La Vénus de Willendorf est une petite sculpture préhistorique représentant une figure féminine nue et voluptueuse, datant d’environ 25 000 ans avant notre ère. Elle a été découverte en 1908 près de la ville de Willendorf, en Autriche, et est l’une des œuvres d’art les plus célèbres de l’art préhistorique. Mesurant seulement 11,1 centimètres de hauteur, la Vénus de Willendorf…Lire la suiteVénus de Willendorf
Pantopique : femme
Un pantopique correspond à la réunion de quelques repères, plus ou moins nombreux, que vous pouvez commenter, compléter, étendre, selon vos propres champs d’expériences, de savoirs, d’enquêtes… - contact@21dialogues21.org
Sappho Ψάπφω (v. 630 – v. 570 av.J.-C.) – Une poétesse grecque antique, née sur l’île de Lesbos. Elle est célèbre pour ses poèmes lyriques, principalement dédiés à l’amour et à l’expression des émotions. Sappho a dirigé une école de poésie sur Lesbos, où elle a enseigné à un groupe exclusivement féminin, ce qui a contribué à sa réputation en…Lire la suiteSappho
Louise Labé (vers 1524–1566) est une poétesse lyonnaise, surnommée « la Belle Cordière ». Issue d’un milieu artisanal prospère, elle reçoit une éducation exceptionnelle pour une femme de son époque. Son œuvre, composée de sonnets et d’un Débat de Folie et d’Amour, explore avec audace le désir féminin et la subjectivité amoureuse. Elle écrit à la première personne, revendiquant l’expérience…Lire la suiteLouise Labé
Marie de Gournay (1565–1645) est une écrivaine, philosophe, traductrice et éditrice française. Née à Paris, elle reçoit une éducation largement autodidacte, nourrie des textes antiques et humanistes. Très tôt, elle s’impose par sa rigueur intellectuelle et sa liberté de pensée. Elle joue un rôle déterminant dans la transmission des Essais, dont elle assure plusieurs éditions posthumes, contribuant à leur diffusion…Lire la suiteMarie de Gournay
François Rabelais (vers 1494–1553) est un médecin, écrivain et humaniste français. Ancien moine, formé aux langues anciennes, aux sciences médicales et à la philologie, Rabelais est l’auteur de Gargantua et Pantagruel. Son œuvre mêle érudition savante, satire sociale et humour carnavalesque. Il y critique violemment la scolastique médiévale, les dogmatismes religieux et les abus d’autorité. Le rire rabelaisien est une…Lire la suiteFrançois Rabelais
Incroyable nüshu, une écriture singulière utilisée principalement par les femmes du comté de Jiangyong, dans le Hunan. Composé d’environ mille signes, proches des caractères chinois mais en forme de losange, ce système syllabique transcrivait le dialecte local. Réservé aux femmes, privées de l’écriture officielle, il leur offrait un espace de communication, de solidarité et d’expression. Aux traits fins et effilés, parfois qualifié d’« écriture de moustique », le nüshu se lisait de haut en bas et de droite à gauche. Il s’apprenait dans le cadre des travaux d’aiguille : en brodant, les femmes chantaient et copiaient des textes sur mouchoirs, vêtements ou éventails, jusqu’à composer leurs propres écrits. Cette écriture jouait un rôle social essentiel, notamment dans la coutume des « sœurs jurées », groupes de jeunes filles liées par une amitié durable. Elle intervenait aussi lors du mariage avec le « livret du troisième jour », où s’exprimaient conseils et chagrin de la séparation. L’origine du nüshu reste débattue, entre hypothèses anciennes et légendes poétiques.Lire la suiteNüshu, écriture des femmes…
Yang Huanyi, morte à 98 ans en 2004 dans le Hunan, fut la dernière à maîtriser le nüshu 女书, écriture exclusivement féminine. Composé des caractères « femme » et « livre », ce système de près de 700 signes syllabiques, partiellement inspirés du chinois, avait été créé par les femmes de l’ethnie Yao il y a plusieurs siècles pour prendre en main leur destin éducatif et communicationnel. Transmis de mère en fille, le nüshu servait notamment à rédiger les « messages du 3ᵉ jour » destinés aux jeunes mariées. Aujourd’hui, malgré son usage touristique et commercial, un renouveau voit de jeunes lettrées et lettrés s’attacher à prolonger la beauté de cette écriture unique, témoignage de courage, de créativité et de solidarité féminine au fil des générations.Lire la suiteLe nüshu – un défi, une histoire…
