Fondée par Pierre le Grand en 1703 sur les bords de la Néva, Saint-Pétersbourg (Санкт-Петербург / 60° N – 30° E) devient la capitale de l’Empire russe jusqu’en 1918. Symbole de la modernisation impériale, la ville accueille l’élite intellectuelle et artistique de Russie (Pouchkine, Dostoïevski, Tchaïkovski). Elle joue un rôle central dans la révolution de 1917. Appelée Petrograd, puis Leningrad…Lire la suiteSaint-Pétersbourg
Pantopique : Océanie
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Ce parc, qui s’appelait autrefois parc national d’Uluru (Ayers Rock-Mont Olga), présente des formations géologiques spectaculaires qui dominent la vaste plaine sableuse du centre de l’Australie. L’immense monolithe d’Uluru et les dômes rocheux de Kata Tjuta, à l’ouest d’Uluru, font partie intégrante du système de croyances traditionnelles de l’une des plus anciennes sociétés humaines du monde. Les propriétaires traditionnels d’Uluru-Kata Tjuta appartiennent au peuple aborigène des Anangu.Lire la suiteParc national d’Uluru-Kata Tjuta
Rapa Nui, nom autochtone de l’île de Pâques, témoigne d’un phénomène culturel unique au monde. Installée aux environs de l’an 300, une société d’origine polynésienne a développé ici, en dehors de toute influence, une tradition de sculpture et d’architecture monumentales puissante, imaginative et originale. Du Xe au XVIe siècle, elle bâtit des sanctuaires et dressa des personnages gigantesques en pierre, les moai , qui, créant un paysage culturel sans égal, fascinent aujourd’hui le monde entier.Lire la suiteParc national de Rapa Nui
Churu’ – Lehp – Wen – Tokia – Sapei – Kepir Types de danses transmise de génération en génération Tradition des États Fédérés de Micronésie, Variant en fonction de la région où l’on se trouve Réalisées lors de la venue de visiteurs, de fêtes, du mariage d’un chef, Mais aussi à l’occasion de cérémonies rituelles (guyuwol) Ou encore lors du…Lire la suite1er mars – Jour de Yap
Les États fédérés de Micronésie (EFM) faisaient autrefois partie du Territoire sous tutelle des îles du Pacifique (TTIP), mais ont formé leur propre gouvernement constitutionnel le 10 mai 1979. D’autres entités insulaires voisines, également membres du TTIP, ont formé leurs propres gouvernements constitutionnels et sont devenues la République des Îles Marshall (RMI) et la République des Palaos. Les EFM sont…Lire la suite10 mai – Constitution des États fédérés de Micronésie
Les Tonga sont un royaume polynésien composé de plus de 170 îles du Pacifique Sud, dont environ 36 sont habitées. Le jour de l’émancipation est un jour férié dans le Royaume de Tonga, observé le 4 juin. Ce jour férié marque l’abolition de l’esclavage à Tonga en 1862, les roturiers ayant été libérés de la propriété virtuelle des chefs. Le…Lire la suite4 juin – Jour de l’émancipation à Tonga
Les premiers habitants de Nauru seraient arrivés il y a quelque 2000 à 3000 ans, lors d’une vague de migration vers le Pacifique. Au cœur des rivalités européennes, l’Allemagne l’annexa en 1888 peu avant la découverte en 1900 d’imposants gisements de phosphate qui en feraient un jour la richesse… au prix le plus élevé. En 1914, l’Australie mit la main…Lire la suite31 janvier – Indépendance de Nauru
La Journée mondiale du conte a commencé par une journée nationale du conte en Suède, en 1991-1992. Elle s’appelait Alla berättares dag (Journée de tous les conteurs). Elle s’est ensuite étendue à d’autres pays, dont l’Australie et le Mexique, pour finalement être organisée dans le monde entier. Célébrée le 20 mars, elle encourage les gens à raconter et à écouter…Lire la suite20 mars – Journée mondiale du conte
Organisées annuellement depuis 1957, les cérémonies John Frum du 15 février à Tanna s’apparentent à une tradition inventée, conçue comme telle par ses initiateurs, puis revendiquée par leurs continuateurs comme l’emblème d’un « sauvetage de leur coutume ». Empruntant initialement la forme d’une ritualisation d’expressions culturelles exogènes en vue de légitimer des orientations spirituelles inédites, cet événement revêtit dans la…Lire la suite15 février – Jour de John Frum
Le 13 mai est le Jour de Rotuma, une journée spéciale célébrée à Rotuma, une île située dans le Pacifique sud, faisant partie de la République de Fidji. Cette journée commémore le transfert de la souveraineté de Rotuma à la Grande-Bretagne en 1881. Pendant le Jour de Rotuma, la communauté locale organise divers événements culturels, des cérémonies traditionnelles, des danses,…Lire la suite13 mai – Jour de Rotuma
