L’opéra tibétain, opéra traditionnel le plus populaire parmi les groupes ethniques minoritaires en Chine, est une synthèse artistique très élaborée où se mêlent chansons folkloriques, danses, récits, psalmodies, acrobaties et rites religieux. Très répandu sur le plateau Qinghai-Tibet, dans l’ouest de la Chine, le spectacle débute par une cérémonie de prières, avec la purification de la scène par les chasseurs et les bénédictions prononcées par les anciens, et s’achève par une nouvelle cérémonie de bénédictions. Le cœur de l’opéra est constitué d’une pièce de théâtre, déclamée par un seul récitant et jouée par des acteurs, accompagnés par des groupes de chanteurs, de danseurs et d’acrobates. Les acteurs portent des masques traditionnels, de formes et de couleurs variées, qui contrastent avec la simplicité de leur mise… (…)Lire la suiteL’opéra tibétain
Catégorie : Patrimoine Culturel Immatériel
Le Hüsn-i hat est une pratique séculaire qui consiste à tracer des lettres d’origine arabe de manière mesurée et proportionnelle tout en tenant compte de certaines valeurs esthétiques. Elle se pratique à l’aide d’outils traditionnels, tels qu’un type spécifique de papier glacé fabriqué à partir de substances organiques, un calame, des couteaux à calame, une dalle spéciale pour tailler les calames, un encrier, de l’encre de suie et un étui à calame. La plupart des calligraphes, ou hattats, fabriquent leurs propres outils et jouent un rôle important dans la perpétuation de la tradition du Hüsn-i hat (…) Le Hüsn-i hat peut être rédigé sur du papier ou du cuir, mais aussi sur des surfaces telles que la pierre, le marbre, le verre et le bois, entre autres. Le Hüsn-i Hat se décline dans de nombreux styles différents, mais cette pratique était utilisée à l’origine pour écrire le Coran, les hadiths (citations du prophète Mahomet) et des poèmes. Elle concernait aussi les correspondances officielles, comme les édits et mandats impériaux, et décorait les bâtiments religieux et publics… (…)Lire la suiteHüsn-i Hat, la calligraphie traditionnelle dans l’art islamique en Turquie
La tradition de la calligraphie a toujours été associée à l’histoire de l’écriture en Iran. Même lorsque ceux qui la pratiquaient n’avaient qu’un niveau d’alphabétisation réduit, calligraphie et écriture restaient étroitement liées. Cependant, avec l’avènement de l’imprimerie et l’émergence des programmes informatiques et des polices de caractères numériques, cet art a décliné petit à petit et l’importance de la lisibilité pure l’a emporté sur l’alliance entre lisibilité et esthétique. Il en a résulté un déclin de l’appréciation de la calligraphie parmi les jeunes générations. La sauvegarde de la tradition de la calligraphie iranienne est devenue un enjeu majeur dans les années 1980 et un programme national a été développé à cet effet par des organisations non gouvernementales en collaboration avec le gouvernement (…).Lire la suiteL’art traditionnel de la calligraphie en Iran
La vinification en « kvevri » se pratique dans toute la Géorgie, en particulier dans les communautés rurales où sont cultivées des variétés de raisin uniques. Le kvevri est un récipient en argile en forme d’œuf utilisé pour vinifier, laisser vieillir et entreposer le vin. Le savoir-faire et l’expérience de la fabrication des kvevri et de la vinification se transmettent par l’intermédiaire des familles, des voisins, des amis et des parents, qui participent tous aux vendanges et aux activités de vinification. En observant leurs aînés, les enfants apprennent les soins à apporter à la vigne, le pressurage des raisins, la fermentation du vin, les techniques de collecte de l’argile, de fabrication et de cuisson des kvevri. Le processus de vinification consiste à presser les raisins et à verser le jus, les peaux, les rafles et les pépins de raisin dans un kvevri, qui est ensuite scellé et enfoui dans le sol afin de laisser le mélange fermenter pendant cinq à six mois avant sa consommation. La plupart des agriculteurs mais aussi des citadins font du vin suivant cette méthode… (…)Lire la suiteLa méthode géorgienne de vinification à l’ancienne