Le droit de vote a une riche histoire, surtout lorsqu’on le lit au prisme féminin. La Nouvelle-Zélande l’instaure en 1893, suivie de l’Australie en 1903, bien que les femmes aborigènes n’y soient incluses qu’en 1962. La Finlande en 1906 voit les premières femmes élues à l’Eduskunta, puis les États-Unis suivent, avec Washington en 1910, la Californie en 1911, l’Arizona, l’Arkansas, l’Alaska… Parmi celles qui ont mené ce combat, Emmeline Pankhurst, née Goulden en 1858 au Royaume-Uni, joue un rôle majeur. Initiée très tôt aux idées politiques, mariée à Richard Pankhurst, elle fonde en 1903 l’Union sociale et politique des femmes (WSPU). Face aux blocages, elle et ses filles se radicalisent, participant à des manifestations bruyantes et à des actions spectaculaires : bris de fenêtres, sabotage, incendies, ce qui leur vaut le surnom de « suffragettes ». Emmeline est emprisonnée à plusieurs reprises et milite pendant la Première Guerre mondiale pour soutenir l’effort national, ce qui favorise la reconnaissance de leur combat : en 1918, les femmes de plus de 30 ans obtiennent le droit de vote au Royaume-Uni. Elle meurt en 1928, un mois avant que le droit soit étendu aux femmes de plus de 21 ans.Lire la suiteEmmeline Pankhurst, suffragette
Prenons place dans le véhicule du destin aux côtés de Nadia Murad, et plongeons dans son histoire, à la rencontre de l’Histoire. Une histoire que la folie humaine a piétinée, détournée de sa trajectoire familiale et aimante, arrachée à son berceau protecteur. À partir de 2014, une déferlante de violences extrêmes projette Nadia et les siens dans une succession d’épreuves abyssales, marquées par l’extermination, l’esclavage sexuel et la tentative d’anéantissement d’un peuple. Pourtant, cette histoire dit aussi, avec force, la persistance de la Vie, qui, malgré la volonté de la faire taire, poursuit son chemin. Ce chemin commence en 1993, avec la naissance de Nadia dans le village de Kojo, en Irak, près de Sinjar, cœur historique de la communauté yézidie aux racines ancestrales. Le yézidisme, tradition plurimillénaire fondée sur la croyance aux sept anges et notamment à Malek Taous, l’ange-paon, s’est transmis au fil des siècles sur les routes du Kurdistan et du Caucase, rythmé par les pèlerinages à Lalesh, les chants et les prières en kurmandji. Survivante devenue témoin, Nadia Murad transforme son histoire personnelle en combat universel en portant la voix des victimes de violences sexuelles et des communautés détruites. La reconnaissance internationale viendra saluer ce combat : Prix Nobel de la Paix en 2018…Lire la suiteNadia Murad… Un combat pour la justice
« L’Origine du monde » est une peinture controversée réalisée par le peintre français Gustave Courbet en 1866. Cette œuvre représente un gros plan détaillé du sexe féminin, avec une anatomie réaliste et sans concession. La composition audacieuse et provocante de Courbet défie les conventions artistiques et sociales de l’époque victorienne. Bien que la peinture ait été considérée comme scandaleuse à son…Lire la suiteL’Origine du monde
Le sari est un vêtement traditionnel du sous-continent indien, porté principalement par les femmes. Il s’agit d’une longue pièce de tissu non cousue, mesurant généralement entre cinq et neuf mètres, qui est drapée autour du corps de différentes façons selon les régions et les traditions. Il se porte le plus souvent avec un choli, qui est un corsage ajusté, et…Lire la suitesari
Vous pouvez compléter, modifier, améliorer cette indéfinition ou en proposer une autre au regard de vos savoirs, langages, pratiques, histoire… qu’elle soit formulée sur un mode scientifique, culturel, poétique… contact@21dialogues21.org
Sur les traces d’Ourika / Les Coulisses d’une création théâtrale (2020) – 32min / Réalisation : Dragoss Ouedraogo En 1823, Claire de Duras publiait anonymement « Ourika », un roman racontant la vie et la mort d’une jeune sénégalaise arrachée à son pays et ramenée en France pour y recevoir une éducation aristocratique. Deux siècles plus tard, la comédienne Marie…Lire la suiteSur les traces d’Ourika
Nüshu 女书 Un système d’écriture Qui était exclusivement utilisé par les femmes Du district de Jiangyong, province du Hunan, en Chine Servant à la transcription du dialecte local Constitué d’environ 700 graphèmes, En partie inventée et inspirée des caractères chinois Incompréhensible des hommesLire la suiteNüshu
16. C’est alors que deux femmes prostituées vinrent chez le roi et se présentèrent devant lui. 17. L’une des femmes dit: «Pardon! Mon seigneur, cette femme et moi, nous habitons dans la même maison et j’ai accouché près d’elle dans la maison. 18. Trois jours après, cette femme a aussi accouché. Nous habitons ensemble, il n’y a aucun étranger avec nous dans la maison, il n’y a que nous deux. 19 Le fils de cette femme est mort pendant la nuit, parce qu’elle s’était couchée sur lui. 20. Elle s’est levée au milieu de la nuit, elle a pris mon fils qui était à côté de moi pendant que moi, ta servante, je dormais et elle l’a couché contre elle. Quant à son fils, qui était mort, elle l’a couché contre moi.