Vous plairait-il de partir dans les vastes étendues aborigènes australiennes, à la rencontre du Rêve, le Dreaming, temps fondateur où le monde prit forme et sens ? C’est un univers peuplé de traces pétroglyphiques, de peintures en points, de récits du Serpent Arc-en-ciel façonnant paysages et gisements d’opale, d’histoires du lézard à la langue bleue Lungkata ou du Bunyip tapi dans les billabongs. Depuis plus de 40 000 ans, des centaines de langues y ont été parlées, majoritairement rattachées à la famille pama-nyungan. L’un des mythes raconte qu’à l’origine tout était froid : Bur Buk Boon alluma alors un grand feu pour réchauffer les siens, mais découvrit des termites dans un bois d’eucalyptus. Refusant de leur nuire, il souffla dans la branche, libérant un son immense ; les termites, illuminées par les flammes, s’élevèrent dans le ciel pour devenir les étoiles. Ce souffle puissant donna naissance au didgeridoo. Si ce nom n’est pas d’origine aborigène, l’instrument porte de multiples appellations selon les régions et s’accompagne souvent de chants, de danses, de boomerangs ou de bâtons de rythme.Lire la suiteLe didgeridoo et les termites
Signé en 1840 entre la Couronne britannique et des chefs maoris en Nouvelle-Zélande, le Traité de Waitangi est le texte fondateur de l’État néo-zélandais. Il est rédigé en deux versions, anglaise et maorie, mais les interprétations divergent. La version anglaise parle de souveraineté, alors que la version maorie évoque une gouvernance partagée (kawanatanga). Les colons y voient un acte de…Lire la suiteTraité de Waitangi
Entre 5 000 et 7 000 langues sont parlées aujourd’hui dans le monde, mais la région du Pacifique se distingue de façon spectaculaire : malgré une population relativement faible, elle concentre une diversité linguistique exceptionnelle. On y compte plus de 200 langues aborigènes en Australie, environ 75 aux Îles Salomon, plus de 110 langues au Vanuatu pour moins de 300 000 habitants, et plus de 800 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, un record mondial. Cette profusion s’explique souvent par la géographie : territoires montagneux, forêts denses, communautés longtemps isolées et autosuffisantes, favorisant l’émergence et le maintien de langues distinctes. Paradoxalement, le polyglottisme y est courant, beaucoup de personnes pratiquant plusieurs langues. Le pays a d’ailleurs retenu trois langues officielles pour faciliter la communication nationale. Cette situation linguistique s’inscrit dans une histoire humaine très ancienne : la région aurait été l’un des points les plus éloignés atteints par les premiers humains après leur sortie d’Afrique, il y a 60 000 à 50 000 ans, à l’époque où l’Australie et la Papouasie formaient un même continent. Les langues actuelles portent encore la trace de ces migrations, métissages et adaptations.Lire la suite800 langues en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Elle s’appelait Black Maria et vivait il y a deux siècles parmi la communauté ngunawal des Southern Highlands en Nouvelle-Galles du Sud, Australie. Elle chantait des berceuses aux enfants, et l’une d’elles fut transcrite, préservant sa mémoire malgré les violences subies par les locuteurs de langues aborigènes interdits de les pratiquer. Inspirée par ces chants, M. Bell publia un ouvrage en ngunawal relatant la légende de Mununja le papillon, une jeune fille épargnée par le maléfique Gunga et protégée par Mununja. Son fils, M. Freeman et l’Institut australien des études aborigènes se sont ensuite attachés à enseigner le ngunawal, préservant un patrimoine vieux de dizaines de milliers d’années, parmi les centaines de langues pama-nyungan et non pama-nyungan. La berceuse Inanay, issue de la langue yorta yorta parlée près des rivières Goulburn et Murray, illustre la vitalité et la richesse de ces traditions orales et rappelle combien la transmission des langues est essentielle à la mémoire et à la culture.Lire la suiteElle s’appelait Black Maria…
Le monde contemporain appelle une gouvernance fondée sur la probité, le sens du service et la responsabilité partagée. Nous sommes façonnés par des formes de pouvoir parfois choisies, parfois subies, qui conditionnent nos vies collectives et individuelles. Interroger la gouvernance, ce n’est pas seulement comparer des modèles, mais questionner leur capacité à préserver la paix, la justice, les équilibres sociaux et environnementaux. Certaines cultures rappellent que gouverner consiste d’abord à délibérer, à rendre compte, à respecter la dignité des personnes et des ressources, et à inscrire les décisions dans le temps long. Gouverner, c’est apprendre à vivre ensemble, à gérer la maison commune sans confisquer le pouvoir ni rompre le lien entre dirigeants et citoyens. Face à la corruption, au népotisme ou à la partialité, la réponse ne peut être uniquement institutionnelle : elle engage aussi une éthique civique, une vigilance collective, une participation active de chacun. La gouvernance n’est pas l’affaire de quelques-uns mais un processus vivant, nourri par le dialogue, la transparence et la responsabilité partagée. Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de la « gouvernance » ?Lire la suiteRunanga, la gouvernance heureuse…
