L’étranger avait voici quelque temps visité cette fabrique, et les artisans s’étaient plu à l’instruire de l’objet qu’on y produisait. Le fil en question servait en effet à tisser les passions, à nouer les amours, parfois aussi à dévoiler le complot des amants.Lire la suite30. Les artisans s’étaient plu à l’instruire …
Pantopique : 07-communication
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Ainsi qu’il en va dans l’ensemble des groupes, un retournement immédiat s’accomplit alors. Une sorte d’allégresse retrouvée se répandit parmi les esprits, y compris en proximité du clan le plus réfractaire.Lire la suite28. Un retournement immédiat s’accomplit…
« Je désirerais haut représentant du conseil, et noble assemblée, recevoir quelques longueurs divines de ce que vous nommez je crois, le fil d’amour. » « Le fil d’amour, vraiment?! reprit le chef du Conseil interloqué ». « Le fil d’amour?! entendit-on de part et d’autre. » « Le fil d’amour, répéta l’homme, sujet à tous les regards. »Lire la suite27. Le fil d’amour…
Tous convinrent de la sagesse de ce propos, et l’assemblée ne faisait qu’une au regard de cette conscience. Déjà les congratulations se préparaient, toujours somptueuses lors de l’accueil d’un nouveau membre. Le visiteur poursuivit cependant: « Pareil honneur me rend d’autant plus difficile de vous signaler l’impossibilité dans laquelle je me trouve d’accepter un tel présent. »Lire la suite23. Tous en convinrent…
Partout ailleurs rayonnait une satisfaction commune, faite d’entendement et de tacite acquiescement. L’homme prit à son tour la parole : « Je suis, divin conseil, honoré au plus haut point d’un présent si majestueux. Nous pourrions si j’en crois les registres consultés, compter sur les doigts d’une seule main ceux qui parmi mes semblables eurent accès à un tel honneur.…Lire la suite22. Partout ailleurs rayonnait une satisfaction…
On fut unanimement choqué par cette réponse aussi absurde que discourtoise. Comment un homme sensé pouvait-il refuser le plus précieux, le plus divin des dons qu’on pût recevoir ? Quelques agacements redoublés semblèrent désormais donner raison à la partie hostile de l’assemblée.Lire la suite24. La partie hostile de l’assemblée…
C’est pourquoi, après délibération du conseil, et à l’unanimité de ses membres, nous avons décidé de t’offrir l’immortalité et te garder ainsi parmi nous. » A ces mots, seul le clan guerrier, quoique préalablement associé à la décision, manifesta un réel mécontentement.Lire la suite21. T’offrir l’immortalité…
Ainsi passèrent les semaines et les mois, quoiqu’il fût difficile de compter le temps en ces lieux. L’homme y glana quantité d’informations disparates, détails insignifiants, connaissances éparses. Ici comme partout ailleurs, régnaient de grands cloisonnements. Chacun attaché à son savoir, sa culture, son pouvoir, son langage, mettait un point d’honneur à ne les partager qu’en d’exceptionnelles circonstances. Ici comme ailleurs,…Lire la suite12. Difficile de compter le temps en ces lieux…
Le visiteur parut troublé par cet avertissement. Il sembla différent après cette entrevue, comme si la menace voilée de son puissant interlocuteur avait sonné l’heure précoce d’un rappel. Quittant toujours plus tôt son promontoire, et les douceurs qui y affluaient toujours en grand nombre, l’homme s’attacha avec une scrupuleuse application à consulter tous ceux qui voudraient bien l’accueillir en leur…Lire la suite11. Quittant son promontoire…
Mais surtout, à la moindre de ses haltes, les résidents l’accueillaient avec chaleur et simplicité. Leur verbe était léger, aussi délicat que le vin qu’ils versaient dans de larges coupes serties d’améthyste – car nul n’ignore que cette pierre combat l’ivresse. Il put ainsi au cours de ses pérégrinations s’informer de quantité de choses matérielles ou immatérielles dont il paraissait…Lire la suite05. Quantité de choses matérielles ou immatérielles…
Tout ce qui pouvait se penser, se dire ou se faire, prenait en ces lieux corps et âme. On y filait ainsi les cotons et les soies les plus variées, on y martelait toutes sortes de métaux, on y chantait des mélopées anciennes, on y incrustait le sens dans des sonnets d’albâtre, on érigeait des constructions imaginaires de forme et…Lire la suite06. Les cotons et les soies les plus variées…
Le pansori est une forme d’art dramatique musical exécutée par un chanteur accompagné d’un tambour. Cette tradition populaire, qui se distingue par son chant expressif, son discours stylisé, son répertoire de récits et sa gestuelle, embrasse à la fois la culture des élites et celle du peuple. Accompagné d’un seul tambour, le chanteur (homme ou femme) improvise, parfois huit heures durant, sur des textes mêlant expressions littéraires érudites et dialecte rural. Le terme pansori vient des mots coréens pan qui signifie « endroit où les gens se rassemblent » et sori, « chant ». Le pansori apparaît au dix-septième siècle dans le sud-ouest de la Corée, probablement comme une nouvelle expression des chants narratifs des chamans. Tradition orale perpétuée par le peuple jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle, il s’enrichit ensuite d’un contenu littéraire plus sophistiqué, gagnant ainsi les faveurs des élites urbaines… (…)Lire la suiteLes chants épiques Pansori