21. Ce matin, je me suis levée pour allaiter mon fils et voici qu’il était mort. Je l’ai regardé attentivement, le matin venu, et ce n’était pas mon fils, celui que j’ai mis au monde.» 22. L’autre femme dit: «C’est faux! C’est mon fils qui est vivant et ton fils qui est mort.» Mais la première répliqua: «Absolument pas! C’est ton fils qui est mort et mon fils qui est vivant.» C’est ainsi qu’elles discutèrent devant le roi. 23. Le roi constata: «L’une dit: ‘C’est mon fils qui est vivant et ton fils qui est mort’, et l’autre dit: ‘Absolument pas! C’est ton fils qui est mort et mon fils qui est vivant.’» (…)Lire la suiteLe jugement de Salomon…
Katajjaq ᑲᑕᔮᒃ – qui gagnera ? Deux femmes se font face Et se livrent à une joute palpitante Des sons se succèdent Chant de gorge diphonique traditionnel Chez les Inuits Ainsi va le katajjaq Qui selon les régions peut être Lirngaaq, qiarvaaqtuq… Il se conclura Par la victoire de l’une des deux protagonistes Qui aura su conserver son sérieux… ou…Lire la suitekatajjaq – qui va gagner ?
Portée par les femmes et les filles qui vivent dans les régions montagneuses du nord de l’Albanie, la xhubleta est un vêtement fait à la main qui se caractérise par sa forme de cloche ondulée. Elle est majoritairement noire avec des motifs brodés colorés. Sa confection comprend plusieurs étapes, dont la préparation du shajak (feutre tissé), la découpe, la couture et la broderie de motifs symboliques. La xhubleta était autrefois utilisée au quotidien à partir de la puberté et était un indicateur du statut social et économique. On assiste toutefois depuis plusieurs décennies au déclin de son utilisation et de sa production, pour différentes raisons socio-politiques et économiques. Les nouvelles politiques mises en place par le système socialiste dans les années 1960 ont modifié les schémas culturels traditionnels et la vie quotidienne des communautés montagnardes, et donc l’utilisation et la production de la xhubleta. Puisque les femmes devaient travailler dans les coopératives agricoles socialistes, la xhubleta n’était plus pratique pour la vie quotidienne. En outre, la collectivisation par l’État a entraîné une pénurie des matières premières nécessaires à sa production. (…)Lire la suiteLa xhubleta, savoir-faire, artisanat et formes d’utilisation
Le Mosi, ramie fine, est tissé par des femmes d’âge mûr dans la ville de Hansan, province du Chungcheong du Sud, en Corée du sud. La région bénéficie d’une terre fertile et de vents marins favorables au développement de la ramie. Le tissage de la toile de ramie comprend plusieurs étapes : il faut notamment récolter les plantes, les faire bouillir et les blanchir, puis filer la fibre et la tisser sur un métier traditionnel. Le tissu en ramie, particulièrement confortable en été quand il fait chaud, est utilisé pour confectionner divers vêtements, tels que costumes de cérémonie et uniformes militaires ou tenues de deuil. La blancheur de la ramie blanchie, ainsi que son raffinement et sa finesse en font le tissu idéal pour les vêtements chics comme pour ceux de l’homme ordinaire. Le tissage du Mosi est traditionnellement une entreprise familiale dirigée par les femmes où les mères transmettent les techniques et leur expérience à leurs filles ou belles-filles. La tradition entretient également les liens entre les membres de la communauté, les voisins se réunissant et travaillant dans un quartier spécifique de la ville. Actuellement, environ 500 personnes de la province sont engagées dans les diverses activités du tissage de la ramie.Lire la suiteLe tissage du Mosi (ramie fine) dans la région de Hansan
Symbole: Triple croissant de lune (symbole wiccan de la femme).Lire la suiteTriple Croissant de Lune (symbole)
Née en 1952 à Hopkinsville, ville ségréguée du Sud des États-Unis, Gloria Jean Watkins étudie dans le lycée réservé à la population noire. Issue d’une famille ouvrière, bell hooks est l’une des rares femmes noires et de classe populaire à intégrer la licence d’anglais de l’Université de Standford en 1973. En 1976, elle obtient sa maîtrise à l’Université du Wisconsin…Lire la suitebell hooks
Sa vie fut un roman. Franco péruvienne, née à Paris le 7 avril 1803, Flora Tristan prétendait descendre de l’empereur Moctezuma II ou être le fruit d’une aventure qu’aurait eue sa mère avec Simón Bolívar. En fait, de son vrai nom Flore Célestine Thérèse Henriette de Moscoso, elle était la fille « naturelle » de Mariano de Tristan y Moscoso,…Lire la suiteFlora Tristan