« Bonjour » ! Un mot ordinaire en apparence, mais fondamental dans la relation humaine. À travers le monde, les salutations prennent des formes diverses et codifiées : en Inde, le namaste accompagne un geste des mains dont la hauteur marque le degré de respect et signifie « je m’incline devant le divin en toi » ; au Japon, le o-jigi obéit à une étiquette précise de révérences ; chez les Maoris, le hongi unit les fronts et les nez pour échanger le souffle de vie ; en Mongolie, le zolgolt consiste à se tenir les bras et se toucher les joues en demandant « êtes-vous en paix ? » ; aux Philippines, le mano rend hommage aux aînés. Ces gestes, si variés, expriment tous respect, reconnaissance et lien. Ils rappellent combien un « bonjour » sincère peut porter des vœux de paix, d’attention et de bienveillance. Dans ses mots, son regard et sa présence, il contient déjà les clés d’une relation d’équité et de partage, bien loin d’une formule machinale.Lire la suiteUn bonjour ordinaire…
Il n’est jamais simple de renoncer à ce que l’on croit nous être dû ou possible, pourtant c’est un apprentissage nécessaire, car comprendre la valeur profonde d’un tel renoncement éclaire autant notre bien-être que celui des autres. À quoi doit-on renoncer ? Le proverbe hawaïen « Kahuna Nui Hale Kealohalani Makua » invite à aimer tout ce que l’on voit, y compris soi-même, et cette perspective rejoint le ho’oponopono, pratique de pardon et de réconciliation qui consiste à « mettre les choses en ordre » avec les ancêtres, le groupe ou soi-même. En Polynésie, un comportement malveillant n’est jamais sans conséquence : il perturbe l’équilibre personnel et collectif, d’où l’importance de la pénitence et du dépassement de la faute par le repentir, le pardon, la gratitude et l’amour. Combien de situations humaines pourraient bénéficier de ce processus, permettant de dépasser la culpabilité et de puiser dans les sagesses anciennes une capacité de renoncement qui devrait guider notre monde contemporain saturé d’excès et d’erreurs ? Interrogeons alors notre conception du « renoncement » et la manière dont il peut devenir un principe actif de réconciliation et d’harmonie.Lire la suiteHo’oponopono, la réconciliation…
Le rongorongo est un système d’écriture énigmatique découvert sur Rapa Nui. Les inscriptions de rongorongo sont gravées sur des tablettes en bois avec des symboles complexes et stylisés. La signification de ce système d’écriture reste largement indéchiffrée, et peu d’informations sont disponibles sur la façon dont il était utilisé. Les tablettes de rongorongo sont rares et précieuses, représentant un mystère…Lire la suiteRongorongo
Le bhojpouri (bhodjpouri) est une langue indo-aryenne originaire du nord de l’Inde, principalement des régions du Bihar et de l’Uttar Pradesh. Elle est parlée par des millions de personnes en Inde ainsi que par les communautés issues de la diaspora indienne dans plusieurs pays, dont Maurice, le Suriname et les Fidji. Le bhojpouri est une langue vivante qui s’est transmise…Lire la suitebhodjpouri (lg)
Les langues sont des assemblages de sons, dont les plus petits identifiables sont les phonèmes, éléments sonores de base. Leur nombre varie considérablement : le français compterait 36 phonèmes, l’anglais 44, tandis que certaines langues comme le pirahã du Brésil n’en ont que 10 à 13 et le rotokas de Bougainville 11 à 12. Le tahitien, parlé en Polynésie française et classé parmi les langues austronésiennes, compte cinq voyelles et neuf consonnes, distinguant voyelles courtes et longues, comme pāto et pato signifiant « cueillir » et « éclater ». Cette économie phonémique contraste avec d’autres langues plus complexes. Une étude de Quentin Atkinson suggère que la diversité phonémique décroît avec la distance à l’Afrique, maximale sur ce continent, moindre en Asie et Europe, plus faible en Amérique et minimale en Océanie, thèse qui reste controversée.Lire la suiteUne série de phonèmes…




