Le Namsadang Nori, littéralement « théâtre de clowns itinérants masculins », désigne un spectacle folklorique traditionnel à multiples facettes, qui, à l’origine, était couramment présenté par des artistes ambulants et que des troupes professionnelles, en Corée du sud, continuent de faire vivre aujourd’hui. Le spectacle comprend six volets : un volet de « musique de paysans » qui met en avant le son percutant des gongs en métal et des tambours tendus de peaux d’animaux ; une danse masquée avec quatre scènes comiques où sont imités des membres de différentes classes sociales ; un numéro de funambule où un acrobate en équilibre sur une corde raide échange des mots d’esprit avec un clown resté au sol ; un spectacle de marionnettes comportant sept scènes exécutées par plus de cinquante marionnettes, accompagnées par un narrateur et des musiciens ; des exercices acrobatiques où sont exécutés des exploits physiques au sol sur fond de dialogues comiques et de musique ; et une démonstration complexe de filage sur un cerceau avec une canne en bois pour clore le spectacle… (…)Lire la suiteLe Namsadang Nori
Le Hüsn-i hat est une pratique séculaire qui consiste à tracer des lettres d’origine arabe de manière mesurée et proportionnelle tout en tenant compte de certaines valeurs esthétiques. Elle se pratique à l’aide d’outils traditionnels, tels qu’un type spécifique de papier glacé fabriqué à partir de substances organiques, un calame, des couteaux à calame, une dalle spéciale pour tailler les calames, un encrier, de l’encre de suie et un étui à calame. La plupart des calligraphes, ou hattats, fabriquent leurs propres outils et jouent un rôle important dans la perpétuation de la tradition du Hüsn-i hat (…) Le Hüsn-i hat peut être rédigé sur du papier ou du cuir, mais aussi sur des surfaces telles que la pierre, le marbre, le verre et le bois, entre autres. Le Hüsn-i Hat se décline dans de nombreux styles différents, mais cette pratique était utilisée à l’origine pour écrire le Coran, les hadiths (citations du prophète Mahomet) et des poèmes. Elle concernait aussi les correspondances officielles, comme les édits et mandats impériaux, et décorait les bâtiments religieux et publics… (…)Lire la suiteHüsn-i Hat, la calligraphie traditionnelle dans l’art islamique en Turquie
La tradition de la calligraphie a toujours été associée à l’histoire de l’écriture en Iran. Même lorsque ceux qui la pratiquaient n’avaient qu’un niveau d’alphabétisation réduit, calligraphie et écriture restaient étroitement liées. Cependant, avec l’avènement de l’imprimerie et l’émergence des programmes informatiques et des polices de caractères numériques, cet art a décliné petit à petit et l’importance de la lisibilité pure l’a emporté sur l’alliance entre lisibilité et esthétique. Il en a résulté un déclin de l’appréciation de la calligraphie parmi les jeunes générations. La sauvegarde de la tradition de la calligraphie iranienne est devenue un enjeu majeur dans les années 1980 et un programme national a été développé à cet effet par des organisations non gouvernementales en collaboration avec le gouvernement (…).Lire la suiteL’art traditionnel de la calligraphie en Iran
Les pratiques culturelles associées au 1er mars se composent de traditions qui sont transmises depuis des temps anciens pour célébrer le début du printemps. La pratique principale consiste à fabriquer, offrir et porter une cordelette rouge et blanche qui est ensuite dénouée lorsqu’apparaît le premier arbre en fleurs, la première hirondelle ou la première cigogne. Certaines autres pratiques locales, telles que des actions de purification en République de Moldova, font également partie du cadre plus large de célébration du printemps. On considère que la cordelette offre une protection symbolique contre les dangers tels qu’une météo capricieuse. Cette pratique garantit aux individus, aux groupes et aux communautés un passage sûr de l’hiver au printemps. Tous les membres des communautés concernées participent, indépendamment de leur âge, et la pratique favorise la cohésion sociale, les échanges intergénérationnels et les interactions avec la nature, tout en encourageant la diversité et la créativité. L’éducation informelle est le mode le plus fréquent de transmission… (…)Lire la suiteLes pratiques culturelles associées au 1er Mars