Les climats sont des parcelles de vignes précisément délimitées sur les pentes de la côte de Nuits et de Beaune, au sud de Dijon. Elles se distinguent les unes des autres par leurs conditions naturelles spécifiques (géologie, exposition, cépage…) qui ont été façonnées par le travail humain et peu à peu identifiées par rapport au vin qu’elles produisent. Ce paysage culturel est composé de deux éléments : le premier couvre des parcelles viticoles, les unités de production associées, des villages et la ville de Beaune. Cette première composante représente la dimension commerciale du système de production. La seconde composante est le centre historique de Dijon qui matérialise l’impulsion politique donnée à la formation du système des climats. Le site est un exemple remarquable de production viti-vinicole développé depuis le haut Moyen Âge.Lire la suiteLes Climats du vignoble de Bourgogne
À Vevey, en Suisse, il existe une tradition qui célèbre le travail des vignerons de la communauté et à laquelle participent non seulement des professionnels mais aussi des membres du public et des artistes locaux. D’abord simple parade, la Fête des Vignerons compte aujourd’hui 15 représentations sur trois semaines et plus de 5 000 figurants. Organisée tous les vingt ans, chaque fête repose sur la recréation de thèmes traditionnels tels que le travail de la terre et des vignes, le cycle des saisons et la fraternité. Des cortèges ont lieu pendant toute la durée de la fête, ainsi que des remises de prix aux meilleurs vignerons. La fête comporte aussi de la musique et des chansons, comme le Ranz des vaches (chant traditionnel des gardiens de troupeaux alpins), et des processions jusqu’à la ville voisine de La Tour-de-Peilz. On peut également y rencontrer des figurants déguisés et des marmousets (figurines de bois fixées sur des bâtons). La Fête des Vignerons repose essentiellement sur le travail de bénévoles, qui la préparent pendant plusieurs années… (…)Lire la suiteLa Fête des vignerons de Vevey
Le Haut-Douro produit du vin depuis quelque deux mille ans et sa principale production, le vin de Porto, est célèbre dans le monde entier depuis le XVIIIe siècle. Cette longue tradition a façonné un paysage culturel d’une beauté exceptionnelle qui reflète en même temps son évolution technique, sociale et économique. Ce paysage culturel impressionnant est toujours exploité avec profit par des propriétaires respectueux des traditions.Lire la suiteRégion viticole du Haut-Douro
Le chamamé est une forme d’expression culturelle principalement pratiquée dans la province de Corrientes. Ses principaux composants intègrent un type de danse en « abrazo fermé » où les danseurs évoluent poitrine contre poitrine et suivent la musique sans chorégraphie préétablie. D’autres éléments concernent la musiqueada, moment festif qui inclut la fête, l’invitation, la prière et le sapukay, cri caractéristique accompagné d’un mouvement du corps destiné à exprimer des émotions et des sensations profondes comme la joie, la tristesse, la douleur et le courage. Les instruments utilisés à l’origine étaient le violon et la vihuela, auxquels sont venus s’ajouter la guitare, l’harmonica, l’accordéon diatonique à deux rangées, le bandonéon et la contrebasse Les chants tirent leurs origines des prières chantées. Traditionnellement, les paroles et les textes poétiques étaient en guaraní, la langue autochtone régionale, mais aujourd’hui, les traditions orales se transmettent dans le dialecte yopará, un dialecte qui mêle l’espagnol et le guaraní… (…)Lire la suiteLe chamamé
La sonnaille portugaise est un instrument de percussion (idiophone) muni d’un seul battant interne, généralement suspendu au cou des animaux à l’aide d’une lanière en cuir. Il est traditionnellement utilisé par les bergers pour localiser et diriger leurs troupeaux et crée un paysage sonore caractéristique dans les campagnes. Les sonnailles sont faites de tôle façonnée à froid au marteau, puis pliée sur une enclume pour lui donner une forme concave. La pièce façonnée est ensuite recouverte de petites plaques de cuivre ou d’étain, puis enveloppée d’un mélange d’argile et de paille. Elle est ensuite brasée puis plongée dans de l’eau froide pour qu’elle puisse refroidir rapidement. La pâte brasée est ensuite retirée et la pièce gainée de cuivre ou d’étain polie et accordée au son voulu. Les compétences techniques nécessaires sont transmises de génération en génération au sein des familles, de père en fils. La ville portugaise d’Alcáçovas est le principal centre de fabrication des sonnailles et ses habitants sont fiers de ce patrimoine… (…)Lire la suiteLa fabrication des sonnailles
