satire sociale et humour carnavalesque. Il y critique violemment la scolastique médiévale, les dogmatismes religieux et les abus d’autorité. Le rire rabelaisien est une…Lire la suiteFrançois Rabelais
En 395, Théodose Ier divise l’Empire romain : l’Occident décline tandis que l’Orient perdure sous le nom d’Empire byzantin, avec Constantinople, fondée en 330 par Constantin Ier, pour capitale. Sous Justinien Ier (v. 482-565), Byzance connaît un âge d’or marqué par une ambitieuse tentative de restauration romaine. Les siècles suivants sont rythmés par des menaces permanentes, comme l’installation d’un exarchat à Ravenne en 584 face aux Lombards. Avec la dynastie des Héraclides, l’Empire se transforme profondément, s’hellénisant dans sa culture et son administration. Les Xe-XIe siècles constituent un apogée sous la dynastie macédonienne, avant la rupture religieuse de 1054 entre Rome et Constantinople. Le déclin s’amorce sous les Comnènes face aux Turcs seldjoukides, puis s’aggrave avec la prise de Constantinople par les croisés en 1204. Réduit à quelques principautés, l’Empire survit jusqu’à sa chute finale en 1453 face à l’Empire ottoman. Pendant près de mille ans, Byzance a transmis l’héritage gréco-romain et la foi orthodoxe, marquant durablement l’histoire de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.Lire la suiteEmpire byzantin
Un Brésil faisant la part belle à la langue portugaise… Cuba, le Venezuela ou le Chili lui préférant le castillan… derrière cette géographie linguistique se cache une ligne tracée il y a plus de cinq siècles. Le traité de Tordesillas, signé le 7 juin 1494, fixa une ligne imaginaire de partage à 370 lieues à l’ouest des îles du Cap-Vert, séparant les zones d’influence des deux puissances ibériques : tout ce qui était découvert à l’est revenait au Portugal, tout ce qui était à l’ouest à la Couronne de Castille. Cette démarcation, voulue pour apaiser les rivalités nées des grandes explorations, permit au Portugal de revendiquer la côte orientale du continent sud-américain après que Pedro Álvares Cabral y eut débarqué en 1500, donnant naissance à ce qui deviendrait le Brésil, tandis que les Espagnols développaient leurs empires dans les Caraïbes et sur les vastes terrains à l’ouest de la ligne. D’autres puissances coloniales comme la France, l’Angleterre ou les Provinces-Unies rejetèrent progressivement cette division, ouvrant la course à la colonisation mondiale.Lire la suiteLe Traité de Tordesillas
L’homme de Vitruve est un célèbre dessin réalisé par Léonard de Vinci vers 1490, basé sur les concepts architecturaux et anatomiques du célèbre architecte romain Vitruve. Le dessin représente un homme nu dans une pose symétrique, les bras et les jambes étendus, inscrit dans un cercle et un carré. Cette illustration est accompagnée de notes et de mesures anatomiques détaillées,…Lire la suiteL’homme de Vitruve
L’alphabet coréen, ou hangeul, est reconnu pour sa capacité à restituer fidèlement les sons du coréen, chaque lettre ayant été conçue en s’inspirant des positions de la langue, des lèvres et des dents. Il comprend 14 consonnes et 10 voyelles de base, complétées par 16 autres lettres comme « pp » ᄈ, « e » ㅔ ou « wa » ㅘ, appelées jamos. Consonnes et voyelles s’assemblent pour former des syllabes, par exemple 평 pyeong combine ㅍ « p », ㅕ « yeo » et ㅇ « ng », tandis que 화 hwa réunit ㅎ « h » et ㅘ « wa ». Créé en 1443 par le roi Sejong 세종대왕 pour faciliter l’éducation du peuple, le hangeul fut célébré par le Yongbieocheonga, « Le Chant des Dragons Volant dans le Ciel », dont le chapitre 2 affirme : « L’arbre dont la racine est profonde ne se balance pas au vent… L’eau dont la source est profonde ne tarit pas… » Malgré son ingéniosité, des lettrés formés au chinois s’opposèrent vivement à cette écriture jugée trop simple, la qualifiant « d’écriture d’une matinée » et doutant qu’elle puisse jamais supplanter la maîtrise du chinois, garante de sérieux et de prestige.Lire la suiteCréer l’alphabet coréen…
L’avènement de l’imprimerie occidentale au XVe siècle ne se fit pas sans heurts. Bien que Gutenberg soit crédité de l’invention des caractères métalliques mobiles, sa vie fut marquée par les difficultés financières, procès et perte de son atelier après l’impression de la Bible à quarante-deux lignes. Les copistes, menacés dans leur activité, virent d’emblée dans la presse un outil suspect, voire diabolique. En France, François Ier alla jusqu’à interdire l’imprimerie en 1535, après l’Affaire des placards, avant de lever l’interdiction tout en instaurant une censure durable. Le monde islamique resta lui aussi longtemps réticent, comme en témoignent encore au XVIIIe siècle les protestations de calligraphes à Istanbul. Pourtant, l’imprimerie bouleversa durablement la diffusion du savoir : éditions fondatrices des textes antiques, grandes dynasties d’imprimeurs, normalisation des caractères, puis miniaturisation des ouvrages aux XVIIe et XVIIIe siècles, rendant livres et dictionnaires plus accessibles. Morale de l’histoire : les révolutions techniques qui transforment le savoir rencontrent toujours résistances et peurs, mais elles redessinent en profondeur nos manières de penser, de lire et de transmettre.Lire la suiteAlors vint l’imprimerie…
Le traité de Tordesillas, signé en 1494 entre l’Espagne et le Portugal sous l’égide pontificale, fixa une ligne de partage du monde à 370 lieues à l’ouest du Cap-Vert. Lorsque le Brésil fut atteint en 1500, il se retrouva du côté portugais, tandis que le reste de l’Amérique demeurait majoritairement sous domination espagnole. De cette division naquirent deux grandes aires linguistiques qui, au fil du temps, entrèrent en contact dans des zones frontalières, par les échanges et les mobilités. De ces rencontres est issue une variété hybride mêlant espagnol et portugais : le portuñol ou portunhol. Cette forme s’appuie sur une intercompréhension déjà élevée entre les deux langues et se développe surtout dans des contextes bilingues informels, parfois avec une forte créativité lexicale. Elle a même trouvé des expressions littéraires et populaires, intégrant parfois d’autres langues amérindiennes. Si certains y voient un enrichissement vivant et inventif, d’autres s’inquiètent d’une dilution possible des langues de référence. Entre crainte et fascination, le portuñol illustre ainsi la manière dont l’histoire, la géographie et les contacts humains façonnent des formes linguistiques nouvelles, dynamiques et profondément révélatrices des sociétés qui les portent.Lire la suiteA la rencontre du portunhol…