Le séga mauricien traditionnel
Le séga tipik mauricien traditionnel est un art du spectacle très dynamique, emblématique de la communauté créole ou pratiqué lors d’événements familiaux informels ainsi que dans des lieux publics. Les chansons, chantées dans une tonalité mineure, augmentent progressivement de rythme, tandis que les danseurs bougent les hanches et les mains au rythme des percussions, en faisant des petits pas pour évoluer les uns autour des autres en formation variée. Chaque soliste improvise des paroles en langue créole, parfois mélangée à d’autres langues, tandis qu’un tambour, une boîte-hochet et un triangle donnent le tempo et produisent le rythme typique. Les chansons du séga parlent d’amour ou des difficultés du quotidien, et leurs paroles sont souvent représentées dans la chorégraphie. Traditionnellement, les femmes portent de longues jupes et des jupons, tandis que les hommes portent des pantalons retroussés, des chemises colorées et des chapeaux de paille, rappelant la tenue de leurs ancêtres. Les principaux praticiens sont les chanteurs, les danseurs et les musiciens… (…)Lire la suiteLe séga mauricien traditionnel
Le geet gawai est une cérémonie précédant le mariage mêlant des rituels, des prières, des chants, de la musique et des danses. Elle concerne principalement les communautés bhojpuriphone d’origine indienne de Maurice. La cérémonie est traditionnellement pratiquée par les femmes de la famille et des voisines chez le futur marié ou la future mariée. Cinq femmes mariées placent du curcuma, du riz, de l’herbe et de l’argent dans un morceau de tissu tandis que les femmes autour d’elles chantent pour honorer les dieux et déesses hindous. Après que le lieu d’exécution ait été sanctifié, la mère du futur marié ou de la future mariée accompagnée d’un(e) percussionniste honorent les instruments de musique utilisés pendant la cérémonie, comme le dholak (tambour à deux têtes). Des chants réconfortants sont interprétés et tout le monde se met à danser. Le geet gawai est une expression de l’identité des communautés et de la mémoire culturelle collective. Il confère également aux participants un sentiment de fierté et contribue au renforcement de la cohésion sociale, en abolissant le système de classes et de castes… (…)Lire la suiteLe geetgawai
Portée par les femmes et les filles qui vivent dans les régions montagneuses du nord de l’Albanie, la xhubleta est un vêtement fait à la main qui se caractérise par sa forme de cloche ondulée. Elle est majoritairement noire avec des motifs brodés colorés. Sa confection comprend plusieurs étapes, dont la préparation du shajak (feutre tissé), la découpe, la couture et la broderie de motifs symboliques. La xhubleta était autrefois utilisée au quotidien à partir de la puberté et était un indicateur du statut social et économique. On assiste toutefois depuis plusieurs décennies au déclin de son utilisation et de sa production, pour différentes raisons socio-politiques et économiques. Les nouvelles politiques mises en place par le système socialiste dans les années 1960 ont modifié les schémas culturels traditionnels et la vie quotidienne des communautés montagnardes, et donc l’utilisation et la production de la xhubleta. Puisque les femmes devaient travailler dans les coopératives agricoles socialistes, la xhubleta n’était plus pratique pour la vie quotidienne. En outre, la collectivisation par l’État a entraîné une pénurie des matières premières nécessaires à sa production. (…)Lire la suiteLa xhubleta
Le Mosi, ramie fine, est tissé par des femmes d’âge mûr dans la ville de Hansan, province du Chungcheong du Sud, en Corée du sud. La région bénéficie d’une terre fertile et de vents marins favorables au développement de la ramie. Le tissage de la toile de ramie comprend plusieurs étapes : il faut notamment récolter les plantes, les faire bouillir et les blanchir, puis filer la fibre et la tisser sur un métier traditionnel. Le tissu en ramie, particulièrement confortable en été quand il fait chaud, est utilisé pour confectionner divers vêtements, tels que costumes de cérémonie et uniformes militaires ou tenues de deuil. La blancheur de la ramie blanchie, ainsi que son raffinement et sa finesse en font le tissu idéal pour les vêtements chics comme pour ceux de l’homme ordinaire. Le tissage du Mosi est traditionnellement une entreprise familiale dirigée par les femmes où les mères transmettent les techniques et leur expérience à leurs filles ou belles-filles. La tradition entretient également les liens entre les membres de la communauté, les voisins se réunissant et travaillant dans un quartier spécifique de la ville. Actuellement, environ 500 personnes de la province sont engagées dans les diverses activités du tissage de la ramie.Lire la suiteLe tissage du Mosi