Ces sites villageois et leurs églises fortifiées donnent une image vivante du paysage culturel du sud de la Transylvanie. Les sept villages classés, fondés par les Saxons de Transylvanie, se caractérisent par leur système particulier d’aménagement du territoire, le schéma des foyers de peuplement et l’organisation des unités agricoles familiales préservée au cours des siècles depuis la fin du Moyen Âge. Les villages sont dominés par leurs églises fortifiées qui illustrent les périodes de construction du XIIIe au XVIe siècle.Lire la suiteSites villageois avec églises fortifiées de Transylvanie
Les pratiques culturelles associées au 1er mars se composent de traditions qui sont transmises depuis des temps anciens pour célébrer le début du printemps. La pratique principale consiste à fabriquer, offrir et porter une cordelette rouge et blanche qui est ensuite dénouée lorsqu’apparaît le premier arbre en fleurs, la première hirondelle ou la première cigogne. Certaines autres pratiques locales, telles que des actions de purification en République de Moldova, font également partie du cadre plus large de célébration du printemps. On considère que la cordelette offre une protection symbolique contre les dangers tels qu’une météo capricieuse. Cette pratique garantit aux individus, aux groupes et aux communautés un passage sûr de l’hiver au printemps. Tous les membres des communautés concernées participent, indépendamment de leur âge, et la pratique favorise la cohésion sociale, les échanges intergénérationnels et les interactions avec la nature, tout en encourageant la diversité et la créativité. L’éducation informelle est le mode le plus fréquent de transmission… (…)Lire la suiteLes pratiques culturelles associées au 1er Mars
Ces huit églises du nord de la Moldavie, construites de la fin du XVe siècle à la fin du XVIe siècle, et couvertes de fresques extérieures, sont des chefs-d’œuvre inspirés de l’art byzantin. Elles sont authentiques et particulièrement bien conservées. Loin d’être de simples décorations murales, ces peintures constituent une couverture systématique de toutes les façades et représentent des cycles complets de thèmes religieux. Leur composition exceptionnelle, l’élégance des personnages et l’harmonie des coloris s’intègrent parfaitement dans le paysage environnant. Les murs intérieurs et extérieurs de l’église du monastère de Suceviţa sont entièrement décorés de peintures murales de la fin du 16e siècle. Elle est la seule à montrer une représentation de l’Echelle de saint Jean Climaque.Lire la suiteÉglises de Moldavie
Fondé en 1690 par le prince Constantin Brancovan, le monastère de Horezu, en Valachie, est un chef-d’œuvre de style « Brancovan », remarquable par la pureté et l’équilibre de son architecture, la richesse de ses éléments sculptés, ainsi que par ses compositions religieuses, ses portraits votifs et sa décoration peinte. L’école de peinture murale et d’icônes de Horezu fut très célèbre dans toute la région des Balkans au XVIIIe siècle.Lire la suiteMonastère de Horezu
Les eaux du Danube se jettent dans la mer Noire en formant le plus vaste et le mieux préservé des deltas européens. Ses innombrables lacs et marais abritent plus de 300 espèces d’oiseaux ainsi que 45 espèces de poissons d’eau douce.Lire la suiteDelta du Danube
Les danses des garçons sont un type de danse populaire en Roumanie pratiquée dans la vie des communautés lors d’événements festifs comme les mariages et les jours fériés, ainsi que lors de performances sur scène. Chaque communauté possède sa propre version, chacune exprimant virtuosité et combinaisons harmonieuses de mouvements et de rythmes. Un rôle spécifique est attribué au chef de danse et au coordonnateur qui forme et intègre les membres du groupe tandis que le second chef est choisi pour ses qualités d’interprète et mène la danse. Les danseurs constituent des groupes de garçons et d’hommes âgés de 5 à 70 ans, qui peuvent inclure des danseurs roumains, hongrois ou roms. Cet aspect contribue au dialogue interculturel et offre l’occasion d’en savoir plus sur la diversité culturelle, en regardant par exemple des danseurs locaux se produire lors d’événements régionaux ou en admirant les styles chorégraphiques de différents groupes ethniques…. (…)Lire la suiteLes danses des garçons en Roumanie
Les traditions d’élevage des chevaux Lipizzan étaient initialement utilisées pour élever des chevaux destinés à la cour impériale des Habsbourg à Vienne, mais aujourd’hui, le cheval Lipizzan joue un rôle particulier dans la vie culturelle et sociale quotidienne des communautés des zones rurales. Ils sont inclus dans des événements, des célébrations et des festivités tels que les bénédictions de chevaux, les cortèges de carnaval et les défilés. Les chevaux jouent également un rôle clé dans l’équitation thérapeutique et le tourisme durable. Les personnes qui travaillent dans les haras d’État représentent les principaux porteurs de l’élément, avec les thérapeutes, les artisans, les groupes de sports équestres, les traditionalistes militaires, les communautés locales et les visiteurs des fermes. Les valeurs, les connaissances, les compétences et les pratiques sont transmises par le biais d’expériences pratiques, de séminaires et de sessions de formation… (…)Lire la suiteLes traditions d’élevage des chevaux Lipizzan
Exécutée dans la région d’Olt dans le sud de la Roumanie, la danse rituelle du Căluş fait également partie du patrimoine culturel des Valaques de Bulgarie et de Serbie. Bien que les documents les plus anciens concernant la musique accompagnant cette danse remontent au dix-septième siècle, le rituel est probablement issu de rites préchrétiens de purification et de fertilité qui utilisaient le symbole du cheval, animal vénéré comme incarnation du soleil. Le nom du rituel vient de Căluş, l’embouchure en bois de la bride du cheval. Le rituel du Căluş consiste en un ensemble de jeux, de parodies, de chants et de danses. Il était exécuté par des danseurs hommes, les Căluşari, accompagnés de deux violonistes et d’un accordéoniste. Les jeunes hommes étaient initiés au rituel par un vataf (maître) ayant lui-même hérité des connaissances des descântece (pouvoirs magiques) et des pas de danse de ses prédécesseurs… (…)Lire la suiteLe rituel du Căluş
Connue sous plusieurs dénominations à travers la Roumanie, la Doïna est une mélopée lyrique, solennelle, improvisée et spontanée. « Méridien du folklore roumain », elle a été jusque vers 1900 le seul genre musical présent dans beaucoup de régions du pays. Techniquement, la Doïna peut être chantée dans n’importe quel cadre (à l’extérieur, à domicile, au travail ou lors des veillées), toujours en solo, avec ou sans accompagnement instrumental (flûte droite traditionnelle, cornemuse, et même des instruments improvisés). Il en existe plusieurs variantes régionales. La Doïna peut exprimer une palette large de thématiques : joie, tristesse, solitude, conflits sociaux, attaques des brigands, amour… Expression des qualités personnelles du créateur-interprète, de ses états d’âme et de sa virtuosité, la Doïna a également un rôle social majeur de par sa fonction cathartique et de renforcement des liens de solidarité. Elle a également donné naissance à des genres artistiques autonomes (danses)… (…)Lire la suiteLa Doïna
Robben Island a été utilisée à différentes époques entre le XVIIe et le XXe siècle comme prison, hôpital pour les malades socialement indésirables et base militaire. Ses bâtiments, et en particulier ceux du XXe siècle, la prison à haute sécurité pour les prisonniers politiques, témoignent de l’oppression et du racisme qui régnaient avant le triomphe de la démocratie et de la liberté.Lire la suiteRobben Island
Le système traditionnel des juges de l’eau de Corongo est un mode d’organisation mis au point par les habitants du district de Corongo, au nord du Pérou. Il allie gestion de la distribution de l’eau et mémoire historique. Le système, qui remonte à la période préincasique, vise principalement à assurer l’approvisionnement en eau de façon équitable et durable. Cela se traduit ainsi par une excellente gestion des terres, et l’assurance, pour les générations à venir, de bénéficier de ces deux ressources. Les habitants de Corongo sont les principaux détenteurs de l’élément. Le système régit en effet leurs activités agricoles. La plus haute autorité de ce système est le juge de l’eau. Son rôle consiste à gérer l’eau et à organiser les principales festivités de Corongo. L’élément constitue le pilier de l’identité culturelle et de la mémoire de Corongo. Le système observe trois principes fondamentaux : la solidarité, l’équité et le respect de la nature. Ses fonctions, son importance et ses valeurs sont transmises aux jeunes générations, dans un cadre familial et public (…)Lire la suiteLe système traditionnel des juges de l’eau de Corongo


